Licencier les salariés utilisant de faux arrêts de travail

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 17 avril 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Antoine VermorelDR · avec 1 cosignataire

En commission

Renvoyée en commission le 17 avril 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des affaires sociales

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi vise à renforcer les sanctions contre les salariés qui utilisent des faux arrêts de travail. Il modifie le code de la sécurité sociale pour permettre aux organismes compétents de prendre des mesures en cas de fraude liée aux allocations journalières. L’objectif est de lutter contre la fraude sociale, en particulier celle consistant à obtenir des arrêts de travail par des moyens illégaux. Le texte s’inscrit dans un contexte de lutte contre les pratiques qui affectent le financement de la protection sociale. Il ne précise pas les modalités d’application concrètes de cette mesure.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 17 avril 2025
Identifiant : PIONANR5L17B1291
Dossier législatif : DLR5L17N51927

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 17 avril 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Alors que notre pays est comptable d’une dette qui dépasse les 3 228 milliards d’euros, la fraude sociale est une réalité concrète et préoccupante. Le Haut conseil du financement du financement de la protection sociale (HCFPS) évalue cette fraude à plus de 13 milliards d’euros chaque année. Dans ce contexte, de nombreux sites et plateformes en ligne telles qu’Arrêt Maladie24.com proposent des certificats, arrêts de travail et divers documents médicaux, à des prix dérisoires sans aucune consultation médicale. Quand bien même ces sites sont parfois fermés par les services de l’État, d’autres rouvrent instantanément et pullulent sur les canaux des messageries cryptées. Ces pratiques, qui permettent d’obtenir un arrêt maladie en quelques clics sont non seulement illégales, mais nuisent à l’intégrité de notre système de santé. La prolifération de ces faux documents compromet la stabilité de notre système de protection sociale, ainsi que notre pacte social. Ces escroqueries sapent les fondements de notre solidarité et créent une rupture d’égalité entre les travailleurs et les profiteurs. Les chiffres publiés par l’Assurance maladie le 20 mars dernier sont ainsi alarmants : une multiplication par 2,4 des fraudes en seulement 12 mois, représentant 42 millions d’euros détournés. Pire, 230 000 contrôles ciblés avec examen médical ont été menés : dans 33 % des cas l’arrêt a été jugé médicalement non justifié et suspendu (contre 30 % en 2023). Confrontés à des salari…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique L’article L. 114-9 du code de la sécurité sociale est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Lorsqu’une fraude relative aux allocations journalières versées en raison d’une incapacité physique à continuer ou reprendre le travail, les organismes mentionnés au premier alinéa du présent article sont tenus de communiquer à l’employeur de l’assuré tous les renseignements et documents nécessaires pour établir les faits de ladite fraude. »…

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin

Cosignataires (1)