L'essentiel

Amendement n° I-1762, ART. 2, déposé par M. Le Coq LFI-NFP et 70 cosignataires

Le barème de l’impôt sur le revenu aurait compté quatorze tranches, de 5 % à plus de 65 %, avec cet amendement du groupe LFI qui y voyait une progressivité plus juste que le barème actuel.

Texte exact de l'amendement

I. – Substituer aux alinéas 4 à 8 les quinze alinéas suivants : « 1° Le 1 est ainsi rédigé : « 1. L’impôt est calculé en appliquant à la fraction de chaque part de revenu qui excède 10 434 € le taux de : « – 5 % pour la fraction supérieure à 10 434 € et inférieure ou égale à 15 639 € ; « – 10 % pour la fraction supérieure à 15 639 € et inférieure ou égale à 20 856 € ; « – 15 % pour la fraction supérieure à 20 856 € et inférieure ou égale à 28 152 € ; « – 20 % pour la fraction supérieure à 28 152 € et inférieure ou égale à 32 290 € ; « – 25 % pour la fraction supérieure à 32 290 € et inférieure ou égale à 35 415 € ; « – 27,5 % pour la fraction supérieure à 35 415 € et inférieure ou égale à 38 836 € ; « – 32,5 % pour la fraction supérieure à 38 836 € et inférieure ou égale à 44 849 € ; « – 40 % pour la fraction supérieure à 44 849 € et inférieure ou égale à 62 579 € ; « – 45 % pour la fraction supérieure à 62 579 € et inférieure ou égale à 104 291 € ; « – 50 % pour la fraction supérieure à 104 291 € et inférieure ou égale à 146 015 € ; « – 55 % pour la fraction supérieure à 146 015 € et inférieure ou égale à 261 173 € ; « – 65 % pour la fraction supérieure à 261 173 € et inférieure ou égale à 400 000 € ; « – 70 % pour la fraction supérieure à 400 000 €. » II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant : « III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence…

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe LFI-NFP propose, comme le fait le programme commun, de mettre en place un impôt sur le revenu en quatorze tranches, pour développer une progressivité réelle du système d’impôt sur le revenu. La démonstration de la régressivité de notre système d’impôt, que cela soit par les travaux de Thomas Piketty, ou par l’étude “Quels impôts les milliardaires paient-ils ?”de l'Institut des Politiques Publiques, est sans appel : les prélèvements proportionnels, tels que les cotisations sociales ou la CSG pèsent très peu sur les revenus du capital et sur les hauts salaires, alors qu'ils pèsent proportionnellement bien plus sur les moyens et bas salaires. Il en va de même des impôts sur la consommation tels que la TVA. Les très haut revenus bénéficient d'exonérations et mettent en œuvre des stratégies d'évitement voir d'évasion fiscale. La disproportion est explosive : les milliardaires français ne paient de 2% d’impôt sur leur revenu économique, contre 50% pour la moyenne des Français. Il faut mettre un terme à ce système anti-redistributif ! La politique menée par Emmanuel Macron n'a fait qu'accentuer ce caractère régressif du système fiscal. Par les cadeaux fiscaux évidents aux plus riches, mais aussi par une utilisation accrue de la TVA, impôt antisocial par excellence du fait que les plus précaires consomment la quasi-totalité de leur revenu, alors que les plus r…

Le compte rendu de la séance ne porte aucun propos sur cet amendement : il a pu être défendu sans un mot de plus, discuté avec d'autres, ou ne pas avoir été présenté séparément.

Comment chaque groupe a voté

en gris : absent·es ou n'ont pas pris part au vote
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention ; un clic sur le groupe ouvre la liste de ses député·es
GroupeRépartitionPour, contre, abstention
48 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
18 pour, 0 contre, 3 abst.
7 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 5 contre, 0 abst.
0 pour, 3 contre, 0 abst.
0 pour, 18 contre, 0 abst.
0 pour, 7 contre, 1 abst.
0 pour, 15 contre, 0 abst.
0 pour, 2 contre, 0 abst.
0 pour, 56 contre, 0 abst.
0 pour, 0 contre, 0 abst.

Comprendre les votes

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte (L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances autorise la perception des ressources de l’État et des impositions affectées à d’autres personnes morales pendant l’année 2025. Il indexe le barème de l’impôt sur le revenu et porte de 6 674 euros à 6 807 euros le montant mentionné à l’article 196 B du code général des impôts. Il étend le champ des indemnités de rupture exonérées d’impôt sur le revenu et aménage, pour les contribuables non domiciliés en France, le calcul du taux applicable à leurs revenus mondiaux en tenant compte des prestations compensatoires. Il ouvre la réduction d’impôt majorée au titre des dons aux organismes sans but lucratif qui mènent des actions concrètes en faveur des victimes de violence domestique et leur proposent un accompagnement, et retient ces versements dans la limite de 1 000 euros à compter de l’imposition des revenus de l’année 2024. Il étend en outre cette réduction d’impôt aux dons et versements, y compris l’abandon exprès de revenus ou de produits, effectués par des contribuables non domiciliés en France, et complète les informations à déclarer pour le crédit d’impôt au titre des services à la personne.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Pour aller plus loin

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