L'article premier de la proposition de loi visant à préserver les intérêts de la défense et de la sécurité nationale de la France dans le cadre de l'exploitation des réseaux radioélectriques mobiles

Proposition de loi Défense / forces armées Initiative parlementaire
98 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 32 voix franchi. 1 abstention.
Quasi unanime
Participation 11 %

Le parcours du texte

  1. 20 février 2019 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 10 avril 2019 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 26 juin 2019 1re lecture Sénat Modifié
  4. 24 juillet 2019 Commission mixte paritaire Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte prévoit l'introduction d'une obligation d'autorisation préalable pour l'exploitation d'équipements de réseaux radioélectriques, afin de garantir leur sécurité et leur fiabilité, notamment en raison des risques accrus liés à la 5G et à leur utilisation dans des secteurs critiques. Il établit des sanctions pénales pour les infractions liées à l'exploitation non autorisée de ces équipements. Ces dispositions s'appliquent aux appareils installés depuis le 1er février 2019. Le texte vise à renforcer la maîtrise des risques de cybersécurité et à assurer la conformité des équipements aux exigences légales en matière de sécurité nationale.

L'enjeu propre à chaque amendement est ajouté progressivement ; le sort politique du texte se joue sur son scrutin solennel.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC16LT46MODEM306LREM29UDI104LR14NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise000
Gauche démocrate et républicaine001
Socialistes et apparentés200
Libertés et Territoires100
Mouvement Démocrate et apparentés600
La République en Marche4400
UDI, Agir et Indépendants300
Les Républicains700
Non inscrit000

Les avis des experts indépendants

C'est la certitude d'être pris, bien plus que la sévérité de la peine, qui dissuade : augmenter des peines déjà longues n'a, au mieux, qu'un effet dissuasif très modeste, et la présence policière (qui accroît le sentiment d'être pris) pèse davantage qu'un simple durcissement des peines.

synthèse des recherches sur la dissuasion (agence de recherche, États-Unis)

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Intérêts de la défense et sécurité nationale dans l’exploitation des réseaux radioélectriques mobiles), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Éric Bothorel (rapporteur de la commission des affaires économiques)
« Il y a deux semaines, la Commission européenne a officiellement émis des recommandations préalables à l’arrivée de la 5G sur le territoire de l’Union. Elle a souhaité que, dès cette année, chaque État membre renforce ses exigences de sécurité en matière de réseaux radioélectriques. »
M. Thomas Gassilloud (rapporteur pour avis de la commission de la défense nationale et des forces armées)
« Nous sommes ici réunis pour étudier la proposition de loi visant à préserver les intérêts de la défense et de la sécurité nationale dans le cadre de l’exploitation de réseaux mobiles. »
Mme Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances)
« La sécurité des réseaux de communication est décisive pour la protection de nos données et pour notre souveraineté technologique. Je me félicite donc que l’Assemblée nationale se soit saisie aussi rapidement de ce sujet stratégique pour notre économie. »
Mme Laure de La Raudière LC
« Comme cela vient d’être dit, la 5G n’est pas juste une amélioration de la génération précédente de la 4G : les débits et les temps de transmission sur les réseaux sont complètement différents, ce qui permettra le développement de nouveaux usages numériques qui n’auront rien à voir avec la communicat… »
M. Jean-Paul Lecoq GDR
« Dans notre monde devenu interconnecté à l’extrême, le déploiement du cinquième standard de télécommunication mobile focalise l’attention d’un très grand nombre d’acteurs internationaux, tant les enjeux financiers, économiques, sociaux et écologiques sont colossaux. »
M. Jean-Michel Clément LT
« La semaine dernière, les consommateurs coréens ont pu activer leurs forfaits mobile 5G, les premiers commercialisés dans le monde. Ce lancement en fanfare avait une portée symbolique pour ce pays, qui entendait montrer au monde qu’il est à la pointe de la technologie. »
M. Jérôme Nury LR
« Le texte indispensable que nous avons à examiner nous arrive aujourd’hui dans le contexte d’un entonnoir législatif ; il bouscule donc l’ordre du jour et nous est soumis dans la précipitation, voire dans l’improvisation. »
M. Philippe Michel-Kleisbauer MODEM
« La proposition de loi dont nous discutons est importante à plusieurs égards. D’abord, elle nous permet de mettre en lumière toutes les perspectives qu’offre le développement de la nouvelle norme 5G. »
M. Joaquim Pueyo SOC
« La commission de la défense nationale et des forces armées a examiné ce texte pour avis. Il vise, on l’a déjà souligné à plusieurs reprises, à préserver la sécurité nationale face au déploiement de la 5G dans notre pays. »

Le passage en commission

37 amendements examinés en commission, dont 16 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des affaires économiques

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par les commissions Affaires économiques et Défense. 37 amendements y ont été déposés, dont 16 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 16 adoptions qui est arrivé en séance, où 37 amendements de plus ont été discutés.

16 adoptés8 rejetés1 tombés11 retirés1 non soutenus

Qui dépose, et qui fait adopter

  • FI aucun sur 2 0 %
  • SOC aucun sur 1 0 %
  • DEM aucun sur 4 0 %
  • LR aucun sur 1 0 %
  • LAREM 14 sur 22 64 %
  • AGIR-E 1 sur 3 33 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

4 amendements de plus ne sont rattachés à aucun groupe identifiable, dont 1 adopté.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 380 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 149 amendements et 33 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

3 articles

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 1832 ↗

Les 3 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient).

  • Article 1er Description : Crée l'autorisation du Premier ministre pour exploiter certains équipements de réseau mobile : champ, durée, renouvellement, motifs de refus, injonctions après mise en demeure et nullité des contrats. 10 com. / 1 séance

    Description : Crée l'autorisation du Premier ministre pour exploiter certains équipements de réseau mobile : champ, durée, renouvellement, motifs de refus, injonctions après mise en demeure et nullité des contrats.

    1 amendement déposé sur cet article : 1 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 2 Punit de 5 ans de prison et 300 000 euros d'amende l'exploitation sans autorisation préalable de certains équipements de réseau mobile ou l'inexécution, même partielle, des injonctions afférentes. 53 com. / 2 séance

    Punit de 5 ans de prison et 300 000 euros d'amende l'exploitation sans autorisation préalable de certains équipements de réseau mobile ou l'inexécution, même partielle, des injonctions afférentes.

    5 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, dont 2 adoptés, puis 2 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 3 Applique l'autorisation préalable aux appareils installés depuis le 1er février 2019 : leurs exploitants ont 2 mois pour la demander, après des textes d'application attendus sous 2 mois. 63 com. / 3 séance

    Applique l'autorisation préalable aux appareils installés depuis le 1er février 2019 : leurs exploitants ont 2 mois pour la demander, après des textes d'application attendus sous 2 mois.

    6 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, dont 2 adoptés, puis 3 en séance, dont 3 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue