Immigration et droit d'asile

Le texte

L'essentiel

Ce résumé décrit cette étape du texte. La loi promulguée peut en différer.

Le texte vise à encadrer l'immigration, à assurer un droit d'asile effectif et à favoriser l'intégration des migrants. Il traite des conditions d'entrée, de séjour et d'intégration des personnes étrangères sur le territoire français.

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Le vote : Adopté le 1er août 2018 : 100 voix pour, 25 contre, 11 abstentions. Trois groupes ont voté pour et quatre ont voté contre.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage. Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Les mesures

Les mesures du texte soumis au vote sur l'ensemble du 1er août 2018, adopté.

  • Retrait de protectionRemplace, aux articles L. 711-4, L. 711-6, L. 712-2 et L. 712-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots « peut être » par le mot « est » et les mots « peut mettre » par le mot « met », et ouvre des « enquêtes administratives » pour la délivrance, le renouvellement ou le retrait d’un titre de séjour. art. 5
  • Demande d’asile, délaisRemplace, au 3° du III de l’article L. 723-2 du même code, les mots « cent vingt » par le mot « quatre-vingt-dix », vise les persécutions faites aux femmes « quelle que soit leur orientation sexuelle », substitue « l’identité de genre » au « sexe » et permet au demandeur d’asile en situation de handicap d’« être accompagné par le professionnel de santé qui le suit habituellement ». art. 6
  • Interprète à la CNDAImpose que « L’interprète mis à disposition du demandeur est présent dans la salle d’audience où ce dernier se trouve » et, à défaut d’interprète qualifié auprès de lui, que l’audience ne se tienne qu’après vérification de sa présence auprès de la cour, l’aide juridictionnelle étant « sollicitée dans un délai de quinze jours ». art. 8
  • Sept devient quinzeRemplace, au premier alinéa du I de l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot « sept » par le mot « quinze ». art. 11
  • Maintien sur le territoireAjoute des cas où le « droit de se maintenir sur le territoire » prend fin, dont celui où « L’office a pris une décision de rejet dans les cas prévus au I et au 5° du III de l’article L. 723-2 », l’étranger pouvant alors demander au juge administratif « de suspendre l’exécution de la mesure d’éloignement ». art. 12
  • Naissance à MayottePrévoit que, « Pour un enfant né à Mayotte », les articles 21-7 et 21-11 du code civil ne s’appliquent que si « l’un de ses parents au moins résidait en France de manière régulière, sous couvert d’un titre de séjour, et de manière ininterrompue depuis plus de trois mois ». art. 16
Les 14 mesures (8 de plus)
  • Dix kilomètres de frontièrePermet, « En cas de réintroduction temporaire du contrôle aux frontières intérieures », de prendre « les décisions mentionnées à l’article L. 213-2 » contre l’étranger qui a franchi une frontière intérieure terrestre sans y être autorisé et « a été contrôlé dans une zone comprise entre cette frontière et une ligne tracée à dix kilomètres en deçà ». art. 19
  • Obligation de quitterComplète le 3° du II de l’article L. 511-1 du même code, qui vise désormais l’étranger qui « a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français », et remplace, pour l’interdiction de retour, « peut prononcer » par « prononce », sauf « circonstances humanitaires ». art. 23
  • Interdiction de circulationPermet d’assortir la décision de remise d’un étranger titulaire d’un titre de séjour dans un autre État membre d’une « interdiction de circulation sur le territoire français d’une durée maximale de trois ans », dont l’abrogation ne peut être demandée que s’il « justifie résider hors de France depuis au moins un an ». art. 27
  • Rétention à quatre-vingt-dix joursPrévoit que la rétention « ne peut être prolongée plus de deux fois » sur ce fondement et que « sa durée maximale ne peut excéder quatre-vingt-dix jours ou, par dérogation, deux cent-dix jours », le juge des libertés et de la détention étant saisi « dans les quarante-huit heures suivant la notification du placement en rétention ». art. 29
  • Aide humanitaireRéécrit le 3° de l’article L. 622-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui vise désormais « toute personne physique ou morale lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et a consisté à fournir des conseils ou accompagnements juridiques, linguistiques ou sociaux, ou toute autre aide apportée dans un but exclusivement humanitaire », et remplace « au séjour irrégulier » par « à la circulation ou au séjour irréguliers ». art. 38
  • Empreintes des mineursAutorise à relever et mémoriser « les empreintes digitales ainsi qu’une photographie des ressortissants étrangers se déclarant mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille », le traitement ne comportant « pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de la photographie ». art. 51
  • Code réécrit par ordonnanceHabilite le Gouvernement, « dans un délai de vingt-quatre mois », à réécrire par ordonnance la partie législative du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile « à droit constant », et à « créer un titre de séjour unique » en lieu et place des cartes portant la mention « salarié » et « travailleur temporaire ». art. 52
  • Inscription à l’écolePrévoit qu’« En cas de refus d’inscription de la part du maire, le directeur académique des services de l’éducation nationale peut autoriser l’accueil provisoire de l’élève » et solliciter l’intervention du préfet, « habilité à procéder à une inscription définitive ». art. 61

Comprendre

Les votes

Vote sur l'ensemble, 1er août 2018La fiche du vote › Adopté 100 pour25 contre11 abstentions

120 scrutins en séance sur ce texte : 22 adoptés, 98 rejetés. Les votes d'articles les plus disputés.

Article 30 adopté, 75-49Article 6 adopté, 62-40Article 27 adopté, 75-43
Tous les votes du texte (120)
Comment les groupes ont voté le scrutin décisif

Le scrutin décisif : l'ensemble du projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie (lecture définitive).. Cliquez une barre pour le détail nominatif.

17FI16GDR30NG46MODEM312LREM31UDI103LR21NI
PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60% de ses votants sur la position majoritaire.

Comprendre le vote

Immigration, asile et intégration étaient au cœur du projet de loi voté le 1er août 2018. Ce texte visait à encadrer l’immigration, renforcer le droit d’asile et améliorer l’intégration des migrants. Le scrutin a été adopté par 100 voix pour, 25 contre et 11 abstentions. Les groupes LAREM et MODEM se sont alignés sur le gouvernement, tandis que LR et FI ont voté contre. Ce vote reflète un clivage entre les partis favorables à une gestion renforcée de l’immigration et ceux qui s’opposent à certaines dispositions du projet.

Le parcours en détail

Le parcours du texte

  1. 21 février 2018 Dépôt du texteAssemblée entrée au Parlement
  2. 26 juin 2018 1re lectureSénat Modifié
  3. 4 juillet 2018 Commission mixte paritaire Accord
  4. 31 juillet 2018 Nouvelle lectureSénat Rejeté
  5. 6 septembre 2018 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Approfondir

Les amendements

  • 2 801amendements déposés
  • 299adoptés
  • 1 255en commission
  • 1 546en séance

Barre : amendements déposés ; partie foncée : adoptés.

La carte des amendements, article par article

Les amendements déposés

2 801 amendements ont été déposés sur ce texte (1 255 en commission, 1 546 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.

  • 299 Adoptés
  • 1 537 Rejetés
  • 120 Devenus sans objet
  • 494 Non défendus
  • 256 Retirés
  • 86 Irrecevables (article 40)
  • 9 Irrecevables (autres motifs)

Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.

Examinés par : Séance publique, Commission des affaires sociales, Commission des affaires étrangères, Commission des lois

Avant l'article premier 2 amendements

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Article 1ER A 4 amendements 2 adoptés

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Article premier 79 amendements 10 adoptés

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Article 1ER bis 2 amendements 1 adopté

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Article 1ER ter 1 amendement 1 adopté

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Article 2 39 amendements 2 adoptés

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Article 3 53 amendements 2 adoptés

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Après l'article 3 1 amendement

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Article 4 87 amendements 4 adoptés

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Article 4 A 5 amendements

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Après l'article 4 9 amendements

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Article 5 206 amendements 7 adoptés

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Article 5 bis 3 amendements 1 adopté

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Article 5 bis A 1 amendement 1 adopté

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Article 5 ter 3 amendements 1 adopté

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Après l'article 5 10 amendements

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Article 6 133 amendements 8 adoptés

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Après l'article 6 10 amendements 2 adoptés

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Article 7 52 amendements 12 adoptés

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Article 7 bis 9 amendements 1 adopté

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Après l'article 7 4 amendements 2 adoptés

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Article 8 43 amendements 2 adoptés

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Article 8 bis 1 amendement 1 adopté

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Après l'article 8 9 amendements

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Avant l'article 9 ter 2 amendements 1 adopté

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Article 9 179 amendements 22 adoptés

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Article 9 bis 2 amendements 1 adopté

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Article 9 bis AA 3 amendements

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Article 9 ter 12 amendements 2 adoptés

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Article 9 quater 8 amendements 3 adoptés

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Après l'article 9 40 amendements 3 adoptés

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Après l'article 9 bis 6 amendements

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Avant l'article 10 11 amendements 4 adoptés

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Article 10 30 amendements 1 adopté

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Article 10 A 5 amendements 1 adopté

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Article 10 AA 11 amendements 5 adoptés

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Article 10 AB 11 amendements 2 adoptés

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Article 10 B 4 amendements 2 adoptés

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Article 10 bis 5 amendements

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Article 10 ter 2 amendements 1 adopté

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Article 10 quater 11 amendements 1 adopté

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Après l'article 10 10 amendements

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Avant l'article 11 1 amendement

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Article 11 77 amendements 5 adoptés

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Article 11 A 5 amendements 1 adopté

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Article 11 bis 5 amendements 1 adopté

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Après l'article 11 1 amendement

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Article 12 49 amendements 4 adoptés

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Article 13 14 amendements 1 adopté

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Après l'article 13 2 amendements

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Article 14 11 amendements 1 adopté

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Avant l'article 15 ter 1 amendement 1 adopté

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Article 15 21 amendements 4 adoptés

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Article 15 bis 4 amendements 2 adoptés

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Article 15 ter 11 amendements 1 adopté

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Article 15 quater 5 amendements 2 adoptés

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Après l'article 15 35 amendements

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Article 16 161 amendements 10 adoptés

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Article 16 ter 4 amendements 2 adoptés

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Après l'article 16 15 amendements 1 adopté

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Article 17 23 amendements 1 adopté

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Article 17 ter 6 amendements 1 adopté

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Après l'article 17 6 amendements 3 adoptés

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Article 18 21 amendements 4 adoptés

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Après l'article 18 20 amendements

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Article 19 93 amendements 4 adoptés

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Article 19 bis 11 amendements 1 adopté

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Article 19 bis A 9 amendements 1 adopté

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Article 19 ter 26 amendements 5 adoptés

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Article 19 quater 1 amendement 1 adopté

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Après l'article 19 53 amendements 2 adoptés

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Après l'article 19 bis 73 amendements 3 adoptés

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Avant l'article 20 3 amendements 2 adoptés

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Article 20 59 amendements 13 adoptés

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Après l'article 20 1 amendement

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Article 21 15 amendements 4 adoptés

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Article 21 bis 1 amendement 1 adopté

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Après l'article 21 2 amendements

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Article 22 19 amendements 2 adoptés

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Après l'article 22 6 amendements

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Avant l'article 23 5 amendements 2 adoptés

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Article 23 64 amendements 4 adoptés

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Après l'article 23 2 amendements 1 adopté

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Article 24 26 amendements 4 adoptés

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Après l'article 24 1 amendement

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Après l'article 25 2 amendements

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Article 26 20 amendements 7 adoptés

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Article 26 bis 40 amendements 3 adoptés

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Article 26 bis A 8 amendements 5 adoptés

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Article 26 bis B 3 amendements 1 adopté

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Article 26 ter 3 amendements 1 adopté

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Article 26 quater 5 amendements 3 adoptés

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Article 26 quater A 3 amendements 2 adoptés

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Article 26 quater B 1 amendement 1 adopté

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Article 26 quinquies 1 amendement 1 adopté

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Article 26 sexies 11 amendements 3 adoptés

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Après l'article 26 44 amendements 7 adoptés

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Article 27 29 amendements 3 adoptés

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Après l'article 27 2 amendements

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Avant l'article 28 2 amendements

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Article 28 22 amendements

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Article 28 A 5 amendements 2 adoptés

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Article 29 8 amendements 1 adopté

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Article 30 58 amendements 2 adoptés

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Article 30 bis 3 amendements 2 adoptés

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Article 30 ter 3 amendements 2 adoptés

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Après l'article 30 16 amendements

La liste de cette division s'affiche à l'ouverture du repli.

Article 31 17 amendements 3 adoptés

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Article 32 41 amendements 1 adopté

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Article 33 7 amendements

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Article 33 bis 11 amendements 1 adopté

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Article 33 bis A 1 amendement 1 adopté

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Article 33 ter 6 amendements 1 adopté

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Article 33 ter B 2 amendements 1 adopté

La liste de cette division s'affiche à l'ouverture du repli.

Article 33 quater 2 amendements 1 adopté

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Après l'article 33 87 amendements 3 adoptés

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Après l'article 33 bis 135 amendements 6 adoptés

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Avant l'article 34 1 amendement

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Article 34 15 amendements 4 adoptés

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Article 34 bis 2 amendements 1 adopté

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Après l'article 34 3 amendements 1 adopté

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Article 35 15 amendements 7 adoptés

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Article 36 1 amendement 1 adopté

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Après l'article 36 1 amendement

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Article 37 8 amendements 1 adopté

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Article 38 26 amendements 6 adoptés

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Après l'article 38 11 amendements 1 adopté

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Article 39 7 amendements 5 adoptés

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Article 40 1 amendement 1 adopté

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Article 41 6 amendements 1 adopté

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Après l'article 41 7 amendements 1 adopté

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Après l'article 42 4 amendements

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Titre 9 amendements 1 adopté

La liste de cette division s'affiche à l'ouverture du repli.

Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.

Les votes sur les amendements (98)

… et 38 autres votes d'amendement (voir le détail nominatif de chacun en cliquant).

Regards extérieurs

Ce qu'en disent des instances indépendantes, citées et datées. Le site rapporte, il ne tranche pas.

Aucune évaluation indépendante n'est rattachée à ce texte. La fiche du vote peut en citer sur des sujets connexes.

En séance

9 prises de parole de la discussion de ce texte, reprises telles quelles du compte rendu officiel, séance du 1er août 2018.

Les lire sur la fiche du vote

La commission

Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, Commission mixte paritaire, rapporteur·e

En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 1 255 amendements examinés en commission (Affaires sociales, Affaires étrangères, Lois), dont 224 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.

Le texte, article par article

Les 71 articles (extraits du texte, avec leur résumé quand il existe)
  • Article 1er A (Supprimé) TITRE IER ACCÉLÉRER LE TRAITEMENT DES DEMANDES D’ASILE ET AMÉLIORER LES CONDITIONS D’ACCUEIL CHAPITRE I ER Le séjour des bénéficiaires de la protection internationale
  • Article 1er Crée une carte de séjour pluriannuelle d'au plus 4 ans, ouvrant droit au travail, pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire ou du statut d'apatride et certains proches. Le chapitre III du titre I er du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Le 10° de l’article L. 313-11 et l’article L. 313-13 sont abrogés ; 2° À la fin de la première phrase du 2° de l’article L. 313-18, les mots : « ainsi qu’à l’article L. 313-13 » sont supprimés ; 3° La section 3 est complétée par des sous-sections 5 et 6 ainsi rédigées : « Sous-section 5 « La carte de séjour pluriannuelle délivrée aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux membres de leur famille « Art. L. 313-25. – Une carte de séjour pluriannuelle d’une durée maximale de quatre ans est délivrée, dès sa première admission au séjour : « 1° À l’étranger qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire en application de l’article L. 712-1 ; « 2° À son conjoint, au partenaire avec lequel il est lié par une union civile ou à son concubin, s’il a été autorisé à séjourner en France au titre de la réunification familiale dans les conditions prévues à l’article L. 752-1 ; « 3° À son conjoint ou au partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d’au moins dix-huit ans, si le mariage ou l’union civile est postérieur à la date d’introduction de sa demande d’asile, à condition que le mariage ou l’union civile ait été célébré depuis au moins un an et sous réserve d’une communauté de vie effective entre époux ou partenaires ; « 4° À ses enfants dans l’année qui suit leur dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l’article L. 311-3 ; « 5° À ses ascendants directs au premier degré si l’étranger qui a obtenu le bénéfice de la protection est un mineur non marié. « La carte délivrée en application du 1° du présent article porte la mention “bénéficiaire de la protection subsidiaire”. La carte délivrée en application des 2° à 5° porte la mention “membre de la famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire”. « Le délai pour la délivrance de la carte de séjour pluriannuelle à compter de la décision d’octroi de la protection subsidiaire par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d’asile est fixé par décret en Conseil d’État. « Cette carte donne droit à l’exercice d’une activité professionnelle. « Sous-section 6 « La carte de séjour pluriannuelle délivrée aux bénéficiaires du statut d’apatride et aux membres de leur famille « Art. L. 313-26. – Une carte de séjour pluriannuelle d’une durée maximale de quatre ans est délivrée, dès sa première admission au séjour : « 1° À l’étranger qui a obtenu le statut d’apatride en application du titre I er bis du livre VIII ; « 2° À son conjoint, au partenaire avec lequel il est lié par une union civile ou à son concubin, s’il a été autorisé à séjourner en France au titre de la réunification familiale en application de l’article L. 812-5 ; « 3° À son conjoint ou au partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d’au moins dix-huit ans, si le mariage ou l’union civile est postérieur à la date d’introduction de sa demande du statut d’apatride, à condition que le mariage ou l’union civile ait été célébré depuis au moins un an et sous réserve d’une communauté de vie effective entre époux ou partenaires ; « 4° À ses enfants dans l’année qui suit leur dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l’article L. 311-3 ; « 5° À ses ascendants directs au premier degré si l’étranger qui a obtenu le statut d’apatride est un mineur non marié. « La carte délivrée en application du 1° du présent article porte la mention “bénéficiaire du statut d’apatride”. La carte délivrée en application des 2° à 5° porte la mention “membre de la famille d’un bénéficiaire du statut d’apatride”. « Cette carte donne droit à l’exercice d’une activité professionnelle. »…
  • Article 2 Ouvre le bénéfice de l'article L. 314-11 aux titulaires des cartes de séjour pluriannuelles des articles L. 313-25 et L. 313-26 justifiant de 4 années de résidence régulière. L’article L. 314-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Le 8° est complété par un alinéa ainsi rédigé : « La condition de régularité du séjour mentionnée au premier alinéa du présent article n’est pas applicable aux cas prévus aux b et d ; » 2° Le 9° est ainsi rédigé : « 9° À l’étranger titulaire de la carte de séjour pluriannuelle prévue à l’article L. 313-26 et justifiant de quatre années de résidence régulière en France ; » 3° Après le 11°, il est inséré un 12° ainsi rédigé : « 12° À l’étranger titulaire de la carte de séjour pluriannuelle prévue à l’article L. 313-25 et justifiant de quatre années de résidence régulière en France. » ; 4° (Supprimé)…
  • Article 3 Impose au médecin de transmettre à l'office le certificat médical de la mineure invoquant un risque de mutilation sexuelle, et l'étend à certains mineurs de sexe masculin. I. – Le chapitre II du titre V du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° L’article L. 752-1 est ainsi modifié : aa) (Supprimé) a) L’avant-dernier alinéa du I est complété par les mots : «, accompagnés le cas échéant par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective » ; a bis et a ter) (Supprimés) b) À l’avant-dernier alinéa du II, après le mot : « demandeur », sont insérés les mots : « ou le bénéficiaire » ; 2° L’article L. 752-3 est ainsi modifié : a) (Supprimé) b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le certificat médical, dûment renseigné, est transmis à l’office sans délai par le médecin qui l’a rédigé. Une copie du certificat est remise en main propre aux parents ou représentants légaux. » ; c) (Supprimé) II. – L’article L. 723-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : a) (Supprimé) b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : « Lorsque la protection au titre de l’asile est sollicitée par une mineure invoquant un risque de mutilation sexuelle, le certificat médical, dûment renseigné, est transmis à l’office sans délai par le médecin qui l’a rédigé. Une copie du certificat est remise en main propre aux parents ou représentants légaux. Les dispositions du présent alinéa sont également applicables aux individus mineurs de sexe masculin invoquant un risque de mutilation sexuelle de nature à altérer leur fonction reproductrice. » CHAPITRE II Les conditions d’octroi de l’asile et la procédure devant l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d’asile…
  • Article 4 A (Conforme)
  • Article 4 Rend obligatoires le refus et la fin de la protection au titre de l'asile jusque-là facultatifs, et permet des enquêtes administratives sur certains titres de séjour. I. – Le titre I er du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° L’article L. 711-6 est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, les deux occurrences des mots : « peut être » sont remplacées par le mot : « est » ; b) (Supprimé) c) Au 2°, après le mot : « France », sont insérés les mots : «, dans un État membre de l’Union européenne ou dans un État tiers figurant sur la liste, fixée par décret en Conseil d’État, des États dont la France reconnaît les législations et juridictions pénales au vu de l’application du droit dans le cadre d’un régime démocratique et des circonstances politiques générales » et, à la fin, il est ajouté le mot : « française » ; d) (Supprimé) 2° L’article L. 713-5 est complété par les mots : « ou d’un refus ou d’une fin de protection en application de l’article L. 711-6 du présent code ». II. – L’article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure est complété par un V ainsi rédigé : « V. – Il peut être procédé à des enquêtes administratives dans les conditions prévues au second alinéa du I du présent article pour la délivrance, le renouvellement ou le retrait d’un titre ou d’une autorisation de séjour sur le fondement des articles L. 121-4, L. 122-1, L. 311-12, L. 313-3, L. 314-3 et L. 316-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou des stipulations équivalentes des conventions internationales ainsi que pour l’appli cation des articles L. 411-6, L. 711-6, L. 712-2 et L. 712-3 du même code. » III. – Le titre I er du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° L’article L. 711-4 est ainsi modifié : a) À la première phrase du premier alinéa, les mots : « peut mettre » sont remplacés par le mot : « met » ; b) Au deuxième alinéa, les mots : « peut également mettre » sont remplacés par les mots : « met également » ; 2° L’article L. 712-2 est ainsi modifié : a et b) (Supprimés) c) Au dernier alinéa, les mots : « peut être » sont remplacés par le mot : « est » ; 3° L’article L. 712-3 est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, les mots : « peut mettre » sont remplacés par le mot : « met » ; b) Au troisième alinéa, les mots : « peut également mettre » sont remplacés par les mots : « met également ».…
  • Article 5 Impose que le demandeur d'asile soit convoqué et que les décisions lui soient notifiées par tout moyen garantissant la confidentialité et sa réception personnelle. I. – Le titre II du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° AA (Supprimé) 1° A Au quatrième alinéa de l’article L. 722-1, après le mot : « femmes », sont insérés les mots : «, quelle que soit leur orientation sexuelle » ; 1° B et 1° C (Supprimés) 1° L’article L. 723-2 est ainsi modifié : a) Au 3° du III, les mots : « cent vingt » sont remplacés par le mot : « quatre-vingt-dix » ; b) À la seconde phrase du V, après le mot : « accélérée », sont insérés les mots : «, sauf si le demandeur est dans la situation mentionnée au 5° du III du présent article, » ; 2° L’article L. 723-6 est ainsi modifié : a) À la première phrase du premier alinéa, après le mot : « convoque », sont insérés les mots : «, par tout moyen garantissant la confidentialité et la réception personnelle par le demandeur, » ; a bis) (Supprimé) b) La seconde phrase du sixième alinéa est ainsi rédigée : « Il est entendu, dans les conditions prévues à l’article L. 741-2-1, dans la langue de son choix ou dans une autre langue dont il a une connaissance suffisante. » ; b bis) À la première phrase du huitième alinéa, les mots : « le sexe » sont remplacés par les mots : « l’identité de genre » ; c) Après le même huitième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Lorsque cela est justifié pour le bon déroulement de l’entretien, le demandeur d’asile en situation de handicap peut, à sa demande et sur autorisation du directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, être accompagné par le professionnel de santé qui le suit habituellement ou par le représentant d’une association d’aide aux personnes en situation de handicap. » ; 3° La première phrase du premier alinéa de l’article L. 723-8 est complétée par les mots : «, par tout moyen garantissant la confidentialité et sa réception personnelle par le demandeur » ; 4° Au cinquième alinéa de l’article L. 723-11, après le mot : « asile », sont insérés les mots : « est effectuée par écrit, par tout moyen garantissant la confidentialité et sa réception personnelle par le demandeur, et » ; 4° bis (Supprimé) 5° L’article L. 723-13 est ainsi modifié : a) Au 1°, les mots : « n’a pas introduit sa demande à l’office dans » sont remplacés par les mots : « a introduit sa demande à l’office en ne respectant pas » ; b) Après le 3°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Par exception à l’article L. 723-1, lorsque l’étranger, sans motif légitime, n’a pas introduit sa demande, l’office prend une décision de clôture. » ; c) Le dernier alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés : « L’office notifie par écrit sa décision au demandeur, par tout moyen garantissant la confidentialité et sa réception personnelle par le demandeur. Cette décision est motivée en fait et en droit et précise les voies et délais de recours. « Dans le cas prévu au 3° du présent article, la décision de clôture est réputée notifiée à la date de la décision. » ; 6° La première phrase de l’article L. 724-3 est complétée par les mots : «, par tout moyen garantissant la confidentialité et sa réception personnelle par le demandeur ». II. – (Non modifié)…
  • Article 5 bis A (Supprimé)
  • Article 5 bis Permet aux autorités en charge de l'asile d'organiser la réinstallation en France, depuis des pays tiers à l'Union européenne, de personnes vulnérables relevant de la protection internationale. Le titre I er du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un chapitre IV ainsi rédigé : « CHAPITRE IV « La dimension extérieure de l’asile « Art. L. 714-1. – Les autorités en charge de l’asile peuvent organiser, le cas échéant en effectuant des missions sur place, la réinstallation à partir de pays tiers à l’Union européenne de personnes en situation de vulnérabilité relevant de la protection internationale. Ces personnes sont autorisées à venir s’établir en France par l’autorité compétente. »…
  • Article 5 ter (Supprimé)
  • Article 6 Description : Modifie l'aide juridictionnelle en asile (délai de 15 jours, effet suspensif), l'interprète, l'audience, les décisions visées, et supprime une durée et une fonction au code de justice administrative. I. – Le titre III du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° L’article L. 731-2 est ainsi modifié : a à a ter) (Supprimés) b) Après la deuxième phrase du second alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il en est de même lorsque l’office prend une décision mettant fin au statut de réfugié en application de l’article L. 711-6 ou au bénéfice de la protection subsidiaire en application des 1° ou 3° de l’article L. 712-3 pour le motif prévu au d de l’article L. 712-2. » ; c) À la troisième phrase du même second alinéa, le mot : « mêmes » est supprimé ; 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 733-1 est ainsi modifié : a) La première phrase est ainsi modifiée : – après la première occurrence du mot : « cour », sont insérés les mots : «, et sous réserve que les conditions prévues au présent alinéa soient remplies » ; – après le mot : « confidentialité », sont insérés les mots : « et la qualité » ; b) Après la troisième phrase, sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « L’interprète mis à disposition du demandeur est présent dans la salle d’audience où ce dernier se trouve. En cas de difficulté pour obtenir le concours d’un interprète qualifié présent physiquement auprès du demandeur, l’audience ne se tient qu’après que la cour s’est assurée de la présence, dans la salle où elle siège, d’un tel interprète tout au long de son déroulement. » ; b bis) (Supprimé) c) La dernière phrase est supprimée. II. – (Non modifié) III (nouveau). – Les trois dernières phrases de l’article 9-4 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique sont remplacées par quatre phrases ainsi rédigées : « L’aide juridictionnelle est sollicitée dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Lorsqu’une demande d’aide juridictionnelle est adressée au bureau d’aide juridictionnelle de la cour, le délai prévu au premier alinéa de l’article L. 731-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est suspendu et un nouveau délai court, pour la durée restante, à compter de la notification de la décision relative à l’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Ces délais sont notifiés avec la décision de l’office. Le bureau d’aide juridictionnelle de la cour s’efforce de notifier sa décision dans un délai de quinze jours suivant l’enregistrement de la demande. »......................................................................................................................... CHAPITRE III L’accès à la procédure et les conditions d’accueil des demandeurs d’asile…
  • Article 7 I et II. – (Non modifiés) III. – (Supprimé)
  • Article 7 bis Porte de 7 à 15 un nombre du I de l'article L. 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au premier alinéa du I de l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le mot : « sept » est remplacé par le mot : « quinze »..........................................................................................................................
  • Article 8 bis (Supprimé)
  • Article 9 Permet d'orienter le demandeur d'asile vers une autre région, où il est tenu de résider, lorsque celle où il réside excède la part fixée et ses capacités d'accueil. I. – Le chapitre IV du titre IV du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° A L’article L. 744-1 est ainsi modifié : a) (Supprimé) b) Au deuxième alinéa, après le mot : « social », il est inséré le mot : «, juridique » ; c) Au dernier alinéa, les mots : « bénéficie du droit d’élire » sont remplacés par le mot : « élit » ; 1° L’article L. 744-2 est ainsi modifié : a) Le premier alinéa est ainsi modifié : – au début, est ajoutée la mention : « I. – » ; – la première phrase est ainsi rédigée : « Le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés fixe la part des demandeurs d’asile accueillis dans chaque région ainsi que la répartition des lieux d’hébergement qui leur sont destinés. » ; a bis AAA) (Supprimé) a bis AA) À la première phrase du deuxième alinéa, les mots : « du comité régional de l’habitat et de l’hébergement concerné » sont remplacés par les mots : « d’une commission de concertation composée de représentants des collectivités territoriales, des services départementaux de l’éducation nationale, de gestionnaires de lieux d’hébergement pour demandeurs d’asile et d’associations de défense des droits des demandeurs d’asile » ; a bis A) La deuxième phrase du même deuxième alinéa est ainsi rédigée : « Il fixe les orientations en matière de répartition des lieux d’hébergement pour demandeurs d’asile et réfugiés sur le territoire de la région, présente le dispositif régional prévu pour l’enregistrement des demandes d’asile ainsi que le suivi et l’accompagnement des demandeurs d’asile et définit les actions en faveur de l’intégration des réfugiés. » ; a bis) Après la même deuxième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il fixe également la répartition des lieux d’hébergement provisoire offrant des prestations d’accueil, d’information et d’accompagnement social, juridique et administratif dont peuvent bénéficier, jusqu’à la remise de leur attestation de demande d’asile, les étrangers ne disposant pas de domicile stable. » ; b) Il est ajouté un II ainsi rédigé : « II. – Lorsque la part des demandeurs d’asile résidant dans une région excède la part fixée pour cette région par le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile et les capacités d’accueil de cette région, le demandeur d’asile peut être orienté vers une autre région, où il est tenu de résider le temps de l’examen de sa demande d’asile. « L’Office français de l’immigration et de l’intégration détermine la région de résidence en fonction de la part des demandeurs d’asile accueillis dans chaque région en application du schéma national et en tenant compte des besoins et de la situation personnelle et familiale du demandeur au regard de l’évaluation prévue à l’article L. 744-6 et de l’existence de structures à même de prendre en charge de façon spécifique les victimes de la traite des êtres humains ou les cas de graves violences physiques ou sexuelles. « Sauf en cas de motif impérieux ou de convocation par les autorités ou les tribunaux, le demandeur qui souhaite quitter temporairement sa région de résidence sollicite une autorisation auprès de l’office, qui rend sa décision dans les meilleurs délais, en tenant compte de la situation personnelle et familiale du demandeur. « Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’application du présent II. » ; 1° bis L’article L. 744-3 est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « Les normes minimales en matière d’accompagnement social et administratif dans ces lieux d’hébergement sont définies par décret en Conseil d’État. Ce décret vise à assurer une uniformisation progressive des conditions de prise en charge dans ces structures. « Un étranger qui ne dispose pas d’un hébergement stable et qui manifeste le souhait de déposer une demande d’asile peut être admis dans un des lieux d’hébergement mentionnés au 2° avant l’enregistrement de sa demande d’asile. Les décisions d’admission et de sortie sont prises par l’office en tenant compte de la situation personnelle et familiale de l’étranger. » ; 2° L’article L. 744-5 est ainsi modifié : a) À la seconde phrase du premier alinéa, les mots : « à l’expiration du délai de recours contre la décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides ou à la date de la notification de la décision de la Cour nationale du droit d’asile » sont remplacés par les mots : « au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français dans les conditions prévues aux articles L. 743-1 et L. 743-2 a pris fin » ; b) (Supprimé) c) Après le mot : « compétente », la fin du quatrième alinéa est ainsi rédigée : « ou le gestionnaire du lieu d’hébergement peuvent demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu’il soit enjoint à cet occupant sans titre d’évacuer ce lieu. » ; 3° Après le cinquième alinéa de l’article L. 744-6, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le service intégré d’accueil et d’orientation mentionné à l’article L. 345-2 du code de l’action sociale et des familles communique mensuellement à l’Office français de l’immigration et de l’intégration la liste des personnes hébergées en application de l’article L. 345-2-2 du même code ayant présenté une demande d’asile ainsi que la liste des personnes ayant obtenu la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire. » ; 4° L’article L. 744-7 est ainsi modifié : a) Le premier alinéa est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés : « Le bénéfice des conditions matérielles d’accueil prévues à l’article L. 744-1 est subordonné : « 1° À l’acceptation par le demandeur de la proposition d’hébergement ou, le cas échéant, de la région d’orientation déterminée en application de l’article L. 744-2. Ces propositions tiennent compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l’évaluation prévue à l’article L. 744-6, des capacités d’hébergement disponibles et de la part des demandeurs d’asile accueillis dans chaque région ; « 2° Au respect des exigences des autorités chargées de l’asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l’instruction des demandes. » ; b) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé : « Le demandeur est préalablement informé, dans une langue qu’il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu’il la comprend, que le fait de refuser ou de quitter le lieu d’hébergement proposé ou la région d’orientation mentionnés au 1° du présent article ainsi que le non-respect des exigences des autorités chargées de l’asile prévues au 2° entraîne de plein droit le refus ou, le cas échéant, le retrait du bénéfice des conditions matérielles d’accueil. » ; c) (Supprimé) 5° L’article L. 744-8 est ainsi modifié : a) Les deux premiers alinéas sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé : « Outre les cas, mentionnés à l’article L. 744-7, dans lesquels il est immédiatement mis fin de plein droit au bénéfice des conditions matérielles d’accueil, le bénéfice de celles-ci peut être : » ; b) Au début du troisième alinéa, la mention : « 2° » est remplacée par la mention : « 1° » ; c) Au même troisième alinéa, la première occurrence du mot : « ou » est remplacée par le signe : «, » et, après le mot : « familiale », sont insérés les mots : « ou a présenté plusieurs demandes d’asile sous des identités différentes, » ; c bis) Au début du quatrième alinéa, la mention : « 3° » est remplacée par la mention : « 2° » ; c ter) Après le même quatrième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « L’étranger, présent sur le territoire français, peut introduire une action en paiement dans un délai de deux ans à compter de la date d’ouverture de ses droits. Ce délai est également applicable, à compter du paiement des prestations entre les mains du bénéficiaire, à l’action en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration. » ; d) Les trois derniers alinéas sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé : « La décision de retrait des conditions matérielles d’accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l’intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. » ; 6° L’article L. 744-9 est ainsi modifié : a) Le premier alinéa est ainsi modifié : – la première phrase est complétée par les mots : «, dont le versement est ordonné par l’Office français de l’immigration et de l’intégration » ; – la seconde phrase est supprimée ; b) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé : « Le versement de l’allocation prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français dans les conditions prévues aux articles L. 743-1 et L. 743-2 a pris fin ou à la date du transfert effectif vers un autre État si sa demande relève de la compétence de cet État. Pour les personnes qui obtiennent la qualité de réfugié prévue à l’article L. 711-1 ou le bénéfice de la protection subsidiaire prévue à l’article L. 712-1, le bénéfice de l’allocation prend fin au terme du mois qui suit celui de la notification de la décision. » ; 7° Après le même article L. 744-9, il est inséré un article L. 744-9-1 ainsi rédigé : « Art. L. 744-9-1. – I. – Lorsque le droit au maintien de l’étranger a pris fin en application du 4° bisou du 7° de l’article L. 743-2 et qu’une obligation de quitter le territoire français a été prise à son encontre, l’autorité administrative peut, aux fins du traitement rapide et du suivi efficace de sa demande d’asile, l’assigner à résidence selon les modalités prévues aux trois derniers alinéas de l’article L. 561-1, pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable une fois. Il ne peut être placé en rétention que lorsque cela est nécessaire pour déterminer les éléments sur lesquels se fonde sa demande, notamment pour prévenir le risque mentionné au 3° du II de l’article L. 511-1 ou lorsque la protection de la sécurité nationale ou l’ordre public l’exige. « Lorsque le juge administratif saisi d’une demande de suspension d’exécution de la mesure d’éloignement en application des articles L. 743-3 et L. 743-4 fait droit à cette demande, il est mis fin à l’assignation à résidence ou à la rétention de l’étranger, sauf lorsque l’Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris une décision de rejet et que la demande d’asile de l’intéressé relève du 5° du III de l’article L. 723-2. « L’assignation à résidence ou le placement en rétention s’effectue dans les conditions prévues au livre V. Lorsque ces décisions sont prises en application du premier alinéa du présent I, la procédure contentieuse se déroule selon les modalités prévues au III de l’article L. 512-1. « II. – Lorsque le droit au maintien de l’étranger a pris fin en application du 4° bisou du 7° de l’article L. 743-2, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil prend fin : « 1° Lorsque l’étranger n’a pas formé de recours contre l’obligation de quitter le territoire français prise en application du 6° du I de l’article L. 511-1, au terme du mois au cours duquel a expiré le délai de recours ; « 2° Lorsque le juge administratif a rejeté le recours formé par l’étranger contre l’obligation de quitter le territoire français prise en application du 6° du I de l’article L. 511-1 ou si le juge administratif, saisi d’une demande de suspension d’exécution de la mesure d’éloignement en application des articles L. 743-3 et L. 743-4, n’a pas fait droit à cette demande, au terme du mois au cours duquel la décision du juge a été notifiée ; « 3° Dans les autres cas, au terme du mois au cours duquel a expiré le délai de recours contre la décision de l’office ou, si un recours a été formé, au terme du mois au cours duquel la décision de la Cour nationale du droit d’asile a été lue en audience publique ou notifiée s’il est statué par ordonnance. « Un décret définit les conditions dans lesquelles, lorsque le droit au maintien de l’étranger a pris fin en application du 4° bisou du 7° de l’article L. 743-2 ou lorsque l’étranger se voit notifier une décision de transfert prise en application de l’article L. 742-3, l’allocation prévue à l’article L. 744-9 peut être adaptée ou remplacée par des aides matérielles. » II. – (Non modifié) III et IV. – (Supprimés)…
  • Article 9 bis AA (Supprimé).........................................................................................................................
  • Article 9 bis Fait passer le rôle des centres provisoires d'hébergement de la coordination à la participation, dans le cadre du schéma régional d'accueil des demandeurs d'asile et d'intégration des réfugiés. Dans la loi, cette disposition a été censurée en partie par le Conseil constitutionnel (décision n° 2018-770 DC) : une partie de ce que décrit la phrase n'est pas entrée dans la loi. I (nouveau). – Au début du II de l’article L. 349-2 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « Les centres provisoires d’hébergement coordonnent les » sont remplacés par les mots : « Dans le cadre du schéma régional d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés, les centres provisoires d’hébergement participent aux ». II. – (Non modifié) TITRE IER BIS ADAPTER L’APPLICATION DU DROIT DU SOL POUR L’ACCÈS À LA NATIONALITÉ FRANÇAISE À MAYOTTE…
  • Article 9 ter Subordonne à la résidence régulière en France d'un parent l'application, à l'enfant né à Mayotte, de dispositions des articles 21-7 et 21-11 du code civil. Le titre Ier du livre V du code civil est ainsi modifié : 1° L’article 2493 est ainsi rétabli : « Art. 2493. – Pour un enfant né à Mayotte, le premier alinéa de l’article 21-7 et l’article 21-11 ne sont applicables que si, à la date de sa naissance, l’un de ses parents au moins résidait en France de manière régulière, sous couvert d’un titre de séjour, et de manière ininterrompue depuis plus de trois mois. » ; 2° (nouveau) Après l’article 2493, il est inséré un article 2493-1 ainsi rédigé : « Art. 2493-1. – L’article 2493 est applicable dans les conditions prévues à l’article 17-2. « Toutefois, les articles 21-7 et 21-11 sont applicables à l’enfant né à Mayotte de parents étrangers avant l’entrée en vigueur de la loi n° du pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie, si l’un des parents justifie avoir résidé en France de manière régulière pendant la période de cinq ans mentionnée aux mêmes articles 21-7 et 21-11. »…
  • Article 9 quater Permet à un parent de faire mentionner sur l'acte de naissance d'un enfant né à Mayotte sa résidence régulière en France depuis plus de 3 mois. L’article 2494 du code civil est ainsi rétabli : « Art. 2494. – À la demande de l’un des parents et sur présentation de justificatifs, la mention qu’au jour de la naissance de l’enfant, il réside en France de manière régulière, sous couvert d’un titre de séjour, et de manière ininterrompue depuis plus de trois mois est portée sur l’acte de naissance de l’enfant selon des conditions et modalités fixées par décret en Conseil d’État. « Lorsque l’officier de l’état civil refuse d’apposer la mention, le parent peut saisir le procureur de la République, qui décide, s’il y a lieu, d’ordonner cette mesure de publicité en marge de l’acte, selon des modalités prévues par décret en Conseil d’État. » TITRE II RENFORCER L’EFFICACITÉ DE LA LUTTE CONTRE L’IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE Articles 10 AA et 10 AB (Supprimés) CHAPITRE I ER Les procédures de non-admission.........................................................................................................................…
  • Article 10 B Permet d'appliquer l'article L. 213-2 à l'étranger entré sans autorisation en métropole par une frontière intérieure terrestre, contrôlé dans les 10 kilomètres, le contrôle aux frontières étant réintroduit. Après l’article L. 213-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 213-3-1 ainsi rédigé : « Art. L. 213-3-1. – En cas de réintroduction temporaire du contrôle aux frontières intérieures prévue au chapitre II du titre III du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen), les décisions mentionnées à l’article L. 213-2 peuvent être prises à l’égard de l’étranger qui, en provenance directe du territoire d’un État partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990, a pénétré sur le territoire métropolitain en franchissant une frontière intérieure terrestre sans y être autorisé et a été contrôlé dans une zone comprise entre cette frontière et une ligne tracée à dix kilomètres en deçà. Les modalités de ces contrôles sont définies par décret en Conseil d’État. »…
  • Article 10 Supprime des droits d'opposition de l'étranger et permet au premier président de la cour d'appel de rejeter par ordonnance motivée, sans convocation, les déclarations d'appel manifestement irrecevables. Le livre II du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° À la deuxième phrase du sixième alinéa de l’article L. 213-9, les mots : « sauf si l’étranger dûment informé dans une langue qu’il comprend s’y oppose, » sont supprimés ; 2° À la première phrase du troisième alinéa de l’article L. 222-4 et à la troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 222-6, les mots : « à laquelle l’étranger dûment informé dans une langue qu’il comprend ne s’est pas opposé » sont supprimés ; 3° Avant la dernière phrase du premier alinéa de l’article L. 222-6, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le premier président de la cour d’appel ou son délégué peut, par ordonnance motivée et sans avoir préalablement convoqué les parties, rejeter les déclarations d’appel manifestement irrecevables. »…
  • Article 10 bis (Conforme)
  • Article 10 ter Description : Remplace, au deuxième alinéa de l'article L. 611-3 du code des étrangers, le renvoi à l'article 5 du règlement 562/2006 par l'article 6 du règlement 2016/399. La première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée : 1° et 2° (Supprimés) 3° Les mots : « 5 du règlement (CE) n° 562/2006 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2006 établissant un code communautaire » sont remplacés par les mots : « 6 du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l’Union ».…
  • Article 10 quater (Supprimé) CHAPITRE II Les mesures d’éloignement
  • Article 11 A (Supprimé)
  • Article 11 Élargit les cas d'obligation de quitter le territoire français et rend obligatoire, sauf circonstances humanitaires, l'interdiction de retour contre l'étranger qui s'est maintenu irrégulièrement. I. – L’article L. 511-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Le 6° du I est ainsi modifié : a) La référence : « de l’article L. 743-2 » est remplacée par les références : « des articles L. 743-1 et L. 743-2 » ; b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Lorsque, dans l’hypothèse mentionnée à l’article L. 311-6, un refus de séjour a été opposé à l’étranger, la mesure peut être prise sur le seul fondement du présent 6° ; » 2° Le 3° du II est ainsi modifié : a) Le e est complété par les mots : « ou s’il a fait usage d’un tel titre ou document » ; b) Le f est ainsi rédigé : « f) Si l’étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu’il ne peut présenter des documents d’identité ou de voyage en cours de validité, qu’il a refusé de communiquer les renseignements permettant d’établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu’il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d’empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au deuxième alinéa de l’article L. 611-3, qu’il ne justifie pas d’une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu’il s’est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 513-4, L. 513-5, L. 552-4, L. 561-1, L. 561-2 et L. 742-2 ; » c) Après le même f, sont insérés des g et h ainsi rédigés : « g) Si l’étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l’un des États avec lesquels s’applique l’acquis de Schengen, fait l’objet d’une décision d’éloignement exécutoire prise par l’un de ces États ou s’est maintenu sur le territoire d’un de ces États sans justifier d’un droit de séjour ; « h) Si l’étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français. » ; 3° Le III est ainsi modifié : a) Au premier alinéa et à la fin du sixième alinéa, les mots : « sa notification » sont remplacés par les mots : « l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français » ; b) À la fin du premier alinéa, les mots : « ou lorsque l’étranger n’a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti » sont supprimés ; c) Le quatrième alinéa est ainsi modifié : – les mots : « des cas prévus » sont remplacés par les mots : « du cas prévu » ; – sont ajoutés les mots : « à compter de l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français » ; d) Aux sixième et septième alinéas, après le mot : « maintenu », il est inséré le mot : « irrégulièrement » ; e) Le sixième alinéa est ainsi modifié : – les mots : « peut prononcer » sont remplacés par le mot : « prononce » ; – est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l’autorité administrative ne prononce pas d’interdiction de retour. » ; f) Au huitième alinéa, la référence : « au premier alinéa » est remplacé e par les références : « aux premier, sixième et septième alinéas » ; g) À la première phrase du dernier alinéa, les mots : «, selon des modalités déterminées par voie réglementaire, » sont supprimés ; h) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : « Les modalités de constat de la date d’exécution de l’obligation de quitter le territoire français de l’ét ranger faisant l’objet d’une interdiction de retour sont déterminées par voie réglementaire. » II. – (Supprimé)…
  • Article 11 bis (Supprimé)
  • Article 12 Modifie les délais de jugement des recours contre l'obligation de quitter le territoire français et fait informer l'étranger détenu qu'il peut demander un interprète et un conseil. L’article L. 512-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Après le premier alinéa du Ibis, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « La même procédure s’applique lorsque l’étranger conteste une obligation de quitter le territoire fondée sur le 6° du I dudit article L. 511-1 et une décision relative au séjour intervenue concomitamment. Dans cette hypothèse, le président du tribunal administratif ou le juge qu’il désigne à cette fin statue par une seule décision sur les deux contestations. » ; 2° Le III est ainsi modifié : a) Le premier alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Le juge des libertés et de la détention informe sans délai le tribunal administratif territorialement compétent, par tout moyen, du sens de sa décision. La méconnaissance des dispositions de l’avant-dernière phrase du présent alinéa est sans conséquence sur la régularité et le bien-fondé de procédures ultérieures d’éloignement et de rétention. » ; b) Le troisième alinéa est ainsi modifié : – à la fin de la première phrase, les mots : « soixante-douze heures à compter de sa saisine » sont remplacés par les mots : « quatre-vingt-seize heures à compter de l’expiration du délai de recours » ; – au début de l’avant-dernière phrase, les mots : « Sauf si l’étranger, dûment informé dans une langue qu’il comprend, s’y oppose, » sont supprimés ; c) Le début de la seconde phrase du dernier alinéa est ainsi rédigé : « Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cette fin statue dans un délai de cent quarante-quatre heures à compter de… (le reste sans changement). » ; 3° Le IV est ainsi rédigé : « IV. – En cas de détention de l’étranger, celui-ci est informé dans une langue qu’il comprend, dès la notification de l’obligation de quitter le territoire français, qu’il peut, avant même l’introduction de sa requête, demander au président du tribunal administratif l’assistance d’un interprète ainsi que d’un conseil. « Lorsqu’il apparaît, en cours d’instance, que l’étranger détenu est susceptible d’être libéré avant que le juge statue, l’autorité administrative en informe le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné qui statue sur le recours dirigé contre l’obligation de quitter le territoire français selon la procédure prévue au III et dans un délai de huit jours à compter de l’information du tribunal par l’administration. »…
  • Article 13 Ouvre l'aide prévue à l'article L. 512-5 aux étrangers placés en rétention, cette demande ne pouvant à elle seule justifier le refus de prolongation du maintien en rétention. L’article L. 512-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° À la fin de la première phrase, les mots : «, sauf s’il a été placé en rétention » sont supprimés ; 2° Après la même première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Lorsqu’il sollicite une telle aide alors qu’il est placé en rétention, cette circonstance n’est pas à elle seule susceptible de justifier le refus de prolongation du maintien en rétention. ».........................................................................................................................…
  • Article 15 bis (Supprimé) CHAPITRE II BIS Les garanties relatives aux mineurs
  • Article 15 ter Interdit le placement en rétention d'un étranger mineur de 18 ans, qui ne peut être retenu que s'il accompagne un étranger placé en rétention. L’article L. 551-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Après le premier alinéa du III, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « III bis. – L’étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l’objet d’une décision de placement en rétention. Il ne peut être retenu que s’il accompagne un étranger placé en rétention dans les conditions prévues au présent III bis. » ; 2° À la première phrase de l’avant-dernier alinéa du même III, la référence : « III » est remplacée par la référence : « III bis ».…
  • Article 15 quater (Supprimé) CHAPITRE III La mise en œuvre des mesures d’éloignement
  • Article 16 Plafonne la rétention à 90 jours, 210 par dérogation, et impose la saisine du juge des libertés et de la détention dans les 48 heures. I. – (Supprimé) II. – Le titre V du livre V du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° A L’article L. 551-1 est ainsi modifié : aa) (Supprimé) a) Le I est complété par les mots : «, en prenant en compte son état de vulnérabilité et tout handicap » ; b) Le II est ainsi modifié : – à la première phrase du premier alinéa, les mots : «, sur la base d’une évaluation individuelle prenant en compte l’état de vulnérabilité de l’intéressé » sont supprimés ; – le 5° est abrogé ; – au 7°, les mots : «, de son parcours migratoire, de sa situation familiale ou de ses demandes antérieures d’asile » sont supprimés ; c) Il est ajouté un IV ainsi rédigé : « IV. – Le handicap moteur, cognitif ou psychique et les besoins d’accompagnement de l’étranger sont pris en compte pour déterminer les conditions de son placement en rétention. » ; 1° Le deuxième alinéa de l’article L. 551-2 est ainsi modifié : a) À la fin de la première phrase, les mots : « qu’à compter de son arrivée au lieu de rétention, il peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin » s ont remplacés par les mots : « du fait qu’il bénéficie, dans le lieu de rétention, du droit de demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil et d’un médecin ainsi que de communiquer avec son consulat et avec toute personne de son choix » ; b) La deuxième phrase est supprimée ; 2° L’article L. 552-1 est ainsi modifié : a) Les deux premières phrases sont ainsi rédigées : « Le juge des libertés et de la détention est saisi dans les quarante-huit heures suivant la notification du placement en rétention aux fins de prolongation de la rétention au delà de cette durée. Il statue dans les quarante-huit heures suivant sa saisine par ordonnance au siège du tribunal de grande instance dans le ressort duquel se situe le lieu de placement en rétention de l’étranger, sauf exception prévue par voie réglementaire, après audition du représentant de l’administration, si celui-ci, dûment convoqué, est présent, et de l’intéressé ou de son conseil, s’il en a un. » ; b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : « Il informe sans délai et par tous moyens du sens de sa décision le tribunal administratif saisi, le cas échéant, par l’étranger d’un recours dirigé contre la mesure d’éloignement qui le vise. » ; 2° bis et 2° ter (Supprimés) 3° À la seconde phrase de l’article L. 552-4, les six occurrences des mots : « en vigueur » et les mots : « dont il n’a pas été relevé, » sont supprimés ; 4° À la deuxième phrase de l’article L. 552-5, le mot : « lieu » est remplacé par les mots : « local affecté à son habitation principale » ; 5° À la seconde phrase de l’article L. 552-6 et à la troisième phrase de l’article L. 552-10, le mot : « six » est remplacé par le mot : « dix » ; 6° L’article L. 552-6 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Durant cette période, l’étranger peut, s’il le souhaite, contacter son avocat et un tiers, rencontrer un médecin et s’alimenter. » ; 7° L’article L. 552-7 est ainsi modifié : a) Les deuxième et troisième alinéas sont ainsi rédigés : « Le juge peut également être saisi lorsque la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou de l’absence de moyens de transport. Il peut également être saisi aux mêmes fins lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la mesure d’éloignement. « Le juge statue par ordonnance dans les conditions prévues aux articles L. 552-1 et L. 552-2. S’il ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration du délai de vingt-huit jours mentionné au premier alinéa du présent article et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours. » ; a bis) (Supprimé) b) Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Avant l’expiration de la durée maximale de rétention prévue aux troisième ou quatrième alinéas, le juge compétent peut, à titre exceptionnel, être à nouveau saisi lorsque, dans les quinze derniers jours, l’étranger a fait obstruction à l’exécution d’office de la mesure d’éloignement ou présenté, dans le seul but de faire échec à la mesure d’éloignement, une demande de protection contre l’éloignement au titre du 10° de l’article L. 511-4 ou du 5° de l’article L. 521-3 ou une demande d’asile dans les conditions prévues aux articles L. 551-3 et L. 556-1 ou lorsque la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé et qu’il est établi par l’autorité administrative compétente que cette délivrance doit intervenir à bref délai. L’étranger est maintenu en rétention jusqu’à ce que le juge des libertés et de la détention ait statué. Le juge statue par ordonnance dans les conditions prévues au présent article. S’il ordonne la prolongation de la rétention, la prolongation court à compter de l’expiration de la dernière période de rétention pour une nouvelle période d’une durée maximale de quinze jours. Si l’une des circonstances mentionnées à la première phrase du présent alinéa survient au cours d’une période de prolongation ordonnée en application du présent alinéa, le juge peut être à nouveau saisi dans les mêmes conditions. Toutefois, la rétention ne peut être prolongée plus de deux fois en application du présent alinéa et sa durée maximale ne peut excéder quatre-vingt-dix jours ou, par dérogation, deux cent-dix jours dans le cas prévu au quatrième alinéa. » ; 8° À la première phrase de l’article L. 552-12, les mots : « à laquelle l’étranger dûment informé dans une langue qu’il comprend ne s’est pas opposé » sont supprimés ; 9° (Supprimé)…
  • Article 16 bis (Conforme)
  • Article 16 ter (Supprimé).........................................................................................................................
  • Article 17 ter Ramène de 144 à 96 un nombre du II de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. À la première phrase du troisième alinéa du II de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « cent quarante-quatre » sont remplacés par le mot : « quatre-vingt-seize ».
  • Article 18 (Conforme) CHAPITRE IV Contrôles et sanctions
  • Article 19 (Conforme)
  • Article 19 bis A Description : Punit de 3 ans d'emprisonnement la soustraction, même tentée, à l'éloignement, le refus du transport désigné ou le retour non autorisé, et cite L. 742-3 dans L. 624-3. I. – (Non modifié) II (nouveau). – Au premier alinéa de l’article L. 624-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la référence : « et L. 531-2 » est remplacée par les références : «, L. 531-2 et L. 742-3 ».
  • Article 19 bis Permet de prononcer l'interdiction du territoire français, à titre définitif ou pour 10 ans au plus, contre l'étranger coupable de certaines infractions du code pénal. I. – Le code pénal est ainsi modifié : 1° A (Supprimé) 1° B Au 5° de l’article 131-30-2, la référence : « 12 bis de l’ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en France » est remplacée par la référence : « L. 313-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile » ; 1° C (Supprimé) 1° Le titre II du livre II est ainsi modifié : aa) (Supprimé) a) Après la référence : « 222-1 », la fin de l’article 222-48 est ainsi rédigée : « à 222-12, 222-14, 222-14- 1, 222-14-4, 222-15, 222-15-1, 222-23 à 222-31 et 222-34 à 222-40. » ; b) La section 7 du chapitre III est complétée par un article 223-21 ainsi rédigé : « Art. 223-21. – L’interdiction du territoire français peut être prononcée dans les conditions prévues à l’article 131-30, soit à titre définitif, soit pour une durée maximale de dix ans, à l’encontre de tout étranger coupable de l’une des infractions prévues à la section 5 du présent chapitre. » ; c) La section 3 du chapitre IV est complétée par un article 224-11 ainsi rédigé : « Art. 224-11. – L’interdiction du territoire français peut être prononcée dans les conditions prévues à l’article 131-30, soit à titre définitif, soit pour une durée maximale de dix ans, à l’encontre de tout étranger coupable de l’une des infractions prévues au présent chapitre. » ; d et e) (Supprimés) 2° Le livre III est ainsi modifié : a) Le titre I er est ainsi modifié : – à l’article 311-15, la référence : « 311-6 » est remplacée par la référence : « 311-4-2 » ; – à la fin de l’article 312-14, les références : « aux articles 312-2 à 312-7 » sont remplacées par la référence : « à la section 1 du présent chapitre » ; b) À l’article 322-16, la référence : « 322-7 » est remplacée par la référence : « 322-6 » ; 3° à 5° (Supprimés) II. – (Supprimé)…
  • Article 19 ter Description : Ajoute la circulation irrégulière aux premier et dernier alinéas de l'article L. 622-4 et réécrit son 3° (conseils juridiques, linguistiques ou sociaux, ou aide exclusivement humanitaire, sans contrepartie). L’article L. 622-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Au premier alinéa, les mots : « au séjour irrégulier » sont remplacés par les mots : « à la circulation ou au séjour irréguliers » ; 2° Le 3° est ainsi rédigé : « 3° De toute personne physique ou morale lorsque l’acte reproché n’a donné lieu à aucune contrepartie direct e ou indirecte et a consisté à fournir des conseils ou accompagnements juridiques, linguistiques ou sociaux, ou toute autre aide apportée dans un but exclusivement humanitaire. » ; 3° (nouveau) Au dernier alinéa, les mots : « au séjour irrégulier » sont remplacés par les mots : « à la circulation ou au séjour irréguliers ».…
  • Article 19 quater Vise, au dernier alinéa de l'article 441-7 du code pénal, les faits commis en vue de porter préjudice au Trésor public ou d'obtenir un titre de séjour. Après le mot : « commise », la fin du dernier alinéa de l’article 441-7 du code pénal est ainsi rédigée : « soit en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d’autrui, soit en vue d’obtenir un titre de séjour ou le bénéfice d’une protection contre l’éloignement. » TITRE III ACCOMPAGNER EFFICACEMENT L’INTÉGRATION ET L’ACCUEIL DES ÉTRANGERS EN SITUATION RÉGULIÈRE CHAPITRE I ER Dispositions en faveur de l’attractivité et de l’accueil des talents et des compétences…
  • Article 20 Élargit les cas de délivrance de la carte de séjour de l'article L. 313-20, organise la mobilité des chercheurs et le séjour des membres de leur famille. La sous-section 2 de la section 3 du chapitre III du titre I er du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée : 1° L’article L. 313-20 est ainsi modifié : a) Au 1°, après le mot : « impôts », sont insérés les mots : « ou dans une entreprise innovante reconnue par un organisme public suivant des critères définis par décret et dont la liste est publiée par le Gouvernement » et, à la fin, sont ajoutés les mots : « ou avec le développement économique, social, international et environnemental de ce projet » ; b) La seconde phrase du premier alinéa du 4° est complétée par les mots : « ou la mention “chercheur – programme de mobilité” lorsque le chercheur relève d’un programme de l’Union européenne, d’un programme multilatéral comportant des mesures de mobilité dans un ou plusieurs États membres de l’Union européenne ou d’une convention d’accueil signée avec un organisme public ou privé ayant une mission de recherche ou d’enseignement supérieur préalablement agréé » ; c) Le second alinéa du même 4° est ainsi rédigé : « L’étranger ayant été admis dans un autre État membre de l’Union européenne conformément à la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 précitée peut séjourner en France, après notification de sa mobilité aux autorités administratives compétentes, pour mener une partie de ses travaux en France sur la base de la convention d’accueil conclue dans le premier État membre, pour autant qu’il dispose de ressources suffisantes, sans que soit exigé le respect de la condition prévue à l’article L. 313-2. La mobilité de longue durée a une durée maximale de douze mois. La mobilité de courte durée a une durée maximale de cent quatre-vingts jours sur toute période de trois cent soixante jours. Le conjoint et les enfants du couple sont admis au séjour dans les mêmes conditions que le chercheur et ont droit à l’exercice d’une activité professionnelle en cas de mobilité de longue durée ; » c bis) (Supprimé) d) Au 10°, après le mot : « établie », sont insérés les mots : « ou susceptible de participer de façon significative et durable au développement économique, au développement de l’aménagement du territoire ou au rayonnement de la France » et, après le mot : « artistique, », il est inséré le mot : « artisanal, » ; 2° Le premier alinéa de l’article L. 313-21 est ainsi modifié : a) À la première phrase, les mots : « à ses enfants » sont remplacés par les mots : « aux enfants du couple » ; b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « La même carte est délivrée de plein droit au membre de la famille du chercheur titulaire de la carte mentionnée au 2° du I de l’article L. 313-8, pour une durée identique à la période de validité restant à courir de la carte de séjour de son conjoint ou parent. » ; 3° (Supprimé)…
  • Article 21 Crée des cartes de séjour pour les étudiants et chercheurs étrangers, au titre d'un programme de mobilité, de la recherche d'emploi ou de la création d'entreprise. I. – L’article L. 313-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Le premier alinéa du I est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette carte, d’une durée inférieure ou égale à un an et renouvelable, porte la mention “étudiant – programme de mobilité” lorsque l’étudiant relève d’un programme de l’Union européenne, d’un programme multilatéral comportant des mesures de mobilité dans un ou plusieurs États membres de l’Union européenne ou d’une convention entre au moins deux établissements d’enseignement supérieur situés dans au moins deux États membres de l’Union européenne. » ; 2° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « L’étranger ayant été admis au séjour dans un autre État membre de l’Union européenne et inscrit dans un programme de mobilité conformément à la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative aux conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins de recherche, d’études, de formation, de volontariat et de programmes d’échange d’élèves ou de projets éducatifs et de travail au pair peut séjourner en France, après notification de sa mobilité aux autorités administratives compétentes, pour une durée maximale de douze mois, pour effectuer une partie de ses études au sein d’un établissement d’enseignement supérieur, pour autant qu’il dispose de ressources suffisantes, sans que soit exigé le respect de la condition prévue à l’article L. 313-2. » ; 2° bis Le second alinéa du même I es t complété par une phrase ainsi rédigée : « Ce même droit est octroyé dans les mêmes conditions à l’étranger qui entre dans les prévisions du deuxième alinéa du présent I. » ; 3° Au dernier alinéa du II, après le mot : « enseignement », sont insérés les mots : «, celles relatives à l’étranger ayant été admis conformément à la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 précitée ». II. – La sous-section 3 de la section 2 du chapitre III du titre I er du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rétablie : « Sous-section 3 « Dispositions particulières applicables aux étrangers étudiants ou chercheurs prolongeant leur séjour à des fins de recherche d’emploi ou de création d’entreprise « Art. L. 313-8. – I. – Une carte de séjour temporaire portant la mention “recherche d’emploi ou création d’entreprise” d’une durée de validité de douze mois, non renouvelable, est délivrée à l’étranger qui justifie : « 1° Soit avoir été titulaire d’une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention “étudiant” délivrée sur le fondement des articles L. 313-7, L. 313-18 ou L. 313-27 et avoir obtenu dans un établissement d’enseignement supérieur habilité au plan national un diplôme au moins équivalent au grade de master ou figurant sur une liste fixée par décret ; « 2° Soit avoir été titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle portant la mention “chercheur” délivrée sur le fondement du 4° de l’article L. 313-20 et avoir achevé ses travaux de recherche. « II. – La carte de séjour temporaire prévue au I est délivrée à l’étranger qui justifie d’une assurance maladie et qui : « 1° Soit entend compléter sa formation par une première expérience professionnelle, sans limitation à un seul emploi ou à un seul employeur. Pendant la durée de la carte de séjour temporaire mentionnée au premier alinéa du I, son titulaire est autorisé à chercher et à exercer un emploi en relation avec sa formation ou ses recherches, assorti d’une rémunération supérieure à un seuil fixé par décret et modulé, le cas échéant, selon le niveau de diplôme concerné. « À l’issue de cette période de douze mois, l’intéressé pourvu d’un emploi ou d’une promesse d’embauche satisfaisant aux conditions énoncées au premier alinéa du présent 1° est autorisé à séjourner en France au titre de la carte de séjour pluriannuelle mentionnée aux 1°, 2°, 4° ou 9° de l’article L. 313-20 ou de la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l’article L. 313-10, sans que lui soit opposable la situation de l’emploi ; « 2° Soit justifie d’un projet de création d’entreprise dans un domaine correspondant à sa formation ou à ses recherches. « À l’issue de la période de douze mois mentionnée au premier alinéa du I, l’intéressé justifiant de la création et du caractère viable d’une entreprise répondant à la condition énoncée au premier alinéa du présent 2° est autorisé à séjourner en France sous couvert de la carte de séjour pluriannuelle mentionnée au 5° de l’article L. 313-20 ou de la carte de séjour temporaire mentionnée au 3° de l’article L. 313-10. « III. – L’autorité administrative ne peut procéder à des vérifications dans les conditions prévues à l’article L. 313-5-1 qu’à l’expiration d’un délai de trois mois suivant la délivrance de la carte de séjour temporaire. « IV. – L’étranger qui a obtenu dans un établissement d’enseignement supérieur habilité au plan national un diplôme au moins équivalent au grade de master ou figurant sur une liste fixée par décret et qui, à l’issue de ses études, a quitté le territoire national peut bénéficier de la carte de séjour temporaire prévue au I, dans un délai maximal de quatre ans à compter de l’obtention dudit diplôme en France. » III. – La section 3 du chapitre III du titre I er du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complétée par une sous-section 7 ainsi rédigée : « Sous-section 7 « La carte de séjour pluriannuelle portant la mention “étudiant – programme de mobilité” « Art. L. 313-27. – La carte de séjour pluriannuelle portant la mention “étudiant – programme de mobilité” est délivrée, dès sa première admission au séjour, à l’étudiant étranger relevant d’un programme de l’Union européenne, d’un programme multilatéral comportant des mesures de mobilité dans un ou plusieurs États membres de l’Union européenne ou d’une convention entre au moins deux établissements d’enseignement supérieur situés dans au moins deux États membres de l’Union européenne et qui justifie qu’il dispose de moyens d’existence suffisants. Cette carte est délivrée pour la durée dudit programme ou de ladite convention, qui ne peut être inférieure à deux ans. L’autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sans que la condition prévue à l’article L. 313-2 soit exigée et sous réserve d’une entrée régulière en France. » IV. – (Non modifié) V. – (Supprimé)…
  • Article 21 bis (Supprimé)
  • Article 21 ter (Conforme)
  • Article 22 Description : Crée une carte de séjour temporaire d'un an renouvelable une fois pour le jeune au pair de 18 à 30 ans, sous conditions, et impose une convention d'accueil. La sous-section 4 de la section 2 du chapitre III du titre Ier du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rétablie : « Sous-section 4 « La carte de séjour temporaire portant la mention “jeune au pair” « Art. L. 313-9. – I. – Une carte de séjour temporaire d’une durée d’un an renouvelable une fois et portant la mention “jeune au pair” est délivrée à l’étranger qui : « 1° Est âgé de dix-huit à trente ans ; « 2° Est accueilli temporairement dans une famille d’une nationalité différente et avec laquelle il ne possède aucun lien de parenté, dans le but d’améliorer ses compétences linguistiques et sa connaissance de la France en échange de petits travaux ménagers et de la garde d’enfants ; « 3° A apporté la preuve soit qu’il dispose d’une connaissance de base de la langue française, soit qu’il possède un niveau d’instruction secondaire ou des qualifications professionnelles. « II. – Une convention conclue entre le titulaire de la carte mentionnée au I et la famille d’accueil définit les droits et obligations des deux parties, notamment les modalités de subsistance, de logement et d’assurance en cas d’accident du jeune au pair, les modalités lui permettant d’assister à des cours, la durée maximale hebdomadaire consacrée aux tâches de la famille, qui ne peut excéder vingt-cinq heures, le repos hebdomadaire et le versement d’une somme à titre d’argent de poche. Une annexe à la convention retranscrit également les dispositions du code pénal sanctionnant la traite d’êtres humains, les infractions d’exploitation, les droits garantis par la loi à la victime ainsi que les sanctions pénales encourues par l’employeur. Une liste des coordonnées d’associations spécialisées dans l’assistance aux victimes figure à la fin de l’annexe. « Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’application du présent article. » CHAPITRE II Mesures de simplification…
  • Article 23 Limite à un délai fixé par décret, sauf circonstances nouvelles, la possibilité pour l'étranger dont la demande d'asile relève de la France de solliciter son admission au séjour. L’article L. 311-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi rédigé : « Art. L. 311-6. – Lorsqu’un étranger a présenté une demande d’asile qui relève de la compétence de la France, l’autorité administrative, après l’avoir informé des motifs pour lesquels une autorisation de séjour peut être délivrée et des conséquences de l’absence de demande sur d’autres fondements à ce stade, l’invite à indiquer s’il estime pouvoir prétendre à une admission au séjour à un autre titre et, dans l’affirmative, l’invite à déposer sa demande dans un délai fixé par décret. Il est informé que, sous réserve de circonstances nouvelles, notamment pour des raisons de santé, et sans préjudice de l’article L. 511-4, il ne pourra, à l’expiration de ce délai, solliciter son admission au séjour. « Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article. » Articles 24, 25 et 26 (Conformes)…
  • Article 26 bis A Engage dans un parcours personnalisé d'intégration républicaine, comprenant un conseil en orientation professionnelle, l'étranger primo-arrivant, y compris de 16 à 18 ans, souhaitant se maintenir durablement en France. L’article L. 311-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Le deuxième alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés : « L’étranger admis pour la première fois au séjour en France ou qui entre régulièrement en France entre l’âge de seize ans et l’âge de dix-huit ans révolus et qui souhaite s’y maintenir durablement s’engage dans un parcours personnalisé d’intégration républicaine. Ce parcours a pour objectifs la compréhension par l’étranger primo-arrivant des valeurs et principes de la République, l’apprentissage de la langue française, l’intégration sociale et professionnelle et l’accès à l’autonomie. « Il comprend notamment : » ; 2° Après le 2°, il est inséré un 2° bis ainsi rédigé : « 2° bis Un conseil en orientation professionnelle et un accompagnement destiné à favoriser son insertion professionnelle, en association avec les structures du service public de l’emploi ; » 3° Le septième alinéa est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés : « La formation mentionnée au 2° du présent article comprend un nombre d’heures d’enseignement de la langue française suffisant pour permettre à l’étranger primo-arrivant d’occuper un emploi et de s’intégrer dans la société française. Cette formation peut donner lieu à une certification standardisée permettant d’évaluer le niveau de langue de l’étranger. À la demande motivée de l’étranger, celui-ci peut être dispensé du conseil mentionné au 2° bis. « Les éléments mentionnés aux 1° à 3° sont pris en charge par l’État. Ils peuvent être organisés en association avec les acteurs économiques, sociaux et citoyens, nationaux ou locaux. » ; 4° Le huitième alinéa est complété par les mots : « et dispositifs d’accompagnement et à respecter les principes et valeurs de la République ».…
  • Article 26 bis B (Supprimé)
  • Article 26 bis Facilite le travail des demandeurs d'asile, dont les mineurs non accompagnés sous contrat, et répute acquise l'autorisation de travail non notifiée dans un délai de 2 mois. Le premier alinéa de l’article L. 744-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° A À la première phrase, le mot : « neuf » est remplacé le mot : « six » ; 1° Après la même première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Selon des modalités définies par décret en Conseil d’État, le mineur non accompagné qui bénéficie des dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 5221-5 du code du travail et qui dépose une demande d’asile est autorisé à poursuivre son contrat pendant la durée de traitement de la demande. » ; 2° Au début de la seconde phrase, les mots : « Dans ce cas, » sont supprimés ; 3° Sont ajoutées trois phrases ainsi rédigées : « Toutefois, l’autorité administrative dispose d’un délai d’instruction de deux mois à compter de la réception de la demande d’autorisation de travail pour s’assurer que l’embauche de l’étranger respecte les conditions de droit commun d’accès au marché du travail. À défaut de notification dans ce délai, l’autorisation est réputée acquise. Elle est applicable pour la durée du droit au maintien du séjour du demandeur d’asile. »…
  • Article 26 ter Accorde de droit l'autorisation de travail aux mineurs isolés étrangers pris en charge par l'aide sociale à l'enfance qui présentent un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation. Le deuxième alinéa de l’article L. 5221-5 du code du travail est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette autorisation est accordée de droit aux mineurs isolés étrangers pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, sous réserve de la présentation d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. » Articles 26 quater A, 26 quater B, 26 quater et 26 quinquies (Supprimés)
  • Article 26 sexies Autorise le relevé et le traitement automatisé des empreintes digitales et d'une photographie des étrangers se déclarant mineurs privés de la protection de leur famille, sans reconnaissance faciale. Après l’article L. 611-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 611-6-2 ainsi rédigé : « Art. L. 611-6-2. – Afin de mieux garantir la protection de l’enfance et de lutter contre l’entrée et le séjour irréguliers des étrangers en France, les empreintes digitales ainsi qu’une photographie des ressortissants étrangers se déclarant mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille peuvent être relevées, mémorisées et faire l’objet d’un traitement automatisé dans les conditions fixées par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. « Le traitement de données ne comporte pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de la photographie. « Les données peuvent être relevées dès que la personne se déclare mineure. La conservation des données des personnes reconnues mineures est limitée à la durée strictement nécessaire à leur prise en charge et à leur orientation, en tenant compte de leur situation personnelle. « Un décret en Conseil d’État, pris après avis publié et motivé de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, fixe les modalités d’application du présent article. Il précise la durée de conservation des données enregistrées et les conditions de leur mise à jour, les catégories de personnes pouvant y accéder ou en être destinataires ainsi que les modalités d’exercice des droits des personnes concernées. »…
  • Article 27 Autorise le Gouvernement à légiférer par ordonnance pendant 24 mois sur la codification, les titres de séjour, les autorisations de travail et le contentieux de l'asile. Dans la loi, cette disposition a été censurée en partie par le Conseil constitutionnel (décision n° 2018-770 DC) : une partie de ce que décrit la phrase n'est pas entrée dans la loi. I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, et dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement est autorisé, par voie d’ordonnance : 1° À procéder à une nouvelle rédaction de la partie législative du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile afin d’en aménager le plan, d’en clarifier la rédaction et d’y inclure les dispositions d’autres codes ou non codifiées relevant du domaine de la loi et intéressant directement l’entrée et le séjour des étrangers en France. La nouvelle codification à laquelle il est procédé en application du présent 1° est effectuée à droit constant et sous réserve des modifications qui seraient rendues nécessaires pour assurer le respect de la hiérarchie des normes et la cohérence rédactionnelle des textes, harmoniser l’état du droit, remédier aux erreurs et insuffisances de codification et abroger les dispositions, codifiées ou non, obsolètes ou devenues sans objet ; 2° À prendre toute mesure relevant du domaine de la loi permettant de créer un titre de séjour unique en lieu et place des cartes de séjour portant la mention « salarié » et « travailleur temporaire » mentionnées aux 1° et 2° de l’article L. 313-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et d’en tirer les conséquences ; 3° À prendre toute mesure relevant du domaine de la loi permettant de simplifier le régime des autorisations de travail pour le recrutement de certaines catégories de salariés par des entreprises bénéficiant d’une reconnaissance particulière par l’État ; 4° (nouveau) À prévoir les dispositions répartissant les compétences, au sein de la juridiction administrative, en matière de contentieux des décisions de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et de contentieux du droit de se maintenir sur le territoire français prévu aux articles L. 743-3, L. 743-4 et L. 571-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que les dispositions permettant d’organiser, devant la Cour nationale du droit d’asile, des procédures d’urgence. Ces mesures ne peuvent avoir pour effet de réduire les compétences attribuées à la cour en vertu de l’article L. 731-2 du même code. Les projets de loi de ratification de ces ordonnances sont déposés devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la publication de ces ordonnances. II. – (Supprimé) CHAPITRE III Dispositions diverses en matière de séjour…
  • Article 28 A (Supprimé)
  • Article 28 (Conforme)
  • Article 29 Rend non renouvelables les cartes de séjour stagiaire ICT et salarié détaché ICT et les réserve à l'étranger résidant hors de l'Union européenne. Le chapitre III du titre I er du livre III du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Le I de l’article L. 313-7-2 est ainsi modifié : a) Le premier alinéa est ainsi modifié : – à la première phrase, les mots : « est accordée à l’étranger qui vient en France, dans le cadre d’une convention de stage visée par l’autorité administrative compétente » sont remplacés par les mots : « non renouvelable est accordée à l’étranger résidant hors de l’Union européenne qui vient en France, dans le cadre des dispositions du 2° de l’article L. 1262-1 du code du travail » ; – à la même première phrase, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « six » ; – est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Après une période de séjour de six mois cumulés hors de l’Union européenne, une carte “stagiaire ICT” peut être délivrée à l’étranger qui vient effectuer un nouveau stage. » ; b) À la première phrase du deuxième alinéa, les mots : « à ses enfants » sont remplacés par les mots : « aux enfants du couple » ; c) Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « L’établissement ou l’entreprise établi dans le premier État membre notifie au préalable le projet de mobilité de l’étranger, dès lors qu’il est connu, aux autorités administratives compétentes du premier État membre ainsi qu’à l’autorité administrative compétente désignée par arrêté du ministre chargé de l’immigration. » ; 1° bis (Supprimé) 2° L’article L. 313-24 est ainsi modifié : a) Le I est ainsi modifié : – à la première phrase, après le mot : « ans », sont insérés les mots : « non renouvelable » ; – à la même première phrase, après le mot : « étranger », sont insérés les mots : « résidant hors de l’Union européenne » ; – à ladite première phrase, les mots : « une mission » sont remplacés par les mots : « un transfert temporaire intragroupe » ; – à la même première phrase, la seconde occurrence du mot : « trois » est remplacée par le mot : « six » ; – à la deuxième phrase, les mots : « de la mission » sont remplacés par les mots : « du transfert temporaire intragroupe » ; – est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Après une période de séjour de six mois cumulés hors de l’Union européenne, une carte “salarié détaché ICT” peut être délivrée à l’étranger qui vient effectuer un nouveau transfert temporaire intragroupe. » ; – il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : « Les conditions de l’exercice du transfert temporaire intragroupe sont précisées par décret en Conseil d’État. » ; b) Au premier alinéa du II, les mots : « à ses enfants » sont remplacés par les mots : « aux enfants du couple » ; c) Le III est complété par une phrase ainsi rédigée : « L’établissement ou l’entreprise établi dans le premier État membre notifie au préalable le projet de mobilité de l’étranger, dès lors qu’il est connu, aux autorités administratives compétentes du premier État membre ainsi qu’à l’autorité administrative compétente désignée par arrêté du ministre chargé de l’immigration. » ; d) (Supprimé)…
  • Article 30 (Conforme) Articles 30 bis et 30 ter (Supprimés)
  • Article 31 Autorise les médecins de l'office, si l'étranger accepte et selon la déontologie, à demander les informations médicales nécessaires, et impose de motiver spécialement un refus contraire à l'avis. Le 11° de l’article L. 313-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Après la troisième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Sous réserve de l’accord de l’étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l’office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l’accomplissement de cette mission. » ; 2° Avant la dernière phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l’autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. »…
  • Article 33 bis A (Supprimé)
  • Article 33 bis Impose avant le 1er octobre le rapport annuel de l'article L. 111-10, étendu à la politique d'asile, avec projections et évaluation du schéma national d'accueil des demandeurs d'asile. L’article L. 111-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Le premier alinéa est ainsi modifié : a) Après le mot : « année », sont insérés les mots : « avant le 1 er octobre » ; b) Après le mot : « politique », sont insérés les mots : « d’asile, » ; 2° À la fin du deuxième alinéa, sont ajoutés les mots : « les données quantitatives relatives à l’année civile précédente, à savoir » ; 3° Après le k, il est inséré un l ainsi rédigé : « l) Une évaluation qualitative du respect des orientations fixées par le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile. » ; 4° Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Ce rapport contient également les évaluations, pour l’année en cours, des données quantitatives énumérées aux a à l du présent article, ainsi que les projections relatives à ces mêmes données pour l’année suivante. » ; 5° Au dernier alinéa, les mots : « et l’Office français de l’immigration et de l’intégration » sont remplacés par les mots : «, l’Office français de l’immigration et de l’intégration et le délégué interministériel chargé de l’accueil et de l’intégration des réfugiés »..........................................................................................................................…
  • Article 33 ter B (Supprimé)
  • Article 33 ter Description : Permet de délivrer une carte de séjour, hors menace à l'ordre public ou polygamie, à l'étranger justifiant de 3 ans d'activité ininterrompue dans un organisme d'accueil, sous conditions. Après l’article L. 313-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est inséré un article L. 313-14-1 ainsi rédigé : « Art. L. 313-14-1. – Sauf si sa présence constitue une menace à l’ordre public et à condition qu’il ne vive pas en état de polygamie, la carte de séjour temporaire mentionnée à l’article L. 313-11 ou la carte de séjour mentionnée aux 1° et 2° de l’article L. 313-10 peut être délivrée, sans que soit opposable la condition prévue à l’article L. 313-2, à l’étranger accueilli par les organismes mentionnés au premier alinéa de l’article L. 265-1 du code de l’action sociale et des familles qui justifie de trois années d’activité ininterrompue au sein de ce dernier, du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d’intégration, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. »…
  • Article 33 quater Permet au directeur académique des services de l'éducation nationale, si le maire refuse l'inscription, d'autoriser l'accueil provisoire de l'élève et de solliciter le préfet, habilité à l'inscrire définitivement. Le sixième alinéa de l’article L. 131-5 du code de l’éducation est complété par une phrase ainsi rédigée : « En cas de refus d’inscription de la part du maire, le directeur académique des services de l’éducation nationale peut autoriser l’accueil provisoire de l’élève et solliciter l’intervention du préfet qui, conformément à l’article L. 2122-34 du code général des collectivités territoriales, est habilité à procéder à une inscription définitive. » TITRE IV DISPOSITIONS DIVERSES ET FINALES CHAPITRE I ER Dispositions de coordination…
  • Article 34 Fixe à 30 jours le délai de départ volontaire de l'étranger obligé de quitter le territoire français et détermine les pays vers lesquels il doit se rendre. Le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° À la fin du dernier alinéa de l’article L. 313-10, les mots : « en Conseil d’État » sont remplacés par les mots : « et modulé, le cas échéant, selon le niveau de diplôme concerné » ; 2° Le second alinéa du III de l’article L. 313-11-1 est supprimé ; 3° (Supprimé) 4° L’article L. 511-1 est ainsi modifié : a) Au début du dernier alinéa du I, sont insérées deux phrases ainsi rédigées : « Pour satisfaire à l’obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français, l’étranger rejoint le pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays non membre de l’Union européenne avec lequel ne s’applique pas l’acquis de Schengen où il est légalement admissible. Toutefois, lorsqu’il est accompagné d’un enfant mineur ressortissant d’un autre État membre de l’Union européenne, d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse dont il assure seul la garde effective, il ne peut être tenu de rejoindre qu’un pays membre de l’Union européenne ou appliquant l’acquis de Schengen. » ; b) Les quatre premières phrases du premier alinéa du II sont remplacées par une phrase ainsi rédigée : « L’étranger auquel il est fait obligation de quitter le territoire français dispose d’un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de l’obligation de quitter le territoire français. » ; 5° Le II de l’article L. 742-4 est ainsi rédigé : « II. – Lorsqu’une décision de placement en rétention prise en application de l’article L. 551-1 est notifiée avec la décision de transfert, l’étranger peut contester la décision de transfert dans les conditions et délais prévus au III de l’article L. 512-1. Il est statué selon les conditions et délais prévus au dernier alinéa du même III sur le recours formé contre une décision de transfert par un étranger qui fait l’objet, en cours d’instance, d’une décision de placement en rétention. « Lorsqu’une décision d’assignation à résidence prise en application de l’article L. 561-2 est notifiée avec la décision de transfert, l’étranger peut, dans les quarante-huit heures suivant leur notification, demander au président du tribunal administratif l’annulation de la décision de transfert et de la décision d’assignation à résidence. Le président du tribunal administratif statue dans un délai de quatre-vingt-seize heures à compter de l’expiration du délai de recours, dans les conditions prévues au III de l’article L. 512-1. Il est statué selon les conditions et dans les délais prévus au dernier alinéa du même III sur le recours formé contre une décision de transfert par un étranger qui fait l’objet, en cours d’instance, d’une décision d’assignation à résidence. » ; 6° À l’article L. 731-1, les mots : « membre du Conseil » sont remplacés par le mot : « conseiller » ; 7° (Supprimé) 8° À la seconde phrase du deuxième alinéa de l’article L. 556-1, les mots : « soixante-douze heures » sont remplacés par les mots : « quatre-vingt-seize heures à compter de l’expiration du délai de recours ».…
  • Article 34 bis Description : Fait d'une carte expirée en renouvellement une preuve de séjour 3 mois, jusqu'au 31 décembre 2020, dans des départements fixés par arrêté, avec droits sociaux et travail. I. – L’article L. 311-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° À la première phrase du second alinéa, après la première occurrence du mot : « expiration », sont insérés les mots : « de la carte de séjour pluriannuelle d’une durée de quatre ans mentionnée au premier alinéa de l’article L. 313-18, » ; 2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : « Dans des départements dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de l’immigration, l’étranger qui a déposé une demande de renouvellement de sa carte de séjour temporaire ou de sa carte de séjour pluriannuelle autre que celle mentionnée au deuxième alinéa du présent article, avant l’expiration de celle-ci, peut justifier, dans la limite de trois mois à compter de cette date d’expiration, de la régularité de son séjour par la présentation de la carte arrivée à expiration. Pendant cette période, il conserve l’intégralité de ses droits sociaux ainsi que son droit d’exercer une activité professionnelle. » II. – Le dernier alinéa de l’article L. 311-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans sa rédaction résultant du I du présent article est applicable jusqu’au 31 décembre 2020.…
  • Article 36 Description : Remplace, aux septième et huitième alinéas de l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale, des renvois par ceux des cartes pluriannuelles d'apatride et de protection subsidiaire. L’article L. 512-2 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié : 1° Au septième alinéa, la référence : « au 10° de l’article L. 313-11 » est remplacée par la référence : « à l’article L. 313-26 » ; 2° Au huitième alinéa, la référence : « L. 313-13 » est remplacée par la référence : « L. 313-25 ».
  • Article 37 Actualise la liste des titres de séjour qui ouvrent aux étrangers l'accès au service civique. L’article L. 120-4 du code du service national est ainsi modifié : 1° Au 2°, la référence : « à 10° » est remplacée par la référence : « à 9° » et, après la référence : « L. 313-21, », est insérée la référence : « L. 313-26, » ; 2° Au 3°, les références : «, L. 313-13 et L. 313-17 ou au 8° » sont remplacées par les références : «, L. 313-17 et L. 313-25 ou aux 8° et 12° ». CHAPITRE II Dispositions relatives aux outre-mer…
  • Article 38 (Conforme).........................................................................................................................
  • Article 39 (Conforme)......................................................................................................................... CHAPITRE III Dispositions finales
  • Article 41 Échelonne l'entrée en vigueur de dispositions de la loi à des dates fixées par décret en Conseil d'État, dans la limite d'échéances maximales. I. – Le 2° du I et le II de l’article 19 ainsi que les articles 19 bis A, 19 bis et 19 quater s’appliquent aux infractions postérieures à la date de publication de la présente loi. Le c ter du 5° du I de l’article 9 s’applique aux demandes déposées postérieurement à cette même date. Les 1° et 2° de l’article 10 A s’appliquent aux décisions de refus d’entrée prises à compter de cette même date. II. – (Non modifié) III. – Le 2° du I de l’article 3, les b bis et c du 2°, les 3° à 6° du I et le II de l’article 5, les a, a bis AA, a bis A et b du 1°, le 1° bis, le c du 2°, le 3° et le c du 5° du I de l’article 9, l’article 16 bis, les 1° et 2° de l’article 17 et l’article 18 entrent en vigueur à une date fixée par décret en Conseil d’État, et au plus tard le 1er janvier 2019. Le 1° du I de l’article 3, l’article 4 A, le 2° du I et le II de l’article 4, le 1° A, le b du 1° et les a et b du 2° du I de l’article 5, le 2° du I et le 1° du II ainsi que le III de l’article 6, l’article 7, le 1° A et le a du 2° du I de l’article 9, les articles 9 bis A, 9 bis et 10, le 2° de l’article 10 bis et le 1° de l’article 12 entrent en vigueur à cette même date et sont applicables aux demandes déposées postérieurement à cette dernière. Le 1° du I et le III de l’article 4, le b du 1° du I de l’article 6, l’article 7 bis, les 2°, 3° et 4° de l’article 8, le 4°, le b du 5° et les 6° et 7° du I de l’article 9, le 1° de l’article 10 bis, le I de l’article 11, le c du 2° de l’article 12, les articles 13 à 15, les 1° A, 2° et 4° à 8° du II de l’article 16, le 3° de l’article 17, les articles 17 bis et 17 ter, le 1° du I de l’article 19, les 5°, 7° et 8° de l’article 34, le 1° A de l’article 35 et le 4° du I de l’article 38 entrent en vigueur à cette même date et s’appliquent aux décisions prises après cette dernière. Les a et b du 2° et le 3° de l’article 12 ainsi que le 3° du II de l’article 16 entrent également en vigueur à cette date et s’appliquent aux recours qui lui sont postérieurs. Le a du 1° du I de l’article 5 et le 3° du I de l’article 38 entrent en vigueur à cette même date et s’appliquent aux demandeurs d’asile entrés sur le territoire après cette date. L’article 10 B entre également en vigueur à cette date et s’applique aux contrôles qui lui sont postérieurs. IV. – Les 1° bis et 2° du I de l’article 26, les 1° A, 2° et 3° de l’article 26 bis, l’article 26 sexies, le 1° de l’article 31, l’article 33 quater, le I de l’article 34 bis et les articles 36 et 37 entrent en vigueur à une date fixée par décret en Conseil d’État, et au plus tard le 1er mars 2019. Les articles 1er, 2, 9 ter, 9 quater et 20 à 25, le 1° de l’article 26 bis, les articles 28 à 30, 32, 33 et 33 ter, les 1° et 2° de l’article 34, les 1° et 3° de l’article 34 ter, les 5°, 8°, 9°, 11°, 13° bis à 14° bis et 16° de l’article 35 entrent en vigueur à cette même date et s’appliquent aux demandes qui lui sont postérieures. Le 2° de l’article 31 et le 2° de l’article 34 ter entrent en vigueur à cette même date et s’appliquent aux décisions et avis postérieurs. L’article 26 bis A entre également en vigueur à cette date et s’applique aux parcours d’intégration républicaine engagés à compter de cette dernière. Le 1° B du I et le II bis de l’article 38, qui entrent en vigueur à cette même date, s’appliquent aux contrôles effectués à compter de cette dernière. V. – (Supprimé) VI (nouveau). – Le présent article est applicable à Saint-Barthélemy et Saint-Martin ainsi que dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie..........................................................................................................................…

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