Modifier l’article 8 de la Constitution afin d’encadrer la nomination des membres du Gouvernement

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 25 septembre 2024. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Farida AmraniLFI

En commission

Renvoyée en commission le 25 septembre 2024, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Projet ou proposition de loi constitutionnelle

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte propose de modifier l’article 8 de la Constitution afin d’encadrer la nomination des membres du Gouvernement. Il interdit la nomination de personnes ayant perdu une élection législative dans les douze mois précédant leur nomination. Cette disposition s’applique à la fois au Premier ministre et aux membres du Gouvernement. Elle vise à renforcer le lien entre les résultats électoraux et les nominations politiques. Le texte ne précise pas de sanctions ou de modalités d’application de cette interdiction.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 25 septembre 2024
Identifiant : PIONANR5L17B0293
Dossier législatif : DLR5L17N50481

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 25 septembre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, L’article 8 de la Constitution de laVe République confère au Président de la République le pouvoir de nommer les membres du gouvernement sur proposition du Premier ministre. Ce pouvoir doit s’exercer dans le respect des principes de légitimité démocratique, en cohérence avec la volonté populaire exprimée lors des élections. La nomination de personnalités politiques ayant été battues lors des élections législatives à des postes ministériels soulève des interrogations quant au respect du suffrage universel. Cette pratique accentue la défiance des citoyens envers les institutions politiques. Le message implicite envoyé aux citoyens est que leur voix, exprimée dans les urnes, peut être contournée ou minimisée par des choix de nomination qui nient le verdict populaire. La perception de telles nominations comme une remise en question des résultats électoraux affaiblit la confiance des Français dans leurs institutions. En effet, un élu battu a, par le résultat des urnes, perdu la légitimité que lui confère le vote populaire. Son retour rapide au sein du gouvernement peut dès lors apparaître comme une forme de contournement des règles de la démocratie représentative, ce qui alimente le sentiment de déconnexion entre les dirigeants et les citoyens. Si nos institutions lui garantissent une place prépondérante dans le jeu politique, les principes élémentaires de la démocratie doivent s’imposer au pouvoir exécutif. Quoi de mieux que de lui imposer la sanction du vote…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique L’article 8 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Nul ne peut être nommé Premier ministre, ni membre du Gouvernement si, dans les douze derniers mois, il a perdu une élection législative. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

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