Amendement de M. Gosselin (LR) · art. 2 TER D

73 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 89 voix non atteint. 2 abstentions.
Majoritaire
Participation 31 %

Amendement n° 241 · ART. 2 TER D, déposé par M. Gosselin LR +95 cosignataires.

L'essentiel : Un représentant d’intérêts ancien agent public se serait abstenu, pendant trois ans, d’agir auprès de l’administration qui l’employait, disposition introduite au Sénat puis supprimée en commission.

Texte exact de l'amendement

Rétablir cet article dans la rédaction suivante : « Après le 9° de l’article 18‑5 de la loi n° 2013‑907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, il est inséré un 10° ainsi rédigé : « 10° S’abstenir d’exercer toute action pour le compte ou auprès d’une personne morale de droit public dont ils auraient été le fonctionnaire ou l’agent public dans les trois dernières années. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement reprend un article introduit au Sénat, puis supprimé en commission des Lois qui, sans interdire l’exercice par l’ancien fonctionnaire ou agent public de la fonction de représentant d’intérêt, lui impose un délai de trois ans pour le faire auprès de son ancien employeur. Le présent projet de loi impose des contraintes aux parlementaires qui nécessitent d’être étendues aux fonctionnaires pour éviter d’éventuel conflits d’intérêt.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le texte

Ce scrutin porte sur un amendement, un article isolé ou un point de procédure. Le résumé d'enjeu d'ensemble n'est pas encore disponible pour ce texte.

Voir le dossier législatif ↗ pour le contexte.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR31NG47MODEM314LREM35LC100LR17NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise700
Gauche démocrate et républicaine200
Nouvelle Gauche810
Mouvement Démocrate et apparentés0200
La République en Marche01082
Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants500
Les Républicains2310
Non inscrit100

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 241 en séance (Confiance dans la vie publique), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Philippe Gosselin LR
« À l’instar des orateurs précédents, nous rendons hommage au Sénat, puisqu’il s’agit de revenir à la version du texte issue de la Haute Assemblée. Nous sommes toujours au cœur du dispositif, tout a été dit, et bien dit. Nous proposons de rétablir ce qu’on pourrait appeler un délai de carence de trois ans. On pourra toujours se demander si c’est suffisant ou non mais, sans entrer dans d’autres débats, ce délai nous paraît être un minimum. Notre collègue Vallaud évoquait à l’instant Bercy mais, sans vouloir stigmatiser – puisque c’est le grand terme à la mode – les uns ou les autres, il n’y a pas que le ministère des finances qui est concerné, tant s’en faut, et cela se saurait ! »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Confiance dans la vie publique), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Fabien Roussel GDR
« Permettez-moi de me raccrocher à cet article pour faire une intervention plus générale sur un sujet qui fera peut-être l’actualité de demain. »
Mme Cécile Untermaier SOC
« Il s’agit d’une disposition qui a été modifiée par le Gouvernement en commission, ce qui complexifie inutilement une proposition du Sénat visant à simplifier la méthode de travail de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, la HATVP. »
Mme Yaël Braun-Pivet (rapporteure de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République)
« La commission a émis un avis défavorable. Elle a réduit le droit de communication sans limite adopté par le Sénat pour le faire revenir à des limites raisonnables. »
Mme Nicole Belloubet (garde des sceaux, ministre de la justice)
« Concernant le droit de communication accordé à la Haute autorité par la loi de 2013, nous avions souhaité, contrairement à ce qu’a fait le Sénat, qu’il soit élargi par rapport à 2013, mais ni absolu ni général. »
Mme Delphine Batho EDS
« C’est un amendement important, parce que, dans un débat sur la confiance dans la vie publique ou dans la vie politique, la voix du président de la Haute autorité doit être entendue. »
M. François Ruffin FI
« Je rebondis sur le propos de M. Roussel, qui demande que les sujets soient élargis. Je reçois sur Facebook des messages de gens qui me demandent des nouvelles et m’interrogent sur les réponses du Gouvernement. »
M. Charles de Courson LC
« Madame la ministre, on n’a pas bien compris pourquoi vous aviez émis un avis de sagesse. N’êtes-vous pas enthousiaste ? Craignez-vous que le rétrécissement du délai de soixante à trente jours rende le transfert des informations plus difficile pour l’administration ? Est-ce là votre inquiétude ? »
M. Arnaud Viala LR
« Cet amendement porte sur la question du contrôlé et du contrôleur. Il propose que les membres de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique fassent une déclaration de situation patrimoniale, non à cette autorité évidemment, mais aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ain… »
M. Erwan Balanant DEM
« Toute la difficulté, lorsqu’on élabore une loi comme celle-ci, est de ne pas tomber dans l’excès. Compte tenu de la teneur de certains de nos débats, l’exercice semble assez délicat ! »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue