création de délégations parlementaires aux droits de l'enfant

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 4 août 2022. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Isabelle SantiagoSOC · avec 31 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte prévoit la création, dans chaque assemblée du Parlement, d'une délégation parlementaire dédiée aux droits de l'enfant. Cette délégation aura pour mission de suivre l'application des dispositions législatives et réglementaires relatives aux droits de l'enfant. Elle pourra également proposer des recommandations et des rapports sur les politiques publiques concernées. La délégation sera composée de députés ou de sénateurs, selon le siège parlementaire.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 4 août 2022
Identifiant : PIONANR5L16B0189
Dossier législatif : DLR5L16N46054

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 4 août 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Si des avancées ont bien eu lieu sur la protection de l’enfance grâce aux nombreux travaux menés au Parlement, il n’existe aujourd’hui pas d’organe unique dédié aux droits de l’enfant, un organe unique qui puisse proposer une vision globale et des politiques publiques transversales au bénéfice de l’avancée et de l’effectivité des droits de l’enfan t. Certes inabouti, la France peut déjà se prévaloir d ’un corpus juridique substantiel au service de la protection des droits de l’enfant. Ce corpus se traduit notamment par le préambule de la Constitution de 1946 dans son onzième alinéa. Cet engagement se prolonge avec la ratification dès 1989 de la Convention internationale des droits de l’enfant (C IDE) adoptée par l’Assemblée Générale des Nations-Unies au travers d e laquelle la France reconnaît que l’enfant est un être à protéger et qu ’il dispose de droits fondamentaux. C’est d’ailleurs à l’occasion des 30 ans de la ratification de cette Convention, que le Président de la République Emmanuel Macron a rappelé lors de son discours à l’UNESCO le 20 novembre 2019 sa volonté d’agir fortement pour les droits de l’enfant. La signature en 2015 des 17 objectifs de développement durable définis par les Nations Unies, et notamment son 4e concernant l’accès à l’éducation est un autre exemple de l’engagement de la France à véritablement et durablement agir. Malgré ces prises de position, en 2016, le Comité des droits de l’enfant des Nations-Unies, à l’heure d’évaluer …

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Après l’article 6 decies de l’ordonnance n° 58 1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, il est inséré un article 6 undecies ainsi rédigé : « Art. 6 undecies. – I. – Il est constitué, dans chacune des deux assemblées du Parlement, une délégation parlementaire aux droits de l’enfant. Chacune de ces délégations compte trente-six membres. « II. – Les membres des délégations sont désignés e n leur sein par chacune des deux assemblées de manière à assurer un e représentation proportionnelle des groupes parlementaires et équilibrée des hommes et des femmes ainsi que des commissions permanentes. « La délégation de l’Assemblée nationale est désignée au début de la législature pour la durée de celle-ci. « La délégation du Sénat est désignée après chaque renouvellement partiel de cette assemblée. « III. – Sans préjudice des compétences des commiss ions permanentes ou spéciales ni de celles des commissions chargées des affaires européennes, les délégations parlementaires aux droits de l’enfa nt ont pour mission d’informer les assemblées de la politique suivie pa r le Gouvernement au regard de ses conséquences sur les droits de l’enfa nt. En ce domaine, elles assurent le suivi de l’application des lois. « En outre, les délégations parlementaires aux droits de l’enfant peuvent être saisies sur les projets ou propositions de loi par : « 1° Le bureau de l’une ou l’autre assemblée, soit à son initiative, soit à la demande d’un président de groupe ; « 2° Une commission permanente ou spéciale, à son initiative ou sur demande de la délégation. « Enfin, les délégations peuvent être saisies par la commission chargée des affaires européennes sur les textes soumis aux assemblées en application de l’article 88-4 de la Constitution. « Elles demandent à entendre les ministres. Le Gouvernement leur communique les informations utiles et les documents nécessaires à l’accomplissement de leurs missions. « IV. – Les délégations établissent, sur les questions dont elles sont saisies, des rapports comportant des recommandations qui sont déposés sur le Bureau de l’assemblée dont elles relèvent et transmis aux commissions parlementaires compétentes, ainsi qu’aux commissions chargées des affaires européennes. Ces rapports sont rendus publics. « Elles établissent en outre, chaque année, un rapport public dressant le bilan de leur activité et comportant, le cas échéant, des propositions d’amélioration de la législation et de la réglementation dans leurs domaines de compétences. « V. – Chaque délégation organise la publicité de s es travaux dans les conditions définies par le règlement de chaque assemblée. « La délégation de l’Assemblée nationale et celle d u Sénat peuvent décider de tenir des réunions conjointes. « VI. – Les délégations établissent leur règlement intérieur. »…

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Pour aller plus loin