Amendement de M. Batut · après art. 5 SEXIES

61 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 17 voix non atteint. 1 abstention.
Disputé
Participation 6 %

Amendement n° 1656 · APRÈS ART. 5 SEXIES, déposé par M. Batut +4 cosignataires.

L'essentiel : Le remplacement d’une éolienne, même par un modèle identique, aurait exigé une étude environnementale actualisée selon les nouveaux documents d’urbanisme, là où une simple déclaration en préfecture suffit aujourd’hui, selon cet amendement.

Texte exact de l'amendement

Le deuxième alinéa de l’article L. 181‑14 du code de l’environnement est complété par une phrase ainsi rédigée : « Dans le cas du remplacement d’une installation de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent au sens de l’article L. 553‑1, ces conditions incluent une étude environnementale mise à jour en fonction des nouveaux documents d’urbanisme. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement vise à rendre obligatoire la mise à jour de l'étude environnementale lors du remplacement d’une éolienne, et ce, même si elle est remplacée par une éolienne identique. L’état du droit actuel précise qu’il n’y a pas besoin de nouvelle autorisation environnementale pour procéder à ce remplacement, mais d’une simple déclaration auprès de la préfecture. Or, ce processus ne prend pas en compte l’éventuelle évolution des documents d’urbanisme ni l’évolution des territoires. Cet amendement a donc pour objectif d’adapter la législation en vigueur afin de permettre de contrôler chaque phase de renouvellement des éoliennes, même lorsqu’elle sont identiques.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le compte rendu de la séance ne porte aucun propos sur cet amendement : il a pu être défendu sans un mot de plus, discuté avec d'autres, ou ne pas avoir été présenté séparément.

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 12 mai 2021 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 21 juillet 2021 1re lecture Sénat Adopté
  3. 1er février 2022 Commission mixte paritaire Accord
  4. 8 février 2022 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  5. 9 février 2022 Commission mixte paritaire Adopté

Ce que change ce texte

Le projet de loi réorganise le code général des collectivités territoriales autour d'une section consacrée aux dispositions générales et à l'exercice différencié des compétences. Il ouvre à un conseil départemental, seul ou à plusieurs par délibérations concordantes, une faculté nouvelle dont l'extrait ne restitue pas l'objet, et donne aux départements frontaliers des possibilités d'action dans le cadre de la coopération transfrontalière, dans le respect des engagements internationaux de la France. Il modifie les conditions de délégation de compétences entre collectivités, un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre pouvant intervenir avec l'accord de ses communes membres, et remplace, pour certaines aides aux professionnels, l'intervention d'un décret en Conseil d'État par une délibération de l'organe délibérant de la collectivité. Il modifie également les conditions dans lesquelles un département peut refuser l'admission à une prestation relevant de sa compétence, aménage le régime des communes touristiques érigées en stations classées de tourisme et crée un dispositif d'harmonisation du tissu commercial. Le texte est dépourvu d'exposé des motifs et l'extrait, tronqué, ne porte que sur ses premiers articles.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Les moyens du texte d'ensembleet leur sort
  • Différenciation territoriale Adopté

    La loi consacre le principe de différenciation : des collectivités d’une même catégorie peuvent exercer des compétences différentes et adapter certaines règles aux particularités de leur territoire.

    Conseil constitutionnel non saisi.

  • Transfert des routes nationales Adopté

    Décentralisation d’une partie du réseau routier national : transfert aux départements et aux métropoles volontaires, ou mise à disposition expérimentale aux régions.

    Conseil constitutionnel non saisi.

  • Recentralisation expérimentale du RSA Adopté

    Expérimentation, entre 2023 et 2028, de la reprise par l’État du financement et de la gestion du revenu de solidarité active (RSA) dans les départements volontaires.

    Conseil constitutionnel non saisi.

  • Compétences locales renforcées Adopté

    Renforcement des compétences des collectivités en matière de logement, de transports et de transition écologique, assorti de diverses mesures de simplification de l’action publique locale.

    Conseil constitutionnel non saisi.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI15GDR29SOC18LT57DEM268LREM22AGIR19UDI103LR22NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise000
Gauche démocrate et républicaine100
Socialistes et apparentés300
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés150
La République en Marche1151
Agir ensemble100
UDI et Indépendants100
Les Républicains300
Non inscrit100
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 5 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification de l’action publique locale), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Julien Ravier LR
« Même si je tiens à saluer le travail réalisé par le Gouvernement concernant le projet de réforme de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, qui a le mérite d’exister enfin dans ce texte de décentralisation, je dois exprimer quelques regrets et points de désaccord. »
Mme Alexandra Louis LREM
« Nous avons fait du chemin : il faut le rappeler, nous partions de très loin pour parvenir bientôt, je l’espère, à la concrétisation de nombreux mois de travail et de concertation sur l’avenir de la métropole d’Aix-Marseille-Provence. »
M. Mohamed Laqhila DEM
« Je tiens d’abord à énoncer un principe : c’est l’homme qui fait la structure et non l’inverse. L’article que nous nous apprêtons à examiner concerne la réforme ô combien nécessaire de la métropole d’Aix-Marseille-Provence et s’inscrit dans le cadre du plan Marseille en grand lancé par le Président d… »
Mme Anne-Laurence Petel LREM
« L’article 56 constitue la première étape d’une réforme devenue nécessaire pour la métropole d’Aix-Marseille-Provence. Le constat d’échec de la métropole étant partagé par les quatre-vingt-douze maires, il devenait urgent de rompre avec l’immobilisme qui s’était installé depuis 2015. »
M. Sébastien Jumel GDR
« Sur la base de l’article 95, qui a trait à l’examen des amendements, afin d’éclairer l’Assemblée, madame la présidente. Je me demande ce que c’est que cette bouillabaisse. »

Le décryptage du créateur du site avis personnel

Une analyse signée du créateur du site, ouvertement engagée : à distinguer des positions et des travaux neutres ci-dessus. Ce n'est pas la position du site.

Pour aller plus loin

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