Mobilisation lycéenne

Posée le : 6 octobre 2026
Adressée à : Ministre de l’éducation nationale
Réponse : publiée en séance

Cette question au Gouvernement est reprise du compte rendu intégral de la séance. L'Assemblée ne l'a pas encore versée à son jeu de données des questions, qui paraît avec plusieurs semaines de retard : elle n'a donc pas encore de numéro officiel.

Mardi 06 octobre 2026, 1re séance · Session ordinaire 2026-2027

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L'échange en séance

5 prises de parole

Compte rendu intégral de la séance, repris tel quel. Les interruptions depuis les bancs et les interventions de la présidence pour la police de la séance ne sont pas reproduites ; le compte rendu officiel les contient.

  1. M. Sébastien Chenu (RN)

    Monsieur le premier ministre, qu’avez-vous fait de la France ? En 2023, Marine Le Pen posait cette question à votre prédécesseur ; elle est toujours d’une cruelle actualité. Une semaine après la visite du pape - on a vu alors une France bienveillante -, changement d’ambiance ! Qu’avez-vous fait de la France ? Ce mardi, une jeunesse en perte de repères (M. Benjamin Lucas-Lundy s’exclame) …

  2. M. Sébastien Chenu

    …s’interroge sur son avenir et nous interpelle. Parcoursup, absence de professeurs, revalorisation du métier de professeur, classes surchargées : nous entendons ce qu’elle nous dit. Ce mardi, votre gouvernement, qui n’a rien anticipé, rien vu venir, rien préparé, rien prévu, est pris comme un lapin dans les phares d’une voiture. Votre responsabilité est immense et votre bilan est celui d’un échec global : éducatif - évidemment -, sécuritaire, migratoire, économique, financier, social. La liste de courses que vous avez donnée à vos ministres est pathétique : ça fait dix ans que vous êtes là - vous étiez déjà ministre sous Édouard Philippe - et cette liste témoigne de votre déconnexion. (M. Erwan Balanant s’exclame.) Pire : en faisant la courte échelle à La France insoumise lors des élections,… …vous avez légitimé le poison de la violence dont se nourrit ce mouvement dans le débat politique et dans les manifs qu’il gangrène. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Qu’avez-vous fait de la France ? C’est aussi la question que se pose toute la presse internationale aujourd’hui. Quelles réponses comptez-vous apporter, à nous comme aux Français, pour rétablir l’ordre, à part une plateforme, des débats et des numéros verts ? N’avez-vous tout simplement pas honte d’avoir mis notre pays dans cet état ? Pour nous, pas de résignation ! Encore sept mois à attendre avant qu’avec Marine Le Pen et Jordan Bardella (Sourires et exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et SOC) , nous puissions redonner aux Français des raisons d’espérer et de croire en la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. - M. Arnaud Saint-Martin mime un joueur de pipeau.)

  3. M. Édouard Geffray , ministre de l’éducation nationale

    Je sers mon pays depuis vingt ans dans le service public et depuis un an comme ministre. Je l’ai servi pendant quelques années au sein du ministère de l’éducation nationale. Depuis dix ans, je n’ai jamais eu honte de servir mon pays, pas davantage que je n’ai honte de défendre le service public contre celles et ceux qui mènent contre lui une attaque en règle : ce sont quatre-vingt-cinq membres du personnel qui ont été blessés en l’espace de huit jours - c’est inédit dans l’histoire de l’éducation nationale - et vingt-quatre bâtiments qui ont été saccagés et incendiés. Par conséquent, 30 000 élèves sont privés de cours…

  4. M. Édouard Geffray , ministre

    …parce que certains, sous une forme ou une autre, ont encouragé ou légitimé la violence. Je réponds à votre question : certains des sujets de préoccupation que vous évoquez ne constituent pas pour nous une découverte. Un seul exemple : nous avons multiplié par trois le taux de remplacement des absences de courte durée dans le premier degré en l’espace de deux ans. À la rentrée scolaire, nous avons réduit de 57 % le nombre de postes vacants. On ne peut pas dire que nous ne nous y sommes pas attaqués ! Il n’en est pas moins très clair qu’il faut faire plus et mieux, notamment pour les lycées. Le premier ministre nous a donc confié plusieurs chantiers, et d’abord celui du remplacement pour que nos élèves n’aient plus à subir le préjudice des absences de longue durée non remplacées. J’ai lancé un plan d’action il y a déjà deux jours : nous identifierons un par un les établissements qui rencontrent des difficultés et nous les résoudrons toutes, comme nous l’avons fait en moins de huit jours au lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Créteil. Nous allons évidemment continuer de nous attaquer à la question de la médecine scolaire. Je vous rappelle que dans le projet de budget, nous proposons de créer 300 postes dans ce domaine après en avoir déjà créé 300 l’année dernière. Nous continuerons à travailler sur Parcoursup avec le ministre de l’enseignement supérieur, pour améliorer sa transparence ainsi que l’orientation des élèves. Au demeurant, Parcoursup a permis depuis 2019 à un nombre inédit d’élèves de Seine-Saint-Denis de faire leurs études à Paris et favorise de ce fait une mixité sociale qui n’existait pas auparavant dans les mêmes termes. (M. Erwan Balanant applaudit.) Il faut quand même le savoir ! Tous ces chantiers sont ouverts et nous les mènerons avec honneur, car servir l’État et la République est un honneur ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.)

  5. M. Sébastien Chenu

    Vos constats, vos bilans, vos contentements ! Vous devriez avoir honte de ce que vous avez fait de notre pays ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

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La source

Compte rendu intégral de la séance du 6 octobre 2026

Données : open data de l'Assemblée nationale, reprises sans réécriture. Identifiant : CRQG17-20261006-02.

Adresse de cette question : https://www.monparlement.fr/questions/q/CRQG17-20261006-02