Promouvoir la transparence des contrats de la commande publique

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 3 décembre 2024. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Christine ArrighiEcoS · avec 10 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 3 décembre 2024, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi modifie le code de la commande publique afin d'appliquer une obligation de transparence spécifique aux contrats conclus par les administrations publiques. Il introduit une disposition qui rend ces contrats soumis aux règles de transparence définies par le code des relations entre le public et l’administration. Cette mesure vise à renforcer la transparence dans la gestion des marchés publics. Elle s'inscrit dans un cadre plus large de protection des entreprises contre les pratiques illégales, tout en favorisant une meilleure information des citoyens sur l'utilisation des fonds publics.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 3 décembre 2024
Identifiant : PIONANR5L17B0655
Dossier législatif : DLR5L17N51003

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 3 décembre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Toutes les entreprises, et particulièrement celles qui sont les plus novatrices, sont exposées à des actes de prédation qui peuvent provenir aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur de l’Union européenne. Parmi les principales menaces identifiées figurent la fuite d’informations sensibles, l’espionnage industriel et les cyberattaques. La mondialisation, l’augmentation de la sous-traitance, l’allongement des chaînes d’approvisionnement, ainsi que l’utilisation croissante des technologies de l’information et de la communication, amplifient les risques liés à ces pratiques. La protection des entreprises est donc essentielle non seulement pour garantir leur compétitivité, mais également pour préserver l’innovation, l’emploi et la croissance économique dans un monde de plus en plus exposé aux risques de prédation et de concurrence déloyale. La loi n° 2018-670 du 30 juillet 2018 relative à la protection du secret des affaires, qui est une loi de transposition en droit interne des dispositions de la directive européenne 2013/944 du 8 juin 2016 sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulguées, contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites poursuit cet objectif de protection des entreprises françaises et européennes. Toutefois, si cette mesure protectrice de savoir-faire et d’intérêts privés trouve à s’appliquer de manière rigide dans les contrats conclus entre entités privées, son application doit être plus so…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique I. – Le code de la commande publique est ainsi modifié : 1° L’article L. 3 est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Les contrats de la commande publique sont soumis à l’obligation de transparence prévue à l’article L. 311-6-1 du code des relations entre le public et l’administration. » 2° L’article L. 2332-1 est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, les mots : « divulgation violerait le secret des affaires ou celles dont la » sont supprimés ; b) Est ajouté un alinéa ainsi rédigé : « Le secret des affaires n’est pas opposable aux contrats de marchés publics. » ; 3° L’article L. 3122-3 est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, les mots : « divulgation violerait le secret des affaires ou celles dont la » sont supprimés ; b) Est ajouté un alinéa ainsi rédigé : « Le secret des affaires n’est pas opposable aux contrats de concession. » II. – À l’article L. 151-7 du code de commerce, après le mot : « notamment », sont insérés les mots : « pour les contrats de commande publique, ou ». III. – Après l’article L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration, il est inséré un article L. 311-6-1 ainsi rédigé : « Art. L. 311-6-1. – Le secret des affaires, tel que défini à l’article L. 151-1 du code de commerce, n’est pas opposable pour toutes les informations relatives aux contrats de la commande publique. Cette inopposabilité s’applique à toute entité ou personne participant à l’attribution et à l’exécution du contrat. « Toute clause contractuelle visant à restreindre la publicité de ces informations est réputée non écrite. »…

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Pour aller plus loin