Établir un meilleur équilibre entre pouvoirs constitutionnels

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 23 octobre 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Marietta KaramanliSOC

En commission

Renvoyée en commission le 23 octobre 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Projet ou proposition de loi constitutionnelle

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Le texte modifie plusieurs articles de la Constitution pour renforcer le rôle du Premier ministre et préciser les conditions de son investiture. Il exige que le Premier ministre soit investi par l'Assemblée nationale au scrutin public et à la majorité des députés. Il précise que la dissolution de l'Assemblée nationale peut être décidée par le Premier ministre en Conseil des ministres, après avis du Président de l'Assemblée nationale. En cas d'absence ou d'empêchement du Premier ministre, le Président de la République peut exercer certaines fonctions. Enfin, il permet au Premier ministre de déléguer au Président de la République le droit de présider le Conseil des ministres, pour un ordre du jour déterminé.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 23 octobre 2025
Identifiant : PIONANR5L17B2001
Dossier législatif : DLR5L17N53013

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 23 octobre 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Notre régime politique fonde l’autorité politique sur le principe de la responsabilité : le Gouvernement détient l’autorité politique, car il est responsable devant le Parlement, tandis que le Chef de l’État qui est politiquement irresponsable devant le Parlement assure formellement selon la lettre de la Constituions une fonction d’arbitre et de garant de la continuité des institutions. Selon l’article 20 de la loi constitutionnelle du 4 octobre 1958, le Premier ministre est responsable devant le Parlement. Selon l’article 21 de la Constitution le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement et dispose du pouvoir réglementaire. Certes le texte même de la Constitution met en avant le Président ; il est le premier organe (ou institution) consacré, et ce, au titre II. De par la concentration de la légitimité qu’il opère sur sa personne, son programme et ses décisions (il a une légitimité, à lui seul depuis 1962, « équivalente » à celle des 577 député-es élu-e-s au suffrage universel direct) (1), il a une fonction d’inspiration de la politique nationale qui est menée tout au long de son mandat. Défendre l’Assemblée nationale et défendre un Parlement plus autonome et plus fort, objectif sur lequel une très large majorité de démocrates et de républicains s’accorde, c’est lui redonner toute sa place dans les relations avec l’exécutif sans toucher aux prérogatives essentielles du Président de la République. C’est l’esprit et le sens de cette proposition de lo…

Articles (5 extrait·s du texte)
  • Article 1er La première phrase du premier alinéa de l’article 8 de la Constitution est complétée par les mots : « investi préalablement de la confiance de l’Assemblée nationale au scrutin public et à la majorité des députés ».
  • Article 2 L’article 9 de la Constitution est complété par les mots : « en cas d’absence ou d’empêchement du Premier ministre ».
  • Article 3 Le premier alinéa de l’article 12 de la Constitution est ainsi rédigé : « La dissolution de l’Assemblée nationale peut être décidée par le Premier ministre en Conseil des ministres, après avis du Président de l’Assemblée nationale. La dissolution est prononcée, conformément à cette décision, par décret du Président de la République. »
  • Article 4 L’article 20 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Il est investi de la confiance de l’Assemblée nationale au scrutin public et à la majorité absolue des députés. »
  • Article 5 Le dernier alinéa de l’article 21 de la Constitution est ainsi rédigé : « Il préside le Conseil des ministres et peut déléguer au Président de la République ce droit en vertu d’une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé. »

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Pour aller plus loin