Amendement de Mme Peyron · art. 12 BIS

95 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 21 voix franchi. 2 abstentions.
Quasi unanime
Participation 7 %

Amendement n° 641 · ART. 12 BIS, déposé par Mme Peyron.

L'essentiel : Chaque service de protection maternelle et infantile doit comprendre un nombre suffisant de personnels qualifiés, notamment médicaux, paramédicaux, sociaux et psychologiques, exerçant au sein d’équipes pluridisciplinaires.

Texte exact de l'amendement

Substituer à l’alinéa 2 les trois alinéas suivants : « 1° L’article L. 2112‑1 est ainsi modifié : « a) Après le mot : « comprend », la fin de la première phrase du second alinéa est ainsi rédigée : « un nombre suffisant de personnels qualifiés notamment dans les domaines médical, paramédical, social et psychologique pour assurer les missions définies à l’article L. 2112‑2 ». « b) Après la première phrase du second alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ces personnels exercent au sein d’équipes pluridisciplinaires. » »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le présent amendement vise à assurer que le basculement d'une logique de normes minimales de moyens à une logique de résultats ne se fasse pas au détriment de la capacité des services de PMI à assurer leurs missions. Les normes minimales concernées, très peu appliquées et inchangées depuis un décret de 1992, sont devenues aujourd'hui largement obsolètes. Le présent article a justement pour objet de faire évoluer l'action des PMI vers la satisfaction d'objectifs de santé publique qui concernent très directement les résidents des départements. Mais le présent amendement vise à s'assurer qu'il soit assuré un niveau suffisant de personnels dans ces services et dans les équipes pluridisciplinaires pour mener à bien ces missions.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 16 juin 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 8 juillet 2021 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 15 décembre 2021 1re lecture Sénat Modifié
  4. 20 janvier 2022 Commission mixte paritaire Adopté
  5. 25 janvier 2022 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté

Ce que change ce texte

Le projet de loi prévoit que, sauf urgence, le juge ne peut ordonner un placement au titre des 3° à 5° de l'article 375-3 du code civil qu'après une évaluation, par le service compétent, des conditions d'éducation et de développement physique, affectif et intellectuel de l'enfant, afin de privilégier l'accueil auprès d'un membre de la famille ou d'un tiers de confiance. Il encadre le recours à l'hôtel et aux structures relevant de la jeunesse et des sports pour l'accueil des mineurs protégés, précise le périmètre des établissements soumis à autorisation et impose des obligations aux services d'aide sociale à l'enfance non personnalisés des départements. Il systématise le contrôle des antécédents judiciaires des personnes intervenant auprès des enfants et formalise une politique de prévention et de lutte contre la maltraitance dans les établissements sociaux et médico-sociaux, avec un volet de maîtrise des risques dans les schémas territoriaux. Il rend obligatoire un référentiel national d'évaluation des informations préoccupantes et ouvre le recours à la collégialité en matière d'assistance éducative. Une partie des articles n'est restituée que par leur présentation, et non par leur rédaction.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Les moyens du texte d'ensembleet leur sort
  • Interdiction de l'hébergement des mineurs de l'ASE à l'hôtel Adopté

    Interdiction d'accueillir les mineurs et jeunes majeurs de l'aide sociale à l'enfance dans des structures hôtelières, hors séjours ponctuels.

    Adopté (article 7), entrée en vigueur au 1er février 2024 ; plusieurs associations ont relevé le retard du décret d'application.

  • Contrôle des antécédents des professionnels au contact d'enfants Adopté

    Vérification obligatoire du casier judiciaire et du fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) avant l'exercice des fonctions, professionnels comme bénévoles.

    En vigueur (articles 20 et 21).

  • Priorité à l'accueil par un proche Adopté

    Avant tout placement, recherche et évaluation de la possibilité de confier l'enfant à un membre de sa famille ou à une personne digne de confiance de son entourage.

    En vigueur (article 1er).

  • Accompagnement des jeunes majeurs jusqu'à 21 ans Adopté

    Obligation pour les départements de proposer un accompagnement aux 18-21 ans sortant de l'aide sociale à l'enfance, pour éviter les « sorties sèches » à 18 ans.

    En vigueur (article 10).

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC18LT58DEM270LREM22AGIR19UDI105LR21NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise001
Gauche démocrate et républicaine100
Socialistes et apparentés101
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés200
La République en Marche2500
Agir ensemble100
UDI et Indépendants300
Les Républicains500
Non inscrit200

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 641 en séance (Protection des enfants), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Michèle Peyron (rapporteure)
« Il vise à assurer que le basculement d’une logique de normes minimales de moyens vers une logique de résultats ne se fasse pas au détriment de la capacité des services de PMI à assurer leurs missions. Les normes minimales concernées, très peu appliquées et inchangées depuis un décret de 1992, sont devenues aujourd’hui largement obsolètes. L’article 12 bis a pour objet de faire évoluer l’action des services de PMI vers la satisfaction d’objectifs de santé publique qui concernent très directement les résidents des départements ; l’amendement tend, lui, à garantir un niveau suffisant de personnels dans les services concernés et dans les équipes pluridisciplinaires. »
M. Adrien Taquet (secrétaire d’État)
« Le Gouvernement est favorable à l’amendement. J’en profite pour répondre à M. Bricout. Je suis un peu surpris, monsieur le député, car ce genre d’interpellation vient habituellement plutôt de l’autre côté de l’hémicycle. Excusez-moi, je ne voulais vraiment pas être caricatural, mais il est vrai que c’est généralement avec les députés qui siègent du côté droit de l’hémicycle que j’ai ce genre de débat. Vous l’avez très bien dit vous-même, monsieur Bricout, pour des familles en difficulté il est possible de reconstruire les choses : leur enlever les allocations leur mettrait encore davantage la tête sous l’eau. Le principe, c’est le versement des allocations à l’aide sociale à l’enfance. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 4 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Protection des enfants), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Michel Castellani LT
« Déposé par notre collègue Frédérique Dumas, il vise à renforcer le contrôle des établissements et services en charge de la protection de l’enfance, en instaurant une stratégie de contrôle assurée par le département et les services de l’État. »
M. Guillaume Chiche LREM
« Il vise l’organisation d’un entretien annuel entre un tiers et chaque enfant placé en établissement, afin de faciliter les confidences sur de mauvais traitements subis au sein de l’établissement d’accueil. »
M. Adrien Taquet (secrétaire d’État)
« Il a pour objectif une meilleure prise en compte des enfants ayant une double vulnérabilité – aide sociale à l’enfance (ASE) et handicap –, afin que les schémas relevant de différentes autorités – conseil départemental, agence régionale de santé – soient mieux articulés et coordonnés, qu’ils planifi… »
Mme Perrine Goulet LREM
« La transparence concernant les incidents dans les établissements se développe ; nous devons l’encourager. L’amendement a pour objectif la publication par le département d’un rapport annuel, qui serait présenté à l’assemblée départementale. »

Le décryptage du créateur du site avis personnel

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