Amendement du Gouvernement · art. 4

63 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 31 voix franchi. 2 abstentions.
Majoritaire
Participation 11 %

Amendement n° 575 · ART. 4, déposé par le Gouvernement.

L'essentiel : Le tableau d’équilibre du budget de l’État pour 2017 est mis à jour après les votes de la première partie : recettes fiscales nettes minorées de 366 millions, recettes non fiscales majorées de 327 millions.

Texte exact de l'amendement

I. Rédiger ainsi les lignes suivantes de l’état A annexé : BUDGET GENERAL (en euros) Numérode ligne Intitulé de la recette Révision des évaluations pour 2017 1. Recettes fiscales 15. Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques 458 800 000 1501 Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques 458 800 000 17. Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes 173 000 000 1785 Produits des jeux exploités par La Française des jeux (hors paris sportifs) (ligne nouvelle) - 27 000 000 2. Recettes non fiscales 25. Amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites 400 000 000 2505 Produit des autres amendes et condamnations pécuniaires (ligne nouvelle) 300 000 000 26. Divers (ligne nouvelle) 27 000 000 2698 Produits divers (ligne nouvelle) 27 000 000 Récapitulation des recettes du budget général (en euros) Numéro de ligne Intitulé de la recette Révision des évaluations pour 2017 1. Recettes fiscales 1 731 800 000 15 Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques 458 800 000 17 Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes 173 000 000 2. Recettes non fiscales 427 000 000 25 Amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites 400 000 000 26 Divers (ligne nouvelle) 27 000 000 Total des recettes, nettes des prélèvements (1 + 2 – 3) 3 732 481 750 II. En conséquence, rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 2 : (E…

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement a pour objet de traduire, dans le tableau relatif à l’équilibre du budget de l’État, l’incidence des votes intervenus dans le cadre de la discussion de la première partie du présent projet de loi de finances rectificative. I. Les recettes fiscales nettes sont minorées de 366 M€ Les recettes brutes de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques – TICPE - (ligne 1501) sont minorées de 339 M€, compte tenu de l’amendement du Gouvernement n° 564 qui augmente, pour le seul exercice 2017, la part du produit de la TICPE qui est affectée à l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF) afin d’assurer le remboursement en une fois de la dette de la société Écomouv’. Les autres recettes fiscales nettes sont minorées de 27 M€, compte tenu de l’amendement du Gouvernement n° 480 qui relève, pour le seul exercice 2017, le plafond du prélèvement sur les jeux affecté au Centre national pour le développement du sport (CNDS), ce qui minore les recettes de la ligne 1785 « Produits des jeux exploités par La Française des jeux (hors paris sportifs) » de 27 M€. II. Les recettes non fiscales sont majorées de 327 M€ La majoration de ces recettes tient compte : - de l’amendement du Gouvernement n° 480 , mentionné ci-dessus, qui introduit un prélèvement sur les ressources accumulées de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), ce qui major…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 15 novembre 2017 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 15 décembre 2017 1re lecture Sénat Modifié
  3. 18 décembre 2017 Commission mixte paritaire Accord
  4. 20 décembre 2017 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  5. 21 décembre 2017 Lecture définitive Assemblée Adopté
  6. 28 décembre 2017 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce second projet de loi de finances rectificative pour 2017 ajuste les recettes et les crédits de l'année en cours. Il modifie la fraction de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques attribuée aux régions et aux départements en compensation des transferts de compétences, et ajuste les ressources du compte d'affectation spéciale consacré aux services nationaux de transport conventionnés de voyageurs, celles de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France et celles du compte d'affectation spéciale « Transition énergétique ». Il ouvre 3 695 737 615 euros d'autorisations d'engagement et 3 538 714 554 euros de crédits de paiement sur le budget général, annule 10 000 000 euros sur les budgets annexes, ouvre 2 795 194 524 euros sur les comptes d'affectation spéciale et porte le plafond des autorisations d'emplois du budget général de 1 932 883 à 1 933 241. L'exposé des motifs maintient l'hypothèse d'une croissance de 1,7 % en volume pour 2017 et une prévision de solde public de 2,9 % du produit intérieur brut, le solde structurel passant de - 2,5 % à - 2,2 % du produit intérieur brut.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR31NG47MODEM313LREM34UDI100LR18NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise020
Gauche démocrate et républicaine020
Nouvelle Gauche020
Mouvement Démocrate et apparentés201
La République en Marche3741
UDI, Agir et Indépendants020
Les Républicains080
Non inscrit010

