Garantir l’intégrité des appellations des jours fériés dans le calendrier national

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 28 octobre 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Véronique BesseNI · avec 22 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 28 octobre 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des affaires sociales

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Le texte propose d'interdire toute modification, substitution ou altération des dénominations légales des jours fériés prévus par la loi. Il oblige les organismes concernés à utiliser exclusivement ces dénominations dans tous les documents qu'ils émettent ou diffusent. En cas de non-respect de ces obligations, l'autorité administrative compétente peut ordonner aux organismes concernés de se conformer aux dispositions légales.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 28 octobre 2025
Identifiant : PIONANR5L17B2015
Dossier législatif : DLR5L17N53045

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 28 octobre 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Depuis toujours, le calendrier civil français est plus qu’une simple organisation des jours et des saisons. Il est le reflet de notre histoire, de nos traditions et de notre identité collective. Les jours fériés qu’il consacre ne sont pas de simples congés : ils sont des repères communs, des jalons dans la mémoire des familles, des rendez-vous de la communauté nationale. Or, depuis plusieurs années, une dérive insidieuse s’installe. Dans certains documents administratifs, scolaires, sociaux, on ne parle plus de « vacances de Pâques » mais de « vacances de printemps », de « Toussaint » mais de « vacances d’automne », de « Noël » mais de « trêve hivernale ». Ce glissement de vocabulaire n’est pas neutre : il efface peu à peu les repères historiques qui ont façonné notre pays et inscrit dans la loi l’organisation du temps collectif. En substituant des appellations neutres et aseptisées aux noms consacrés par la loi, on croit flatter un certain esprit de modernité. En réalité, on abîme l’héritage commun, on brouille la mémoire collective et l’on prive les générations nouvelles de ces repères simples et partagés qui unissent les Français au-delà de leurs différences. Derrière cette entreprise de substitution, il y a la tentation d’une table rase : faire croire que notre Nation pourrait se reconstruire sans son histoire, sans ses racines, sans ses fondations. Cette logique est dangereuse. Elle contribue à effacer ce que nous avons de commun, à dissoudre la mémo…

Articles (3 extrait·s du texte)
  • Article 1er Après l’article L. 3133-1 du code du travail, il est inséré un article L. 3133-1-1 ainsi rédigé : « Art. L. 3133-1-1. – Les dénominations légales des jours fériés prévues à l’article L. 3133-1 ne peuvent, en aucun cas, être remplacées, modifiées ou altérées. « Toute substitution ou altération de ces appellations dans les documents, publications, supports numériques ou affichages, émanant des administrations de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics, des établissements scolaires et universitaires, ainsi que des instances représentatives du personnel, est interdite. »…
  • Article 2 Après l’article L. 3133-1 du code du travail, il est inséré un article L. 3133-1-2 ainsi rédigé : « Art. L. 3133-1-2. – Les organismes mentionnés à l’article L. 3133-1-1 sont tenus de reproduire les dénominations légales des jours fériés dans tous les documents qu’ils émettent ou diffusent. « L’adjonction, à titre secondaire et entre parenthèses, d’une mention descriptive de nature pratique est autorisée, à la condition expresse qu’elle ne se substitue pas à la dénomination légale. »…
  • Article 3 Après l’article L. 3133-1 du code du travail, il est inséré un article L. 3133-1-3 ainsi rédigé : « Art. L. 3133-1-3. – En cas de manquement aux obligations prévues aux articles L. 3133-1-1 et L. 3133-1-2, l’autorité administrative compétente met en demeure l’organisme en cause de se conformer sans délai. « Le refus ou la négligence persistante de se conformer à cette mise en demeure peut donner lieu à des sanctions administratives dont la nature et le montant sont fixés par décret en Conseil d’État. »…

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin