Lutter contre la discontinuité territoriale et réaliser un véritable service public de la mobilité en outre-mer

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 19 décembre 2024. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Sabrina SebaihiEcoS · avec 17 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 19 décembre 2024, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission du développement durable

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi vise à améliorer la mobilité en outre-mer en modifiant les dispositions du code des transports afin de faciliter les déplacements et l'accès aux services de transport aérien. Il prévoit également la création d'une taxe additionnelle sur les tabacs pour compenser les coûts supplémentaires encourus par l'État. Ces mesures s'inscrivent dans un objectif plus large de réduction des inégalités entre les territoires d'outre-mer et la métropole.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 19 décembre 2024
Identifiant : PIONANR5L17B0747
Dossier législatif : DLR5L17N51147

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 19 décembre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, L’année 2024 est marquée par des mouvements de protestation contre la vie chère en outre-mer, tout particulièrement en Martinique et à la Réunion. Le sentiment de ras-le-bol exprimé concerne l’ensemble des inégalités dont souffrent nos concitoyens ultra-marins en comparaison à l’hexagone. Cette proposition de loi vise à mettre en place une mesure ciblée permettant de rendre accessible à l’ensemble des Français la circulation entre les territoires ultra- marins et l’hexagone. Le principe d’égalité est un fondement de la République française. Nos politiques publiques doivent garantir l’effectivité de cette égalité entre les citoyens quel que soit leur territoire d’origine ou de vie. Or, bien que la République reconnaisse aux ultra marins le droit à l’égalité réelle au sein du peuple français (art.1 er Titre IER de la LOI n° 2017-256 du 28 février 2017), les rapports et les indicateurs démontrant l’aggravation des écarts entre l’hexagone et les outre-mer se succèdent. Ces inégalités concernent notamment la santé, le logement, le coût de la vie ou encore les transports. Les liens historiques avec l’hexagone n’ont cessé de se renforcer au fil des années rendant les déplacements nécessaires pour des raisons éducatives, professionnelles, familiales, de santé, de loisirs, ou autre. Concernant l’éducation, nombre de formations ne sont pas disponibles en outre-mer, contraignant les jeunes à s’expatrier de leurs territoires. Les défaillances en matière de santé publ…

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er La section 1 du chapitre III du titre préliminaire du livre VIIII de la première partie du code des transports est ainsi modifiée : 1° Le second alinéa de l’article L. 1803-1 est ainsi rédigé : « Elle tend à faciliter les déplacements et l’accès aux services de transports aériens des ressortissants ultramarins de et vers la métropole, entre territoires ultra-marins, à l’intérieur de ces territoires du fait de l’insularité, du caractère archipélagique, de leur enclavement, de l’étendue du territoire ou de l’éloignement de ces territoires de la métropole, sous certaines conditions, en tenant compte de la situation géographique, économique et sociale particulière de chaque collectivité territoriale d’outre-mer. Peuvent en bénéficier, dans des conditions prévues par la loi, des personnes résidant en France métropolitaine. » ; 2° Le dernier alinéa de l’article L. 1803-2 est ainsi rédigé : « Le fonds de continuité territoriale finance des aides et des mesures destinées à faciliter le retour des résidents ultramarins dans leur collectivité d’origine dans les cinq ans suivant l’accomplissement d’une période de formation en mobilité. Pour la mise en œuvre de ce fonds, l’État peut imposer des obligations de service public qui ont pour objet, dans le cadre adapté au mode de transport aérien, de fournir des services passagers suffisants en termes de continuité de régularité, de fréquence, de qualité et de prix. Ces obligations de service public se traduisent par des délégations de service public conclues avec des opérateurs pour des liaisons aériennes désignées. » ; 3° L’article L. 1803-3 est ainsi rédigé : « Art. L. 1803-3. – Les résidents des collectivités mentionnées à l’article L. 1803-2, pour les déplacements prévus à L. 1803-1, et les personnes mentionnées à l’article L. 1803-2, bénéficient des aides financières par le fonds de continuité territoriale, dans le cadre d’un dispositif d’aides à caractère social fixé par arrêté conjoint du ministre chargé du budget et du ministre chargé des outre-mer. Ce dispositif doit garantir à chaque bénéficiaire un reste à charge maximum de 30 % du montant du billet d’avion. « Dans un souci de protection de l’environnement et de non-aggravation de la pollution, l’accessibilité à ce dispositif d’aide à caractère social est limitée à trois trajets au cours de la même année. » ; 4° L’article L. 1803-4 est ainsi modifié : a) À la fin du premier alinéa, les mots : « entre leur collectivité de résidence et le territoire métropolitain est appelée “aide à la continuité territoriale” » sont remplacés par les mots : « et les déplacements mentionnés à l'article L. 1803.1 est appelée “aide à la mobilité” » ; b) Le second alinéa est supprimé ; 5° Le dernier alinéa de l’article L. 1803-5 est ainsi modifié : a) Les mots : « Saint-Pierre-et-Miquelon et de Saint-Barthélemy » sont remplacés par les mots : « ces territoires » ; b) Les mots : « et que » sont remplacés par le mot : «, dont ».…
  • Article 2 Compense la charge pour l'État par la création d'une taxe additionnelle à l'accise sur les tabacs. La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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