Sécuriser les commissaires de justice en les dotant de caméras-piétons

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 18 novembre 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Sébastien HuygheEPR · avec 8 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 18 novembre 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte propose de permettre aux commissaires de justice d’utiliser des caméras individuelles pour enregistrer audiovisuellement des situations où un incident se produit ou est susceptible de se produire, dans l’exercice de leurs fonctions. Cette autorisation est délivrée par le représentant de l’État dans la région. L’objectif est de sécuriser les commissaires de justice en leur donnant un outil de documentation des faits lors de missions à risque. Le texte ne précise pas les modalités techniques de l’enregistrement ni les conditions de transmission des images.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 18 novembre 2025
Identifiant : PIONANR5L17B2103
Dossier législatif : DLR5L17N53183

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 18 novembre 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Le 17 août 2007, un commissaire de justice dans le ressort de la cour d’appel de Bordeaux, tombe dans le coma après avoir été agressé alors qu’il posait un sabot sur une voiture dans le cadre d’une procédure de saisie. Il garde de l’agression et de ses six fractures du crâne des séquelles motrices et neurologiques irréversibles. En février 2021, une commissaire de justice est agressée à la scie après la régularisation d’une saisie immobilière à Pontoise. Le 29 août 2023, à Brest, un ex-commissaire-priseur judiciaire de 55 ans est assassiné, poignardé à plusieurs reprises lors de la régularisation d’un inventaire. Plus récemment, en janvier 2025, lors de la régularisation d’un descriptif immobilier, une commissaire est menacée par une arme à feu. En tentant de fuir, elle chute dans un escalier et se blesse au dos. Ces faits d’une gravité extrême sont loin d’être isolés. En 2024, dans le seul ressort de la cour d’appel de Douai, pas moins de cinq agressions graves ont été portées à la connaissance de la Présidente de la Chambre régionale des commissaires de justice. Ce chiffre ne constitue pourtant qu’un indicateur bien en deçà de l’ampleur réelle du phénomène : les incivilités de toute nature sont désormais monnaie courante, et la majorité des commissaires de justice renoncent à engager des procédures judiciaires en l’absence de dommages importants. Comme les forces de sécurité ou de secours, les commissaires de justice sont de plus en plus exposés à la vi…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Dans l’exercice de leurs missions, les commissaires de justice peuvent être autorisés, par le représentant de l’État dans la région, à procéder en tous lieux, au moyen de caméras individuelles, a un enregistrement audiovisuel lorsque se produit ou est susceptible de se produire un incident, eu égard aux circonstances ou au comportement des personnes concernées. L’enregistrement n’est pas permanent. Les enregistrements ont pour finalité la prévention des incidents au cours de l’exercice des missions des commissaires de justice mentionnes au premier alinéa du présent article. Les caméras sont portées de façon apparente par les commissaires de justice mentionnés au même premier alinéa. Un signal visuel spécifique indique si la caméra enregistre. Le déclenchement de l’enregistrement fait l’objet d’une information des personnes enregistrées, sauf si les circonstances l’interdisent. Une information générale du public sur l’emploi de ces caméras est organisée par les chambres régionales des commissaires de justice concernées. Les commissaires de justice auxquels les cameras individuelles sont fournies ne peuvent avoir accès directement aux enregistrements auxquels ils procèdent. Les enregistrements audiovisuels, hors le cas où ils sont utilisés dans le cadre d’une procédure judiciaire, administrative ou disciplinaire, sont effacés au bout de trente jours. L’autorisation mentionnée au premier alinéa est délivrée sur demande de la chambre régionale des commissaires de justice aux professionnels de son ressort. Ces enregistrements sont soumis à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, notamment en ce qui concerne le contrôle par la Commission nationale de l’informatique et des libertés et le droit d’accès aux enregistrements. Les modalités d’application du présent article et les modalités d’utilisation des données collectées sont précisées par un décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.…

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