Supprimer la mention du sexe sur les cartes nationales d'identité

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 28 octobre 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Jean-François CoulommeLFI · avec 67 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 28 octobre 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Le texte propose de supprimer la mention du sexe sur les cartes nationales d'identité, en modifiant l'article 2 de la loi de 2012. Il prévoit également l'ajout d'un alinéa concernant le passeport, précisant qu'il comporte un composant électronique sécurisé. Aucune autre modification n'est mentionnée dans les articles extraits.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 28 octobre 2025
Identifiant : PIONANR5L17B2035
Dossier législatif : DLR5L17N53065

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 28 octobre 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, L’origine historique de la mention du sexe sur la carte nationale d’identité En France, les lettres « M » et « F » figurent sur les papiers d’identité de tous les citoyens dès la naissance. Notre pays s’est construit sur une catégorisation binaire, homme/femme, héritée d’un passé où les droits différaient selon le sexe. En effet, l’organisation sociale et juridique reposait sur l’autorité détenue par les hommes, excluant explicitement les femmes. Autrefois, être homme ou femme impliquait des droits différents, et la mention du sexe à l’état civil servait à justifier ces inégalités, structurant ainsi l’accès aux droits et leur application dans la société. Une telle mention du sexe permettait donc de restreindre un grand nombre de droits. Premièrement, le droit de vote et d’éligibilité était réservé aux hommes ; les femmes ne l’ont obtenu en France qu’en 1944, et cette restriction était basée sur leur sexe tel qu’inscrit à l’état civil. En outre, avant 1985, la filiation était principalement patrilinéaire, ce qui signifie que le nom et la lignée étaient transmis par le père. Les femmes étaient exclues du rôle d’autorité sur leurs enfants. Le père avait le contrôle exclusif sur la famille, et la mère n’était qu’une figure subordonnée, sans pouvoir juridique sur la filiation ou la gestion des biens de ses enfants. Quant à l’accès à l’emploi, certaines professions étaient réservées aux hommes, et la mention du sexe permettait de faire respecter ces restriction…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique L’article 2 de la loi n° 2012-410 du 27 mars 2012 relative à la protection de l’identité est ainsi modifié : 1° Au 1°, les mots : « le sexe, » sont supprimés ; 2° Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le passeport comporte également un composant électronique sécurisé contenant les données relatives au sexe du demandeur. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

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