L'amendement n° 21 de Mme Le Pen après l'article premier de la proposition de loi constitutionnelle relative à la souveraineté de la France, à la nationalité, à l’immigration et à l’asile

80 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 64 voix non atteint. 1 abstention.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 22 %

Le texte de cet amendement n'est pas publié dans les données ouvertes de l'Assemblée nationale. Le vote, lui, est complet ci-dessus.

Le texte

Ce scrutin porte sur un amendement, un article isolé ou un point de procédure. Le résumé d'enjeu d'ensemble n'est pas encore disponible pour ce texte.

Voir le dossier législatif ↗ pour le contexte.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC21LIOT51DEM170RE30HOR62LR88RN4NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0160
Gauche démocrate et républicaine - NUPES000
Écologiste - NUPES030
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)010
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires000
Démocrate (MoDem et Indépendants)0150
Renaissance0410
Horizons et apparentés040
Les Républicains0220
Rassemblement National2500
Non inscrit001

Les avis des experts indépendants

Cour des comptes ↗ Sujet connexe

La Cour des comptes relève que le dispositif d'accueil et de séjour des personnes étrangères représente 1,6 % du budget de l'État, soit 6,6 milliards d'euros, et que les délais légaux de décision sur l'asile sont régulièrement dépassés, avec moins d'un demandeur d'asile sur deux hébergé ; elle constate également que 276 576 premiers titres de séjour ont été délivrés en 2019 à des ressortissants non européens, en hausse de plus de 30 % depuis 2010, et que 154 620 demandes d'asile ont été enregistrées en 2019, contre 80 000 en 2015 ; enfin, elle souligne que seules 15 % des mesures d'obligation de quitter le territoire sont exécutées, et que depuis quinze ans les lois visent à maîtriser l'immigration sans objectifs quantifiés.

« L'entrée, le séjour et le premier accueil des personnes étrangères », rapport public thématique, mai 2020

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 21 en séance (Souveraineté de la France, nationalité, immigration et asile), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Philippe Lottiaux RN
« Nous constatons une immixtion croissante du droit international et européen et de la jurisprudence européenne dans le droit français. Du fait de la Constitution, selon laquelle les traités ou accords ratifiés ont une autorité supérieure à celle des lois, et de la jurisprudence Nicolo du Conseil d’État, le juge national devient de plus en plus, dans certains domaines, y compris l’immigration, un relais du droit européen. Cela pose différents problèmes. Normalement, un traité contraire à la Constitution doit s’accompagner d’une modification de celle-ci. »
M. Éric Dupond-Moretti (garde des sceaux)
« L’amendement que vous proposez se compose de trois alinéas qui vont de l’évidence à l’interrogation. Le premier alinéa, c’est l’évidence : vous souhaitez inscrire à l’article 1 er que la Constitution est la norme suprême de l’ordre juridique français. C’est ce que le juge – le Conseil d’État, la Cour de cassation, le Conseil constitutionnel – admet communément. C’est également ce qui découle de l’article 54 de la Constitution. Vous souhaitez par ailleurs préciser que la Constitution s’impose aux pouvoirs publics, aux autorités administratives et juridictionnelles. Là encore, je ne peux qu’approuver. Jusque-là, je chemine avec vous, mais nos chemins et nos routes vont diverger. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 7 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Souveraineté de la France, nationalité, immigration et asile), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Éric Ciotti (rapporteur)
« …laquelle souligne le caractère majeur, pour notre pays, de la proposition de loi constitutionnelle dont j’ai l’honneur d’être le rapporteur. »
M. Gérald Darmanin (ministre de l’intérieur et des outre-mer)
« Madame la présidente, monsieur le garde des sceaux, ministre de la justice, cher Éric – permettez-moi de me réjouir d’avoir le garde des sceaux devant moi –,… »
M. Éric Dupond-Moretti (garde des sceaux, ministre de la justice)
« À moins que mon tympan m’ait fait défaut, j’ai entendu parler de fromage et de dessert. Je ne sais pas qui est le fromage et qui est le dessert , mais je tiens à vous dire, en préambule, que notre présence conjointe est le signe du respect que nous devons aux oppositions. »
Mme Annie Genevard LR
« Sans surprise, les commissaires aux lois ont rejeté notre proposition de loi constitutionnelle relative à la souveraineté de la France, à la nationalité, à l’immigration et à l’asile. Je veux tout d’abord revenir sur les conditions d’examen de ce texte. »
Mme Marie Lebec RE
« Après avoir adopté en commission, vendredi dernier, le projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration, présenté par le ministre de l’intérieur, nous débattons aujourd’hui de la proposition de la loi constitutionnelle du président Éric Ciotti relative à la souveraineté de la Fran… »
Mme Edwige Diaz RN
« En matière d’immigration, le constat est sans appel : 74 % des Français se déclarent insatisfaits de la politique migratoire menée par le Gouvernement. »
M. Antoine Léaument LFI
« Monsieur Ciotti, vous êtes ridicule : vous voulez inscrire dans notre Constitution quelque chose qui s’y trouve déjà, à savoir le fait que ni la religion ni l’origine ne permettent de se soustraire aux lois de la République. »

Pour aller plus loin

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