Requalifier le vol d’un animal domestique comme circonstance aggravante

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 16 septembre 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Christophe BlanchetDEM

En commission

Renvoyée en commission le 16 septembre 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi propose de modifier le code pénal afin de requalifier le vol d’un animal domestique comme circonstance aggravante. Il précise que cette aggravation s’applique lorsqu’il s’agit d’un animal reconnu comme être vivant doué de sensibilité. Cette modification vise à mieux tenir compte de la valeur affective de l’animal dans la qualification juridique de l’infraction. Elle ne modifie pas les sanctions pénales existantes, mais change la manière dont l’infraction est classée. Le texte ne fixe pas de nouvelles peines, mais ajuste la législation pour refléter une prise en compte plus précise des circonstances du vol.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 16 septembre 2025
Identifiant : PIONANR5L17B1807
Dossier législatif : DLR5L17N52757

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 16 septembre 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Chaque année, de nombreux Français sont victimes du vol de leurs animaux domestiques, chiens ou chats, êtres vivants doués de sensibilité reconnus par l’article 515-14 du code civil. Ce phénomène est malheureusement en constante augmentation, comme en attestent les nombreux témoignages recueillis par de nombreuses associations. Actuellement, le vol d’un animal domestique est sanctionné par l’article 311-1 du code pénal qui le qualifie simplement de « soustraction frauduleuse de la chose d’autrui ». Cette qualification juridique inadéquate ne tient nullement compte de la dimension affective et sensible de l’animal. De plus, malgré l’obligation légale imposée aux services de police et de gendarmerie de recevoir les plaintes des victimes d’infractions pénales, les victimes du vol d’animaux domestiques se heurtent trop souvent à des refus ou à des reports de dépôt de plainte. Cette situation nuit gravement à la rapidité et à l’efficacité des enquêtes, essentielles pour retrouver rapidement les animaux volés. La loi du 30 novembre 2021, en introduisant une circonstance aggravante uniquement lorsque le vol « est destiné à alimenter le commerce illégal d’animaux », apparaît trop restrictive et ne répond pas suffisamment à la réalité variée des motivations derrière ces actes. Pour pallier cette lacune et renforcer véritablement la protection des animaux domestiques, il est nécessaire de créer une circonstance aggravante générale visant spécifiquement tout vol d’a…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique L’article 311-4 du code pénal est complété par un 13° ainsi rédigé : « 13° Lorsqu’il porte sur un animal domestique, reconnu comme être vivant doué de sensibilité au sens de l’article 515-14 du code civil. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin