Sous-amendement de M. Lachaud (FI) · art. 1er

78 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 49 voix non atteint. 7 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 18 %

Sous-amendement n° 42395 · ART. PREMIER, déposé par M. Lachaud FI +16 cosignataires.

L'essentiel : Cet amendement proposait d’ajouter la garantie d’un départ « à un âge convenable », son auteur s’inquiétant que l’âge d’équilibre lié au minimum contributif oblige à travailler bien au-delà de quarante-trois annuités.

Texte exact de l'amendement

Compléter la première phrase de l’alinéa 4 par les mots : « et à un âge convenable »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Les explications de Ministre et du rapporteur sont tout à fait floues concernant le Minimum contributif. L'article 40 du projet de loi prévoit que "La durée mentionnée au III est fixée à 516 mois pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1975. Pour les générations ultérieures, cette durée évolue comme l’âge d’équilibre, dans les conditions prévues au troisième alinéa de l’article L. 191-5". Donc il pourra être demandé aux personnes de travailler plus que 43 annuités pour obtenir une retraite minimale... Mais jusqu'à quand ?

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 24 janvier 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte institue un système universel de retraite et l'inscrit dans le code de la sécurité sociale, sous la forme d'un ensemble commun de règles de calcul et de conditions. Il y rattache les assurés du régime général, les personnes relevant du code rural et de la pêche maritime, les fonctionnaires, magistrats et militaires, pour lesquels il rétablit un titre spécifique d'assurance vieillesse, ainsi que d'autres catégories de salariés affiliés au régime général. Il prévoit que les droits à retraite y sont calculés en points, acquis tout au long de la vie professionnelle et enregistrés au fil de la carrière sur un compte personnel. Il inscrit également dans le code de la sécurité sociale l'attachement de la Nation à un système universel de retraite de caractère obligatoire. Selon l'exposé des motifs, le Gouvernement entend conserver un système de retraite par répartition fondé sur la solidarité.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR30SOC20LT46MODEM299LREM27UDI104LR18NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise400
Gauche démocrate et républicaine300
Socialistes et apparentés500
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate et apparentés0140
La République en Marche1640
UDI, Agir et Indépendants020
Les Républicains216
Non inscrit101

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 42395 en séance (Système universel de retraite), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Jean-Luc Mélenchon FI
« La défense de ce sous-amendement me donne l’occasion de m’adresser à notre rapporteur, pour qui nous avons la plus vive estime. Il ne doit pas s’emporter pour un rien ! Monsieur le rapporteur, nous suivrions l’ordre du texte si nous avions la certitude d’aller jusqu’au bout de l’examen du projet de loi. Pardon, c’est un président de groupe qui vous parle. Nous pouvons vous expliquer ce que l’on fait – ce que l’on fait réellement et non, comme le fait de manière absurde le journal Le Parisien , ce que l’on dit que nous faisons, comme le soi-disant dépôt de 700 000 amendements. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Système universel de retraite), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Nicolas Dupont-Aignan NI
« Je propose d’ajouter le terme de justice fiscale à l’alinéa 3, pour rappeler qu’il n’y a pas de bon système de retraite sans qu’on se préoccupe d’abord de son financement. »
M. Nicolas Turquois (rapporteur de la commission spéciale)
« Nous partageons l’objectif de justice fiscale et nous savons l’importance de garantir celle-ci pour l’avenir. Compte tenu des évolutions démographiques, il convient de mutualiser tous les actifs pour qu’ils assument l’ensemble des pensions avec des règles communes. »
M. Laurent Pietraszewski (secrétaire d’État chargé des retraites)
« Le concept de justice fiscale n’a selon moi pas grand-chose à voir avec les principes sociaux qui fondent notre système. L’avis du Gouvernement est défavorable. »
Mme Clémentine Autain FI
« Nous avons là deux réponses qui ne sont pas tout à fait les mêmes. Le rapporteur nous dit que le Gouvernement et la majorité En marche sont attachés à la justice fiscale, ce qui constituerait une bonne nouvelle s’il ne s’agissait pas à nouveau d’un exercice de novlangue. »
M. Boris Vallaud NG
« Je crois qu’il faut entendre la formule « justice fiscale » au sens de « justice fiscalo-sociale », c’est-à-dire en posant la question de la justice des cotisations. Or nous avons vu que dans bien des cas, un euro cotisé ne produit pas les mêmes droits. »
M. Alain Ramadier LR
« Il s’agit d’un amendement de mon collègue Patrick Hetzel. Il est primordial de figer les droits que méritent les personnes qui ont travaillé toute leur vie pour avoir une retraite convenable. »
M. Pierre Dharréville GDR
« Vous avez fait passer l’augmentation des pensions sous celle du coût de la vie. C’est la politique que vous avez menée ! Elle mérite d’être rappelée dans cette enceinte. »
M. Vincent Thiébaut LREM
« Cela fait quelques heures que nous revenons régulièrement sur le sujet du plafond de 120 000 euros. De qui parle-t-on ? De 1 % des Français ! »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue