Amendement de Mme Chikirou (LFI-NUPES) · art. 14

69 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 128 voix non atteint. 9 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 46 %

Amendement n° 884 · ART. 14, déposé par Mme Chikirou LFI-NUPES +74 cosignataires.

L'essentiel : Cet amendement de repli de la France insoumise voulait supprimer la dispense d’évaluation environnementale prévue pour le projet de terminal méthanier flottant, son autrice réclamant a minima des études d’impact et une consultation publique.

Texte exact de l'amendement

Supprimer l'alinéa 5.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Par cet amendement de repli, nous demandons la suppression de l'alinéa 5 de l'article 14. Cet alinéa prévoit que le projet de terminal méthanier flottant puisse être dispensée d'une évaluation environnementale, prévue dans le Code de l'environnement. Cette disposition a été prise pour pouvoir réaliser les travaux de ce projet climaticide le plus rapidement possible, et sans s'encombrer de consultation publique ou d'études d'impact. Nous nous opposons au fait qu'aucune évaluation environnementale n'ait lieu. Nous réaffirmons notre opposition à ce projet, et nous demandons a minima que ces évaluations aient lieu. L'Etat doit être transparent sur le développement de ce projet. Comme le rappelle l'article 7 de la Charte de l'environnement, "toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement".

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 7 juillet 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 21 juillet 2022 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 29 juillet 2022 1re lecture Sénat Modifié
  4. 2 août 2022 Commission mixte paritaire Accord
  5. 3 août 2022 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  6. 12 août 2022 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Ce que change ce texte

L'article 1er ouvre le bénéfice d'une exonération à la prime de pouvoir d'achat versée à compter du 1er juillet 2022 par les employeurs mentionnés à l'article L. 3311-1 du code du travail, dans les conditions qu'il fixe. L'article 1er bis ouvre droit, dans les entreprises d'au moins vingt salariés, à une déduction forfaitaire des cotisations patronales pour toute heure supplémentaire effectuée à compter du 1er octobre 2022 par les salariés mentionnés au II de l'article L. 241-13 du code de la sécurité sociale. L'article 3 modifie les règles de l'épargne salariale, en visant notamment le congé de paternité et d'accueil de l'enfant au 1° de l'article L. 3314-5 du code du travail. L'article 3 ter permet, par dérogation à l'article L. 3262-1 du code du travail et jusqu'au 31 décembre 2023, d'utiliser les titres-restaurant pour acquitter en tout ou partie le prix de tout produit alimentaire, qu'il soit ou non directement consommable. L'article 4 bis complète l'article L. 2261-26 du code du travail pour le cas où le salaire minimum interprofessionnel de croissance a augmenté au moins deux fois au cours des douze mois précédents.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Les moyens du texte d'ensembleet leur sort
  • Revalorisation anticipée de 4% des prestations et pensions Adopté

    Revalorisation exceptionnelle de 4%, rétroactive au 1er juillet 2022, des pensions de base, prestations familiales, minima sociaux (RSA, AAH, ASPA) et de la prime d'activité.

    Mesures sociales validées par le Conseil constitutionnel (décision n° 2022-843 DC).

  • Prime de partage de la valeur Adopté

    Prime versée par l'employeur, exonérée de cotisations et, sous conditions, d'impôt, jusqu'à 3 000 euros par an (6 000 euros sous conditions). Succède à la « prime Macron ».

    Adoptée ; son versement par l'employeur reste facultatif.

  • Bouclier loyers Adopté

    Plafonnement temporaire de la hausse de l'indice de référence des loyers : au plus 3,5% en métropole (du 3e trimestre 2022 au 2e trimestre 2023), 2,5% outre-mer.

    Adopté ; le plafond outre-mer a été introduit lors de l'examen parlementaire.

  • Déconjugalisation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) Adopté

    Suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l'AAH, dans le sens le plus favorable à l'allocataire.

    Adoptée ; mise en oeuvre au 1er octobre 2023.

  • Suppression de la contribution à l'audiovisuel public (redevance) Adopté

    Suppression de la redevance télévisuelle dès 2022, le financement de l'audiovisuel public étant assuré par une fraction de la TVA.

    Portée par la loi de finances rectificative pour 2022 ; validée avec deux réserves d'interprétation sur le financement de l'audiovisuel public.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC16LIOT48DEM172RE30HOR62LR89RN9NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale4900
Gauche démocrate et républicaine - NUPES007
Écologiste - NUPES1400
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)901
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires010
Démocrate (MoDem et Indépendants)0220
Renaissance0821
Horizons et apparentés0150
Les Républicains0180
Rassemblement National0420
Non inscrit030

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 884 en séance (Mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Maxime Laisney LFI
« Il s’agit d’un amendement de repli visant à supprimer l’alinéa 5 de l’article 14. Nous l’avons dit, cet article prévoit tout un tas de dérogations au code de l’environnement pour lancer la construction… J’ai l’impression qu’il y a un peu d’inattention dans cet hémicycle. Je reprends. Cet article prévoit des dérogations pour lancer la construction de canalisations et d’installations annexes – tous les mots sont importants –, afin de raccorder le terminal méthanier flottant. Nous l’avons également dit, la dispense d’étude environnementale avant le démarrage des travaux est possible sauf si quelqu’un se manifeste dans les quinze jours et en ligne. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Carlos Martens Bilongo LFI
« Près de la moitié des Français affirment s’être déjà sentis piégés par la difficulté de résilier un contrat. Il convient de mettre fin aux obstacles injustifiés à la résiliation des abonnements en proposant une solution unique, une option de résiliation accessible en ligne, qui aurait le mérite de l… »
M. Dino Cinieri LR
« Conclure un contrat par un tout autre moyen que par voie électronique ne doit pas empêcher le consommateur de pouvoir résilier ce contrat en ligne. Les explications données sur ce sujet par le Gouvernement lors de l’examen du texte en commission ne répondent pas à l’attente de nos concitoyens. »
Mme Sandra Marsaud (rapporteure pour avis de la commission des affaires économiques)
« Ces amendements visent à étendre à tous les contrats la possibilité, pour les consommateurs, d’une résiliation par voie électronique, que ces contrats aient été ou non souscrits de manière dématérialisée. »
Mme Olivia Grégoire (ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat et du tourisme)
« Les deux amendements ont pour objet d’élargir à tous les contrats de consommation, quelle que soit la manière dont ils ont été conclus, la possibilité d’une résiliation par voie électronique. »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Il est identique à celui que vient de présenter M. Cinieri : le fait que l’entreprise soit établie en France ou à l’étranger ne doit pas entrer en ligne de compte. »
M. Nicolas Meizonnet RN
« Cet amendement rédactionnel de notre excellent collègue Thomas Ménagé, pour le groupe Rassemblement national, vise à clarifier le texte qui nous est soumis après son passage en commission. »
M. Gérard Leseul SOC
« Nous nous joignons à l’avis favorable exprimé sur cet amendement de bon sens. Je remercie d’ailleurs les membres de la commission des affaires économiques qui en ont adopté la rédaction initiale à l’unanimité. »
M. Sébastien Jumel GDR
« La commission des affaires économiques a effectivement adopté unanimement un amendement de bon sens, qui doit permettre à des concitoyens en grande difficulté de résilier par anticipation, et sans s’acquitter de pénalités, des abonnements qui grèvent leur pouvoir d’achat. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue