Faciliter l’expulsion des occupants sans droit ni titre

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 3 mars 2026. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Olivier FayssatAD · avec 28 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 3 mars 2026, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des affaires économiques

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Le texte propose de modifier les lois existantes pour permettre des expulsions forcées d’occupants sans droit ni titre, sous réserve que l’occupation porte une atteinte grave à la situation économique du propriétaire, constatée par un officier de police judiciaire. Il modifie également le code de la sécurité intérieure afin de permettre aux forces de l’ordre d’intervenir pour l’évacuation d’un local dans des conditions définies par la loi. Enfin, il précise dans le code civil que le droit de propriété inclut le droit pour le propriétaire de mettre fin à une atteinte manifeste à sa jouissance par des voies légales.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 3 mars 2026
Identifiant : PIONANR5L17B2549
Dossier législatif : DLR5L17N53858

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 3 mars 2026 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Parmi les droits les plus précieux hérités de 1789 figure le droit de propriété, consacré par l’article 544 du code civil comme « le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue ». Pourtant, ce droit fondamental devient pour beaucoup une source d’inquiétude. La classe moyenne se trouve fragilisée, les banques se montrent frileuses, et, surtout, de nombreux propriétaires se retrouvent démunis lorsque leur bien est illégalement occupé. En effet, lorsqu’un bien immobilier est squatté, même après qu’un jugement ordonnant l’expulsion a été rendu, la procédure reste tributaire du concours de la force publique, dont l’obtention retarde souvent l’exécution de plusieurs semaines. Les forces de l’ordre, déjà fortement sollicitées, disposent rarement d’effectifs immédiatement mobilisables pour ce type d’intervention, et les assigner à cette tâche revient à les détourner de leurs missions prioritaires de sécurité et de maintien de l’ordre public. Pourtant, dans sa dimension opérationnelle, l’expulsion consiste avant tout à sécuriser les lieux et à évacuer un local, tâches qui relèvent davantage du champ de la sécurité privée (comme le gardiennage ou la sécurité dans les magasins) et d’une opération logistique assimilable à un déménagement, que d’une mission de police. Par ailleurs les procédures d’expulsion demeurent particulièrement longues : en moyenne 2,4 mois en référé et plus de 12 mois au fond. Ces délais s’alourdissent avec la trêve hive…

Articles (3 extrait·s du texte)
  • Article 1er L’article L. 411-1 du code des procédures civiles d’exécution est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Par dérogation, en cas d’occupation sans droit ni titre d’un local dont l’occupation porte une atteinte grave à la situation économique du propriétaire, constatée par un officier de police judiciaire ou un commissaire de justice, le propriétaire peut, après une mise en demeure assortie d’un délai d’exécution qui ne peut être inférieur à 48 heures, demander au représentant de l’État dans le département ou aux personnes habilitées et agréés pour exercer l’activité visée au 5° de l’article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure de procéder à l’évacuation forcée des lieux lorsque la mise en demeure de quitter les lieux n’a pas été suivie d’effet dans le délai fixé. Lorsque l’évacuation est réalisée par les personnes habilitées et agréées mentionnées au présent alinéa, leurs frais sont à la charge de l’occupant sans droit ni titre. Cette intervention est placée sous le contrôle d’un officier de police judiciaire. Un décret en Conseil d’État détermine les conditions de mise en œuvre du présent article. »…
  • Article 2 Le titre I er du livre VI du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié : 1° L’article L. 611-1 est complété par un 5° ainsi rédigé : « 5° À procéder à l’évacuation forcée d’un local dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article L. 411-1 du code des procédures civiles d’exécution. » 2° Au premier alinéa de l’article L. 612-1, les mots : « au 4° » sont remplacés par les mots : « aux 4° et 5° » ; 3° L’article L. 612-2 est complété par un alinéa ainsi rédigé : « L’exercice de l’activité mentionnée au 5° dudit article L. 611-1 est subordonné à l’obtention de l’agrément prévu au présent article. »…
  • Article 3 L’article 544 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Le droit de propriété comprend également le droit pour le propriétaire de mettre fin à une atteinte manifeste à sa jouissance par des voies prévues par la loi. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin