Amendement de Mme Mélin et les membres du groupe Rassemblement National (RN) · art. 1er

52 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 104 voix non atteint. 6 abstentions.
Très serré
Participation 37 %

Amendement n° 2 · ART. PREMIER, déposé par Mme Mélin et les membres du groupe Rassemblement National RN.

L'essentiel : Le groupe Rassemblement National voulait, par cet amendement, supprimer l’article premier et son tableau d’équilibre, qu’il jugeait insincère au vu des erreurs comptables relevées par la Cour des comptes sur la branche Famille.

Texte exact de l'amendement

Supprimer cet article.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement de suppression reflète notre refus d’approuver un tableau d’équilibre manifestement insincère. Puisque la Cour des Comptes a refusé de certifier le volet comptable de la branche Famille, identifiant pour les dépenses des « erreurs » comptables atteignant 5,8 milliards d’euros, une somme qui regroupe à la fois les montants versés à tort et ceux qui auraient dû être payés aux assurés. Pire, ce chiffre recouvrirait en partie celui de la fraude, estimée à 2,8 milliards en 2021 par la Cnaf, et qui ne mettra à jour cette évaluation pour 2022 que l’an prochain.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 24 mai 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 6 juin 2023 1re lecture Assemblée Rejeté
  3. 3 juillet 2023 1re lecture Sénat Rejeté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte approuve, au titre de l'exercice 2022, le tableau d'équilibre par branche de l'ensemble des régimes obligatoires de base de sécurité sociale, la branche maladie y faisant apparaître 221,1 milliards d'euros de recettes, 242,1 milliards de dépenses et un solde de -21,0 milliards. Il approuve les dépenses constatées relevant du champ de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie, qui s'élèvent à 247,2 milliards d'euros, et constate que les recettes affectées au Fonds de réserve pour les retraites sont nulles. Il approuve aussi le rapport annexé retraçant, au 31 décembre 2022, la situation patrimoniale des régimes obligatoires de base et des organismes concourant à leur financement. L'exposé des motifs indique que l'amortissement de la dette des régimes obligatoires de base par la Caisse d'amortissement de la dette sociale a atteint 19 milliards d'euros en 2022 et que le solde des administrations de sécurité sociale ressort à 0,3 % du produit intérieur brut.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC21LIOT51DEM171RE29HOR62LRdivisé88RN4NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale3700
Gauche démocrate et républicaine - NUPES800
Écologiste - NUPES600
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)1000
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires200
Démocrate (MoDem et Indépendants)0160
Renaissance0760
Horizons et apparentés0150
Les Républicains146
Rassemblement National3000
Non inscrit100

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 2 en séance (Approbation des comptes de la sécurité sociale pour l’année 2022), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Joëlle Mélin RN
« Nous n’avons d’autre solution, monsieur Bazin, que de défendre des amendements de suppression. Compte tenu des erreurs graves relevées par la Cour des comptes, nous proposons de supprimer l’article 1 er . »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 12 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Approbation des comptes de la sécurité sociale pour l’année 2022), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. François Braun (ministre de la santé et de la prévention)
« Selon l’expression du constitutionnaliste Guy Carcassonne : « Rien n’est plus aride que le domaine des finances publiques ; rien ne mérite davantage l’attention. » Je me risquerais même à dire que c’est encore plus vrai lorsqu’on se penche sur les finances sociales. »
M. Gabriel Attal (ministre délégué chargé des comptes publics)
« Les déficits se résorbent, mais nous sommes encore trop loin de l’équilibre : telle est l’image des finances de la sécurité sociale dont j’ai l’honneur de vous rendre compte à l’occasion du débat sur ce projet de loi d’approbation des comptes de la sécurité sociale pour 2022. »
Mme Stéphanie Rist (rapporteure générale de la commission des affaires sociales)
« Cette première loi d’approbation des comptes de la sécurité sociale consacre la mise en place d’un cycle budgétaire complet de vote, de contrôle et d’évaluation des finances sociales. Je voudrais revenir un instant sur sa genèse. »
M. Michel Lauzzana (rapporteur pour avis de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Grâce à la révision du cadre organique, nous nous retrouvons pour un tout nouveau rendez-vous : le projet de loi d’approbation des comptes de la sécurité sociale pour 2022. La commission des finances s’est saisie pour avis de ce texte et l’a adopté mercredi dernier. »
M. Éric Coquerel (président de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Après des années d’alertes émanant des personnels soignants, de leurs syndicats, des collectifs et des patients, même le chef de l’État l’admet désormais : il faut désengorger nos services d’urgence. Très bien ! J’aimerais me réjouir de cette prise de conscience bienvenue. »
M. Pierre Dharréville GDR
« Notre position ne sera pas une surprise. Dans un an, monsieur le ministre délégué, nous nous retrouverons dans une situation assez cocasse : nous serons appelés à examiner les comptes de la sécurité sociale, alors que le PLFSS pour 2023 n’a pas été adopté. »
M. Paul-André Colombani LIOT
« Nous la voterons, car nous touchons là, je crois, à la limite de l’exercice de notre mission de contrôle de l’action du Gouvernement. Les législateurs que nous sommes ne peuvent pas travailler sereinement lorsque leur fonction est en quelque sorte, du moins partiellement, vidée de son essence. »
Mme Joëlle Mélin RN
« Nous voterons en faveur de la motion de rejet préalable, car tous les articles du texte posent de réels problèmes. L’article liminaire, d’abord : outre le fait qu’il vise, par sa forme même, à rassurer les financiers et à cautionner la financiarisation du système de santé, il comporte, sur le fond,… »
M. Yannick Neuder LR
« Je m’étonne des propos de Mme Panot : si vous voulez rejeter les comptes de la sécurité sociale, il ne faut pas adopter la motion de rejet préalable, car vous n’auriez alors pas l’occasion de voter sur le texte. »
M. Mickaël Bouloux SOC
« Le projet de loi d’approbation des comptes de la sécurité sociale pour l’année précédente est une nouveauté prévue dans la loi organique du 14 mars 2022 relative aux lois de financement de la sécurité sociale. »
M. François Gernigon HOR
« Le groupe Horizons et apparentés votera évidemment contre cette motion. Ce sur quoi nous sommes appelés à nous prononcer aujourd’hui, c’est en effet la photographie des comptes de la sécurité sociale pour l’année 2022. »
Mme Marie-Charlotte Garin ECOS
« « L’important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. » La chute, c’est celle de notre système de protection sociale, qui a plongé l’hôpital et ses soignants dans une grave crise ; c’est celle de la protection de l’enfance, qu’il s’agisse des enfants confiés à l’ASE – aide sociale à l’enfance – o… »

Pour aller plus loin

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