Cette question au Gouvernement est reprise du compte rendu intégral de la séance. L'Assemblée ne l'a pas encore versée à son jeu de données des questions, qui paraît avec plusieurs semaines de retard : elle n'a donc pas encore de numéro officiel.
Mercredi 07 octobre 2026, 1re séance · Session ordinaire 2026-2027
L'échange en séance
3 prises de paroleCompte rendu intégral de la séance, repris tel quel. Les interruptions depuis les bancs et les interventions de la présidence pour la police de la séance ne sont pas reproduites ; le compte rendu officiel les contient.
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Dimanche dernier, à Longchamp, s’est déroulé le fameux Prix de l’Arc de Triomphe, graal des jockeys de plat. Cet événement très suivi ne doit pas masquer la forte inquiétude qui a saisi toute la filière hippique.
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En effet, France Galop a dévoilé, le 10 septembre dernier, un projet concernant l’évolution des activités de nos hippodromes régionaux. Ce projet aboutirait à l’arrêt des épreuves de plat ou d’obstacle à Saint-Malo, à Amiens, aux Sables-d’Olonne, à Tarbes, à Aix, à Châteaubriant, à Cholet, à la Teste-de-Buch, au Touquet, à Senonnes, à Vittel, à Agen, entre autres villes. À terme, c’est la survie d’au moins trente et un hippodromes qui est en jeu. Rien que dans la circonscription de la Mayenne dont je suis l’élue, pas moins de quatre hippodromes sont concernés. Ce sont pourtant bien souvent ces réunions hippiques locales qui attirent des foules d’amateurs, futurs parieurs. Elles font partie intégrante de l’histoire et de la vie culturelle et sportive locale. L’annonce de ces mesures a provoqué une forte mobilisation des professionnels et des élus locaux et nationaux. Ainsi, nombre d’entre eux pointent l’absence de concertation qui a précédé l’élaboration de ce document. Plus encore, ils s’inquiètent que ce document ait été rendu public dans la précipitation : le conseil d’administration de la société mère aurait dû entériner ces propositions le 25 septembre. Pour l’heure, la mobilisation des acteurs a permis d’ajourner la tenue de ce conseil. Le Conseil du plat s’est pour sa part déclaré incompétent pour statuer, faute de chiffrage. Désormais, le dialogue doit se poursuivre avec l’ensemble des acteurs. Comment, en effet, imaginer que de telles décisions puissent être prises sans même en référer aux collectivités qui investissent régulièrement pour leurs hippodromes, comme, entre autres, à Aurillac ? Ces annonces ont aussi profondément affecté les présidents des sociétés de courses, les professionnels ainsi que les très nombreux bénévoles. Les acteurs de terrain demandent que cette filière qui façonne l’identité et l’économie des territoires reçoive un soutien significatif. Aussi, madame la ministre de l’agriculture, je souhaiterais avoir votre avis sur ce document qui compromet si directement l’avenir des hippodromes de proximité. Et merci pour votre écoute, les gars ! (L’oratrice désigne les bancs du groupe SOC. - Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes Dem, EPR, DR et HOR ainsi que sur quelques bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)
Mme Annie Genevard , ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire
Ces députés ont tort de rire de votre question : c’est un sujet majeur. Vous avez raison de souligner l’importance des hippodromes de proximité pour les territoires ruraux. Comme vous l’avez dit, au-delà des courses, cette filière occupe des bénévoles, fait vivre des professionnels et maintient de l’emploi local et des activités agricoles. Elle doit cependant faire face à une diminution très importante du nombre de parieurs, qui a été divisé par deux, passant de 6 à 3 millions en quelques années. Cette évolution pèse sur les comptes et les marges du PMU et donc sur les revenus des professionnels agricoles. Par conséquent, l’ensemble de la filière doit se réorganiser pour sauver son modèle économique. Le travail mené par France Galop constitue une première analyse de la situation, qui permet d’identifier les changements possibles. Il est proposé de procéder à des économies de fonctionnement, pour améliorer la marge nette, tout en maintenant un nombre de courses proche de l’actuel. Avec Mme la ministre des sports, nous avons entendu les réactions suscitées par la présentation de ce projet, qui ne revêt aucun caractère définitif. Le rôle de l’État n’est pas de se substituer aux sociétés mères, structures associatives dont les instances garantissent le débat et la validation internes. Cependant, et vous le savez puisque nous en avons souvent parlé, le gouvernement restera extrêmement attentif à ce que des échanges très larges aient lieu, notamment avec la société mère du trot et les collectivités concernées, comme vous l’appelez de vos vœux.
La source
Compte rendu intégral de la séance du 7 octobre 2026
Données : open data de l'Assemblée nationale, reprises sans réécriture.
Identifiant : CRQG17-20261007-03.
Adresse de cette question : https://www.monparlement.fr/questions/q/CRQG17-20261007-03