Mobilisation lycéenne

Posée le : 7 octobre 2026
Adressée à : Ministre de l’intérieur
Réponse : publiée en séance

Cette question au Gouvernement est reprise du compte rendu intégral de la séance. L'Assemblée ne l'a pas encore versée à son jeu de données des questions, qui paraît avec plusieurs semaines de retard : elle n'a donc pas encore de numéro officiel.

Mercredi 07 octobre 2026, 1re séance · Session ordinaire 2026-2027

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L'échange en séance

6 prises de parole

Compte rendu intégral de la séance, repris tel quel. Les interruptions depuis les bancs et les interventions de la présidence pour la police de la séance ne sont pas reproduites ; le compte rendu officiel les contient.

  1. M. Antoine Valentin (UDR)

    Au nom de mon groupe, j’ai d’abord une pensée pour les centaines d’enseignants agressés, les pompiers pris pour cible et les centaines de gendarmes et de policiers blessés dans l’accomplissement de leur devoir. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)

  2. M. Antoine Valentin

    J’ai évidemment aussi une pensée de compassion pour les lycéens blessés. Monsieur le premier ministre, vous avez affirmé il y a quelques jours que La France insoumise portait une responsabilité immense dans le chaos que connaît notre pays. Sur ce point, vous avez raison. Les responsables des agressions qu’ont subies des centaines de policiers et de gendarmes, ce sont eux, qui siègent sur les bancs de La France insoumise ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Les responsables du ciblage des pompiers, de l’incendie des véhicules, du saccage des services publics, ce sont eux, sur les bancs de La France insoumise ! Les responsables des blessures et des mutilations des lycéens sont aussi ceux qui les ont manipulés, excités, dressés contre les forces de l’ordre : ce sont encore eux, sur les bancs de La France insoumise ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. - Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Mais monsieur le premier ministre, qui a armé politiquement le bras de La France insoumise ? C’est vous, avec vos alliés du socle commun ! (Sourires sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Il y a deux ans, quand notre coalition était aux portes du pouvoir, 129 candidats du NFP se sont retirés au profit des vôtres et vous leur avez rendu la pareille. (« Bravo !» et applaudissements sur plusieurs bancs des groupes UDR et RN.) Vous ne pouvez pas vous allier avec La France insoumise lorsque vous risquez de perdre vos sièges pour la désigner ensuite comme ennemie politique quand la France s’embrase ! Allez-vous, comme le demande Éric Ciotti, notre président, révoquer en conseil des ministres le maire LFI de Saint-Denis… …et prendre ici l’engagement de ne plus jamais vous allier à Jean-Luc Mélenchon et à ses troupes ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN. - Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)

  3. M. Laurent Nuñez , ministre de l’intérieur

    Monsieur le député, vous relevez certains comportements de parlementaires de La France insoumise dont on a pu considérer que non seulement ils incitaient les jeunes à manifester,…

  4. M. Laurent Nuñez , ministre

    …mais aussi qu’ils légitimaient la violence, soit par leurs déclarations, soit en s’interposant entre les forces de sécurité intérieure et les manifestants. Vous avez raison de considérer que leurs propos ont pu inciter certains jeunes à basculer du côté de la violence. (Protestations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) C’est pourquoi les préfets ont des instructions pour systématiquement saisir la justice au titre de l’article 40 du code de procédure pénale quand il semble que certaines déclarations relèvent de l’incitation. Dans ma carrière administrative, j’ai souvent eu à instruire des dossiers de dissolution de groupuscules sur ce type de griefs. Si je connais donc les procédures en la matière, vous comprendrez bien que, s’agissant d’une formation politique qui compte de nombreux députés, nous allions dans cette direction avec beaucoup de précautions. En tout cas, chaque fois que la justice pourra être saisie, nous le ferons de manière intraitable et implacable.

  5. M. Antoine Valentin

    Vous n’avez pas répondu à ma question. Vous n’avez fait que citer vos états de service, qui ne démontrent qu’une chose : on peut avoir été un très grand préfet de police et être un petit ministre de l’intérieur. (Protestations sur les bancs des groupes EPR et Dem.)

  6. M. Laurent Nuñez , ministre

    Je ne sais pas si je suis un petit ministre de l’intérieur, mais je suis ministre de l’intérieur et j’étais un haut fonctionnaire de la République. Je suis donc un peu inquiet quand je vois que vous avez comme projet de dissoudre ou d’interdire une formation politique qui a des représentants à l’Assemblée nationale. Moi, je suis ministre de l’intérieur ; vous, soyez à la hauteur des principes de la République française ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, Dem et HOR ainsi que sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS.)

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La source

Compte rendu intégral de la séance du 7 octobre 2026

Données : open data de l'Assemblée nationale, reprises sans réécriture. Identifiant : CRQG17-20261007-07.

Adresse de cette question : https://www.monparlement.fr/questions/q/CRQG17-20261007-07