Encadrer le nombre de membres du Gouvernement

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 5 octobre 2026. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Jean-Luc WarsmannLIOT

En commission

Renvoyée en commission le 5 octobre 2026, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Projet ou proposition de loi constitutionnelle

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

La proposition de loi constitutionnelle complète l'article 8 de la Constitution pour prévoir que le Gouvernement ne peut comporter plus de 25 membres, dont au plus 15 ministres. Selon l'exposé des motifs, la multiplication des portefeuilles ministériels, des ministères délégués et des secrétariats d'État est source de chevauchements de compétences, de conflits d'attributions et d'un alourdissement des arbitrages. Son auteur, rapporteur de la commission des lois lors de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, estime qu'un plafond inscrit dans la Constitution est le seul véritable rempart contre le gonflement des effectifs ministériels, et cite l'exemple de la Belgique, dont la Constitution limite le Conseil des ministres à 15 membres au plus.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 5 octobre 2026
Identifiant : PIONANR5L17B3217
Dossier législatif : DLR5L17N54962

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 5 octobre 2026 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, L’efficacité de l’action gouvernementale ne se mesure pas au nombre de ministres qui composent le Gouvernement. Bien au contraire, la multiplication des portefeuilles ministériels, des ministères délégués et des secrétariats d’État aux intitulés parfois flous est régulièrement source de chevauchements de compétences, de conflits d’attributions et d’un alourdissement inutile des processus d’arbitrage. Lors des débats relatifs à la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, la question de la taille de l’exécutif a fait l’objet d’analyses approfondies. Si le projet initial renvoyait la fixation d’un plafond à une loi organique, les travaux que j’ai pu mener en ma qualité de rapporteur de la commission des lois ont mis en lumière la nécessité d’inscrire des règles directement au sommet de la hiérarchie des normes. L’expérience montre en effet que la fixation d’un plafond constitutionnel constitue le seul véritable rempart contre la tentation du gonflement des effectifs ministériels à l’occasion des recompositions politiques. Plusieurs démocraties comparables ont d’ailleurs fait le choix de borner la composition de leur exécutif. C’est le cas par exemple de la Belgique, dont l’article 99 de la Constitution limite le Conseil des ministres à quinze membres au plus, ou de l’Allemagne, dont le gouvernement fédéral compte traditionnellement une structure resserrée autour d’une quinzaine de ministres. En outre, la stabilisation du format gouvernemental répond à …

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Le second alinéa de l’article 8 de la Constitution est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le Gouvernement ne peut comporter plus de vingt-cinq membres, dont au plus quinze ministres. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin