Pourquoi monparlement.fr

La mission

Comprendre qui vote quoi, avec qui, et pourquoi à l'Assemblée Nationale ne devrait pas demander des heures de fouille sur le site officiel. monparlement.fr agrège les données publiques de l'AN (data.assemblee-nationale.fr, Étalab 2.0) et en propose une lecture éditoriale qui sort de la simple opposition « pour / contre ».

L'analyse se concentre sur les votes finals (votes sur l'ensemble d'un texte, motions de censure, congrès), quelques centaines par législature, pour offrir une grille de lecture stable. Les votes d'article et les amendements sont, eux, rattachés au texte et à l'article qu'ils modifient : sur une fiche de vote, chaque article porte son sort et les amendements qui l'ont visé.

Sur les votes les plus importants, le site va plus loin qu'un résumé : un décryptage relu à la main dit ce que le texte change, article par article, et met en regard les arguments des uns et des autres, chacun attribué à qui l'a formulé et sourcé. Le site ne tranche jamais entre eux.

Trois principes éditoriaux

  1. Neutralité de méthode, lisibilité de résultat. Les calculs (cohésion, alliances, dissensions) sont documentés dans la méthodologie et le pipeline est open source. Mais l'interface assume des choix de présentation (un vote « contre » a un sens politique différent selon le contexte du scrutin).
  2. Ce qui vient d'une machine est signalé, ce qui vient d'une relecture aussi. Les synthèses de vote sont produites hors ligne par un modèle de langage tenu à une consigne de neutralité stricte, puis figées dans des fichiers ; elles portent une étiquette qui le dit. Les décryptages approfondis des votes finals, eux, sont écrits et vérifiés à la main depuis le texte adopté et portent leurs sources : c'est une autre exigence, et l'étiquette le distingue. Les positions par groupe viennent toujours des votes réels, jamais d'une interprétation. L'application ne fait aucun appel à une IA en réponse à une action de votre part : vie privée préservée, comportement déterministe. Quand une donnée manque, le site l'écrit plutôt que de combler le trou.
  3. Zéro tracking, zéro cookie, zéro compte. Aucun pixel Facebook, aucun Google Analytics, aucun outil de profilage. Le site est un ensemble de fichiers statiques servis par Scaleway Object Storage. Deux appels sortants seulement, et vous pouvez les vérifier : l'API gouvernementale Base Adresse Nationale quand vous cherchez votre député·e (la requête part de votre navigateur, sans relais chez nous), et notre compteur de pages vues, qui reçoit le chemin de la page, une classe d'écran, le nom du site d'où l'on arrive et, dans l'Explorer, le texte cherché, rien d'autre. Ni cookie, ni identifiant, ni empreinte ; l'adresse IP n'est ni lue ni conservée, et les préférences Do Not Track et Global Privacy Control coupent la mesure. Le code du compteur est public, comme le reste.

Ce qui n'est pas dans monparlement.fr

  • Le Sénat. Les votes de la chambre haute ne sont pas couverts (data.senat.fr a une API distincte, à intégrer plus tard).
  • Les amendements qui n'ont pas fait l'objet d'un scrutin public. Un amendement adopté à main levée ne laisse aucun vote nominatif : personne ne peut dire qui l'a soutenu. Ces amendements n'ont donc pas de fiche ici, même quand ils ont changé le texte. C'est la limite la plus fréquemment rencontrée par les lecteur·rices, et elle vient des données publiques, pas d'un choix de notre part.
  • Les auditions et les débats en commission, mot pour mot. Le travail en commission est couvert par ses résultats (amendements examinés, adoptés, par groupe, et les rapports) mais pas par ses comptes rendus intégraux.
  • Les opinions des député·es hors-vote. On ne mesure pas les tribunes presse, les interviews, les positions Twitter. Seuls les actes parlementaires (votes, dépôts de PPL, rapports) comptent.
  • Le passé pré-2017. Trois législatures couvertes (LG15, LG16, LG17). L'historique antérieur n'est pas disponible.

L'auteur

monparlement.fr est un projet personnel de Matthieu de Cremoux, citoyen curieux du fonctionnement parlementaire.

Toutes les améliorations et corrections sont les bienvenues : le pipeline et le frontend sont libres et publics (AGPL-3.0, contenu éditorial CC BY 4.0), et les bugs/suggestions peuvent être remontés via la page contact ou une issue sur le dépôt.

Si l'outil vous est utile et que vous voulez soutenir son maintien, voir la page ☕ Soutenir (don ponctuel ou mensuel via Tipeee). Le coût d'infrastructure est modeste, le travail éditorial bénévole, le café indispensable. La liste des soutiens est publique.

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