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 575 en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2017 (suite)), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Olivier Dussopt (secrétaire d’État)
« C’est l’amendement d’équilibre, madame la présidente. Il a pour objet de traduire dans l’article d’équilibre l’incidence des votes intervenus lors de la discussion de la première partie du présent PLFR. Les votes intervenus conduisent à réviser à la hausse de 39 millions d’euros le déficit budgétaire par rapport au texte qui vous a été soumis. »
M. Joël Giraud (rapporteur général)
« Je confirme que les additions et les soustractions sont justes ! Le solde est quasiment inchangé, 39 millions d’écart seulement, et j’émets un avis favorable. »
M. Charles de Courson LC
« Monsieur le secrétaire d’État, certes, c’est une petite somme : 300 millions, autant dire rien du tout… Mais pourriez-vous nous expliquer ce qu’est cette affaire de « conclusion d’une convention judiciaire d’intérêt public entre une filiale de la banque HSBC et le parquet national financier » ? S’agit-il d’une de ces filiales de grandes banques qui avaient organisé la fraude fiscale de leurs éminents clients, voire qui les avaient démarchés ? Et si tel était le cas, pensez-vous que, du point de l’éthique publique, passer une convention judiciaire était une bonne solution ? Quelle image donnons-nous ! Ainsi, la lutte contre la fraude se finit toujours entre quatre z’yeux ! »
Mme Valérie Rabault NG
« J’avais exactement la même question que M. de Courson : inutile de m’étendre sur le sujet. Cette affaire a dû faire l’objet d’un plaider coupable et la convention a dû être signée récemment. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Pourquoi le Gouvernement a-t-il, à ma connaissance, si peu communiqué sur le sujet – ou alors j’ai mal suivi ? Quelles précisions pouvez-vous nous donner, monsieur le secrétaire d’État ? »
M. Éric Coquerel FI
« Je peux répondre en partie à Valérie Rabault : il y a eu des cocoricos ! Un communiqué extraordinaire est venu nous présenter comme une victoire cette première convention judiciaire. Une « première » qui servira peut-être de modèle aux suivantes, alors qu’elle a consisté à récupérer 300 millions d’euros sur 1,6 milliard de tricherie ! Et encore, le mot est gentil : en réalité, il s’agit d’un vol organisé, d’un blanchiment. J’ai rappelé tout à l’heure qu’en 2012, les États-Unis d’Amérique ont menacé de priver la même banque de licence : cela leur a permis de récupérer la totalité de l’argent qu’elle avait blanchi, soit 1,9 milliard. Et nous, nous sommes contents de récupérer 300 millions ! »
Mme Amélie de Montchalin LREM
« Je tiens à rappeler le contexte. La loi Sapin 2 de 2016 a ouvert la possibilité, dans des cas de blanchiments et de fraude fiscale, de règlements entre les parties, si l’une des parties plaide coupable. Il s’agit donc d’une pure application de la loi. […] La convention a été annoncée mi-novembre et nous ne faisons que régulariser un contentieux entre l’État et HSBC, à la suite, je le répète, d’une possibilité ouverte par la loi Sapin 2 de 2016. Si d’aucuns ici considèrent qu’un tel mécanisme ne fonctionne pas, nous pourrons de nouveau nous pencher sur les opportunités qu’ouvre la loi. »

8 autres prises de parole ont suivi dans cette discussion, à lire dans le compte rendu.

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 7 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2017), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Gérald Darmanin (ministre de l’action et des comptes publics)
« Monsieur le président, monsieur le rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, monsieur le président de la commission, mesdames, messieurs les députés, permettez-moi tout d’abord de vous dire tout le plaisir que j’ai à vous retrouver pour l’exa… »
M. Joël Giraud (rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission des finances, chers collègues, le marathon budgétaire se poursuit aujourd’hui avec l’examen du traditionnel collectif de fin d’année. »
M. Éric Woerth (président de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur général, mesdames et messieurs les députés, chers collègues, nous examinons un second collectif budgétaire, mais on pourrait dire qu’il en existe un troisième : celui que vous avez déposé jeudi soir. »
M. Jean-Louis Bourlanges MODEM
« Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, l’affaire qui nous occupe aujourd’hui est intéressante. Je dois reconnaître que je suis assez critique, et peut-être le plus critique parmi les membres du groupe du MODEM et apparentés. »
Mme Lise Magnier UDI
« Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission des finances, monsieur le rapporteur général, mes chers collègues, ce deuxième projet de loi de finances rectificative pour 2017 nous rappelle tout d’abord l’insincérité originelle de la loi de finances initiale de 2… »
M. Éric Coquerel FI
« Monsieur le président, monsieur le ministre, chers collègues, il m’a semblé tout à l’heure, lors de l’examen des motions de rejet préalable et de renvoi en commission, que la seule contradiction apportée en définitive au Gouvernement portait sur la question du prélèvement à la source. »
M. Fabien Roussel GDR
« Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur général, mes chers collègues, c’est demain que les ministres européens des finances feront connaître – enfin ! »

Pour aller plus loin

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