libre utilisation semences domaine public

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 2 juillet 2019. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Loïc Prud'hommeFI · avec 19 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte modifie des dispositions du code rural et de la pêche maritime afin d'élargir les conditions dans lesquelles les semences peuvent être utilisées. Il permet notamment leur utilisation à titre onéreux, en plus de la gratuité. Il remplace également une expression relative à la sélection et à la production par le terme « applicables », élargissant ainsi le champ d'application des règles concernées. Enfin, il modifie une disposition pour préciser que certains actes peuvent être réalisés en application d'un autre article ou faire l'objet d'un échange.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 2 juillet 2019
Identifiant : PIONANR5L15B2091
Dossier législatif : DLR5L15N37588

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 2 juillet 2019 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Cette proposition de loi vise à rétablir les possibilités de cession à titre onéreux des variétés de semences et plants relevant du domaine public. Les jardiniers et agriculteurs jouent un rôle crucial dans la conservation, la diffusion et l’enrichi ssement de la biodiversité agricole, enjeu majeur pour l’agriculture et l’alimentation du XXIe siècle. En effet, en l’espace de cent ans, 90 % des variétés traditionnellement utilisées par les paysans ne sont plus cultivées ; et 75 % d’entre elles sont irréversiblement perdues, selon la Food and agriculture organisation (FAO). Il y a aujourd’hui « des preuves de plus en plus tangibles et inquiétantes que la biodiversité qui sous -tend nos systèmes alimentaires est en train de disparaître, menaçant gravement l’avenir de notre alimentation, de nos moyens de subsistance, de notre santé et de notre environnement » (1). Cette proposition de loi s’inscrit dans un combat plus large pour la liberté d’utilisation des semences et la préservation de la biodiversité. Le Parlement européen a d’ailleurs voté l’autorisation de la commercialisation de matériel biologique hétérogène, qui permettra de déroger aux critères imposés pour l’inscription des variétés au Catalogue (tels que le critère d’homogénéité) pour les agriculteurs bio dès janvier 2021. Il s’agit ici d’encourager et de donner des moyens légaux et règlementaires au travail de préservation du patrimoine vivant. Nous souhaitons ainsi que tous les acteurs (jardinier…

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er Le dernier alinéa de l’article L. 661-8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié : 1° Après le mot : « gratuit », sont insérés les mots : « ou à titre onéreux » ; 2° À la fin, les mots : « relatives à la sélection et à la production » sont remplacés par le mot : « applicables ».
  • Article 2 Le dernier alinéa de l’article L. 315-5 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié : 1° Au début, les mots : « Il en est de même » sont supprimés ; 2° Il est complété par les mots : « peuvent être réalisés en application de l’article L. 325-1 ou bien faire l’objet d’un échange à titre onéreux. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin