Garantir le droit du sol comme fondement de l'acquisition de la nationalité française

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 7 mai 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Mathilde PanotLFI · avec 69 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 7 mai 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Projet ou proposition de loi constitutionnelle

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte propose de modifier la Constitution afin de garantir que tout enfant né sur le territoire français ait un accès à la nationalité française. Il inscrit ce principe dans l’article premier de la Constitution, qui définit les principes fondamentaux de la République. Cette mesure vise à ancrer le droit du sol comme un fondement juridique de l’acquisition de la nationalité. Elle ne précise pas les conditions supplémentaires ou les modalités d’application de cette garantie.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 7 mai 2025
Identifiant : PIONANR5L17B1374
Dossier législatif : DLR5L17N52035

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 7 mai 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, « Vive la République universelle ! » Louise Michel, 1871 Le droit du sol est intimement lié à ce qui fonde la République Le droit du sol a une histoire millénaire dans notre pays et dans le bassin méditerranéen que nous avons en partage. Déjà à Rome, à partir du 4e siècle avant notre ère, les citoyens des cités du Latium acquièrent le droit de cité romain, jusqu’à ce que celui-ci soit étendu progressivement à toute la République puis à l’Empire jusqu’à l’édit de Caracalla en l’an 212, appliqué sur notre territoire actuel. C’est alors une conception « ouverte » et métissée de la nationalité qui naît, contraire à la tradition du sang en vigueur dans les pays du Nord de l’Europe. La nationalité est alors indissociable des droits civiques et fondée d’abord sur l’appartenance à une communauté politique de résidence et d’exercice démocratique.1 En 1315, c’est le roi Louis X qui déclare libre tout esclave touchant le sol de France. En 1515, vingt ans avant la proclamation de la langue française comme langue du Royaume, le droit du sol est affirmé en rendant sujet du roi de France tout enfant né sur le sol français de parents étrangers. Avant même la République, le droit du sol est constitutif du visage que présente la France au monde. Le droit du sol fait un pas supplémentaire avec la Révolution française : il entre alors au fondement de l’établissement de notre Nation républicaine. Les révolutionnaires marquent ainsi dans la Constitution de 1791 que « sont cito…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique L’article premier de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé : « La loi garantit l’accès à la nationalité française à tout enfant né sur le sol français. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin