Amendement de M. Fabien Roussel · art. 1ER TER

73 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 140 voix non atteint. 6 abstentions.
MajoritaireBloc fracturé
Participation 49 %

Amendement n° 307 · ART. 1ER TER, déposé par M. Fabien Roussel +15 cosignataires.

L'essentiel : La procédure obligeant l’administration à recueillir l’avis de la commission des infractions fiscales avant toute plainte pour fraude aurait été abrogée, son auteur invoquant la séparation entre l’exécutif et la justice fiscale.

Texte exact de l'amendement

Rétablir cet article dans la rédaction suivante : « L’article L. 228 du livre des procédures fiscales est abrogé. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le présent amendement propose de supprimer la commission des infractions fiscale (CIF) afin de garantir la séparation entre le pouvoir exécutif et la justice en matière fiscale.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le texte

Ce scrutin porte sur un amendement, un article isolé ou un point de procédure. Le résumé d'enjeu d'ensemble n'est pas encore disponible pour ce texte.

Voir le dossier législatif ↗ pour le contexte.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR31NGdivisé47MODEM314LREM35LC100LR17NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise900
Gauche démocrate et républicaine700
Nouvelle Gauche225
Mouvement Démocrate et apparentés0250
La République en Marche11651
Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants1700
Les Républicains27140
Non inscrit900

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 307 en séance (Confiance dans la vie publique), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Fabien Roussel GDR
« Effectivement, nous avons parlé longuement de ce sujet. Vous m’avez déjà répondu hier soir, madame la garde des sceaux, mais nous avons le secret espoir que notre assemblée puisse enfin faire sauter le verrou de Bercy. Par trois fois, le Sénat l’a déjà fait sauter : deux fois sous la présidence de M. Hollande, puis une fois sous la présidence de M. Macron il y a quelques semaines. Aujourd’hui, la majorité a donc enfin l’occasion de faire sauter le fameux verrou de Bercy, dont je n’expliquerai pas le fonctionnement. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Confiance dans la vie publique), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Yaël Braun-Pivet (rapporteure)
« J’ai déjà fait allusion à cet amendement cet après-midi. Il vise à conférer à l’organe chargé de la déontologie parlementaire un droit à se voir communiquer, par les membres de l’assemblée concernée, tout document utile à l’exercice de ses missions de contrôle. »
M. Fabien Di Filippo LR
« J’ai bien compris qu’on avait, avec ce texte, des velléités inquisitoires et qu’on irait fouiller dans nos mallettes pour voir tout ce que nous sommes susceptibles d’y cacher, jusqu’à ce que nous soyons aussi purs que du cristal ! »
M. Arnaud Viala LR
« Madame la garde des sceaux, je réagis en même temps sur cet amendement et sur l’article 2 du projet de loi, qui impose de rendre public le registre de déport. »
M. Jean-Paul Lecoq GDR
« J’interviens pour vous libérer, madame la garde des sceaux, de votre avis favorable. Tout à l’heure, j’ai presque applaudi lorsque vous avez affirmé que vous faisiez confiance à l’autonomie des assemblées et que vous considériez que nous étions capables de prendre nous-mêmes les décisions qui nous c… »
Mme Cécile Untermaier SOC
« Le présent amendement vise à soumettre les personnes dont la nomination est envisagée dans le cadre de l’article 13 de la Constitution à une obligation d’information des commissions permanentes compétentes des assemblées parlementaires. »
M. Pierre Dharréville GDR
« Nous abordons un sujet important : les stratégies d’influence dont les personnalités politiques sont susceptibles d’être la cible et les moyens d’encadrer ces pratiques. »
M. Éric Coquerel FI
« Nous soutenons cet excellent amendement et demandons d’ailleurs un scrutin public. Je suis étonné que, dans le contexte actuel, il soit possible d’imaginer un instant que la question des conflits d’intérêts et des influences ne concerne pas le Président de la République. »
M. Philippe Latombe DEM
« De manière totalement transpartisane, je suis, à titre personnel, favorable à cet amendement – un certain nombre de mes collègues me soutiendront peut-être. »
M. Philippe Vigier DEM
« Il est vrai qu’avec le vote à une immense majorité de l’amendement relatif aux assistants parlementaires, nous venons d’assister à un bel élan au cours duquel les députés se sont libérés des quelques contraintes qu’ils pouvaient subir. Je pense que nous avons fait œuvre utile. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue