Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 26 janvier 2024. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.
Projet ou proposition de loi constitutionnelleCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte de loi propose des modifications à la Constitution afin de réformer le Conseil constitutionnel. Il précise que ce dernier ne peut plus s'appuyer sur le fondement de cavalier législatif pour censurer un texte. Il modifie également les règles de nomination des membres du Conseil. Enfin, il introduit une disposition concernant l'examen des amendements liés au texte déposé ou transmis.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 26 janvier 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Ces dernières décennies, le rôle du Conseil constitutionnel a connu une profonde mutation. Institué par la Constitution de laVe République, la juridiction était principalement dotée d’une compétence juridictionnelle visant à contrôler la conformité de la loi à la norme suprême afin de réguler le fonctionnement des pouvoirs publics et préserver les droits et libertés consacrés. Au gré des volontés politiques, traductions des réformes constitutionnelles successives, le champ d’intervention du Conseil constitutionnel s’est élargi jusqu’à confronter, d’une part, la juridiction constitutionnelle à la démocratie et, d’autre part, la souveraineté au contrôle de constitutionnalité. Au fond, historiquement, comme l’explique le Professeur et constitutionnaliste Michel Tropper, la doctrine interne se ventilait alors entre, d’un côté, les partisans d’un contrôle de constitutionnalité comme émanation de l’expression moderne de la souveraineté et, de l’autre côté, les tenants d’un contrôle de constitutionnalité qui serait antinomique avec l’expression de la souveraineté et donc inacceptable par principe. Ainsi, sous la IIIe République, la question de la légitimité du contrôle de constitutionnalité était déjà posée avec une certaine acuité tant la loi était érigée comme le nec plus ultra de l’expression de la volonté générale. Ce faisant, en 1946, la nouvelle constituante portera notamment le projet d’un meilleur équilibre du parlementarisme et consacrera ainsi la créat…
Articles (3 extrait·s du texte)
- Article 1er L’article 61 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Dans le cadre de l’exercice de ce contrôle de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel ne peut invoquer le fondement de cavalier législatif au soutien de la censure du texte. »
- Article 2 L’article 56 de la Constitution est ainsi modifié : I. – Le premier alinéa est ainsi modifié : 1° À la première phrase, le mot : « neuf » est remplacé par le mot : « dix » ; 2° La troisième, avant-dernière et dernière phrases sont remplacées par une phrase ainsi rédigée : « Deux membres sont nommés par le Président de la République, un membre est désigné par l’Assemblée nationale à la majorité des trois cinquièmes, un membre élu par le Sénat à la majorité des trois cinquièmes, trois membres élus par la Cour de cassation et trois membres élus par le Conseil d’État. » II. – Le deuxième alinéa est ainsi rédigé : « La parité doit être respectée. »…
- Article 3 Le premier alinéa de l’article 45 de la Constitution est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Des lors que le texte définitif a été amendé par des amendements présentant un lien, même indirect, avec le texte déposé ou transmis, le Conseil constitutionnel, dans le cadre de l’exercice de ce contrôle de constitutionnalité, ne peut invoquer une irrégularité formelle dit cavalier législatif au soutien de la censure du texte. Seules les irrégularités de fonds peuvent fonder la censure d’un texte adopté par la représentation nationale. »…
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Pour aller plus loin
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)