Amendement de Mme Levavasseur (RN) · après art. 1er

Proposition de loi Famille / parentalité Initiative parlementaire
72 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 27 voix non atteint. 5 abstentions.
Majoritaire
Participation 10 %

Amendement n° 44 · APRÈS ART. PREMIER, déposé par Mme Levavasseur RN +10 cosignataires.

L'essentiel : Cet amendement demandait un rapport gouvernemental sur l’accès des femmes victimes de fausse couche au dispositif « Mon parcours psy », mesurant notamment la proportion et la répartition géographique des psychologues conventionnés.

Texte exact de l'amendement

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la disponibilité et l’accessibilité des professionnels de santé conventionnés au dispositif « Mon parcours psy » pour les femmes victimes d’une interruption spontanée de grossesse. Ce rapport évalue notamment la proportion de psychologues conventionnés ainsi que leur répartition géographique sur le territoire.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cela fait maintenant presque un an que le dispositif « Mon parcours psy » a été mis en place. Toutefois, de nombreux psychologues ne souhaitent toujours pas intégrer ce dispositif, alors que la demande d’accompagnement psychologique en France augmente chaque année. En cause, la tarification et les modalités de remboursement proposés par le dispositif, ainsi que les critères d'inscription qui peuvent parfois être perçus comme restrictifs ou complexes. Ainsi, sur 27 814 psychologues exerçant en libéral en France, selon le syndicat National des Psychologues, seulement 2080 psychologues auraient intégré le dispositif « Mon parcours Psy », en décembre 2022. Or, aujourd'hui, ce sont 8 millions de Français qui vivent dans un désert médical et qui ne peuvent pas consulter plus de deux fois par an un praticien, faute d'en avoir un à proximité. C’est également 4,4% de la population qui réside à plus de 45 minutes d'un cabinet de pédiatre, d'ophtalmologue, de gynécologue ou de psychiatre. Par cet amendement, le Rassemblement National souhaite obtenir des informations sur la répartition géographique des psychologues conventionnés au dispositif "Mon parcours psy", ainsi que sur leur capacité réelle à prendre en charge les couples ayant vécu une fausse couche. À presque un an de la mise en place de ce dispositif, il est primordial d'évaluer leur accessibilité et leur disponibilité pour répo…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 17 janvier 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 8 mars 2023 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 4 mai 2023 1re lecture Sénat Modifié
  4. 1er juin 2023 Commission mixte paritaire Accord
  5. 15 juin 2023 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  6. 29 juin 2023 Commission mixte paritaire Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte de loi prévoit l'insertion d'une disposition dans la loi de financement de la sécurité sociale, visant à évaluer l'accessibilité d'un dispositif d'accompagnement pour les couples confrontés à une interruption spontanée de grossesse. Il s'agit d'une modification de la réglementation existante, sans suppression de dispositions conformes. L'objectif est de favoriser un accompagnement adapté et équitable pour ces couples. La mesure concerne principalement l'articulation entre les dispositifs de santé publique et les besoins spécifiques des personnes concernées.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
74LFI22GDR22EcoS31SOC20LIOT51DEM170RE29HOR61LR88RN5NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale001
Gauche démocrate et républicaine - NUPES000
Écologiste - NUPES000
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)000
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires040
Démocrate (MoDem et Indépendants)0120
Renaissance0220
Horizons et apparentés030
Les Républicains004
Rassemblement National1100
Non inscrit000
Mises au point de vote 1

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 44 en séance (Accompagnement des couples confrontés à une fausse couche), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Serge Muller RN
« Par cet amendement, nous souhaitons obtenir des informations sur la répartition géographique, le nombre, l’accessibilité et la disponibilité des psychologues conventionnés dans le cadre du dispositif MonParcoursPsy, ainsi que sur leur capacité réelle à prendre en charge les couples ayant vécu une fausse couche. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Accompagnement des couples confrontés à une fausse couche), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Sandrine Josso (rapporteure de la commission des affaires sociales)
« « Tu en auras d’autres », « Tu es jeune », « Il n’était pas viable », « La nature fait bien les choses », « C’est la vie », « Ça ne se voyait pas, que tu étais enceinte » : ces formules à l’emporte-pièce, nous les avons tous entendues – voire prononcées – au moins une fois dans notre vie. »
M. François Braun (ministre de la santé et de la prévention)
« Le 8 mars est une journée d’action, de sensibilisation et de mobilisation dédiée à la lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la justice. »
Mme Marie-Charlotte Garin ECOS
« Nous sommes aujourd’hui le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, et c’est une joie et un honneur pour moi d’être avec vous dans l’hémicycle pour étendre leurs droits et protéger leur santé. Sonia avait 28 ans quand elle et son compagnon ont décidé d’avoir un enfant. »
M. Pierre Dharréville GDR
« Quand on se prépare à accueillir un enfant, que l’on attend parfois depuis longtemps, et que tout à coup la grossesse s’interrompt brutalement dans la douleur, c’est tout un monde à venir qui s’effondre, c’est une épreuve qui peut ébranler profondément. »
M. Laurent Panifous LIOT
« Je ne me risquerais pas à poser des mots sur l’épreuve que représentent les fausses couches pour les personnes qui les vivent. Nous avons jeté comme un voile pudique sur un événement qui n’a pourtant rien de rare. »
Mme Claire Guichard RE
« En cette Journée internationale des droits des femmes, le groupe Renaissance se réjouit d’examiner la proposition de loi de notre collègue Sandrine Rousseau – pardon, Sandrine Josso. »
Mme Katiana Levavasseur RN
« Alors que se termine la journée du 8 mars, nous ne pouvons que constater que de nombreux progrès doivent encore être réalisés pour favoriser l’épanouissement et garantir le droit des femmes dans notre société. »
M. Thibault Bazin LR
« Les réactions auxquelles s’exposent les parents après une fausse couche peuvent être blessantes. En commission, ma collègue Justine Gruet le soulignait très justement : « Le fait que les futurs parents attendent la première échographie, à deux mois et demi de grossesse, pour annoncer la nouvelle à l… »
Mme Anne-Cécile Violland HOR
« En 2021, un rapport publié dans la revue britannique The Lancet appelait à prendre au sérieux les troubles liés à une fausse couche et recommandait que les femmes qui en étaient victimes bénéficient d’un suivi minimum, avec notamment un soutien psychologique pour le couple. »

Le décryptage du créateur du site avis personnel

Une analyse signée du créateur du site, ouvertement engagée : à distinguer des positions et des travaux neutres ci-dessus. Ce n'est pas la position du site.

Pour aller plus loin

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