Amendement de M. El Guerrab et M. François-Michel Lambert · après art. 1er

67 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 52 voix non atteint. 2 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 18 %

Amendement n° 1123 · APRÈS ART. PREMIER, déposé par M. El Guerrab et M. François-Michel Lambert +1 cosignataire.

L'essentiel : Parmi les personnes nommées au sein de la commission mentionnée à l’article 25, l’écart entre femmes et hommes n’aurait pas pu dépasser un, proposaient MM. El Guerrab et François-Michel Lambert au nom de l’égalité.

Texte exact de l'amendement

Le dernier alinéa de l’article 25 de la Constitution est complété par une phrase ainsi rédigée : « L’écart entre le nombre de femmes et d’hommes nommés au sein de la commission ne doit pas être supérieur à un. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Par le biais de cet amendement, il s’agit de renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes dans la Constitution. C’est là une préconisation du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. En adoptant une perspective comparatiste, on remarque que certains pays prévoient des dispositifs d’inspiration analogue dans leur constitution. C’est, par exemple, le cas de la République fédérale d’Allemagne (article 3, alinéa 2 de la Loi fondamentale) et de l’Autriche (article 7, alinéa 2 de la Constitution). De la sorte, la France pourrait utilement poursuivre le travail engagé avec la révision constitutionnelle de 1999, qui avait enrichi l’article 3 de notre charte suprême de la phrase suivante : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives ». Notre pays pourrait, ainsi, rattraper son retard en la matière et, même, se placer à la pointe de la modernité.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le compte rendu de la séance ne porte aucun propos sur cet amendement : il a pu être défendu sans un mot de plus, discuté avec d'autres, ou ne pas avoir été présenté séparément.

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 9 mai 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte modifie la Constitution pour renforcer la responsabilité des élus, préciser les conditions d'adoption des lois, et intégrer des dispositions sur l'action climatique. Il ajoute des incompatibilités pour les membres du gouvernement, précise les règles de traitement des propositions de loi, et ajuste les délais et les procédures liées aux commissions parlementaires. Il permet également l'examen conjoint de certains projets de loi et élargit le champ des textes prioritaires pour les politiques économiques, sociales ou environnementales.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR30NG46MODEM312LREM31UDI103LR21NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise100
Gauche démocrate et républicaine600
Nouvelle Gauche1100
Mouvement Démocrate et apparentés180
La République en Marche1510
UDI, Agir et Indépendants602
Les Républicains2100
Non inscrit510
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Démocratie plus représentative, responsable et efficace), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe LREM
« Monsieur le président, auteure de l’amendement n o 2218, je me suis rendu compte que le travail pédagogique n’avait pas complètement abouti. »
M. Sylvain Waserman DEM
« J’ai travaillé avec Marie Tamarelle-Verhaeghe et Marielle de Sarnez dans l’ensemble des groupes de travail, et nous avons présenté quatre propositions structurantes. Nous avons su convaincre pour trois d’entre elles. »
M. Olivier Becht UDI
« Je regrette le retrait de ces amendements et le vote probablement négatif sur les autres. C’était un geste fort que d’établir une session unique prolongée pour ne plus avoir de session extraordinaire et aussi pour rehausser les droits du Parlement. »
M. Philippe Latombe DEM
« Cet amendement vise à supprimer le verrou des 120 jours de session, car il est généralement dépassé et n’a plus, dès lors, d’utilité réelle. Nous nous félicitons du sous-amendement qui a été déposé par les deux rapporteurs. »
M. Fabien Di Filippo LR
« Madame la ministre de la justice, garde des sceaux, monsieur le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, cet amendement a pour but de vous aider à mettre un peu d’ordre dans le travail parlementaire , qui s’est avéré laborieux du point de vue de l’organisation, notamment cet été. »
M. Hervé Saulignac SOC
« On accuse souvent notre assemblée de tous les maux ou presque : lourdeur, lenteur, archaïsme parfois, La vérité, chacun ici la connaît : l’Assemblée subit très largement le rythme, parfois même les exigences, du Gouvernement qui se moque – j’ose le dire ainsi – des conditions dans lesquelles nous po… »
M. Sébastien Jumel GDR
« Visiblement, nous n’arriverons pas à convaincre le Gouvernement de supprimer les sessions extraordinaires. Cet amendement de repli vise à prévoir que si elles doivent avoir lieu, ce soit au moins après approbation par les trois cinquièmes des membres du Parlement. »
M. Michel Castellani LT
« L’article 2 précise la mission du législateur en élevant au rang de principe constitutionnel l’action contre le changement climatique. Le débat a eu lieu sous une forme proche lors de l’inscription dans la Constitution des impératifs écologiques, prévue par l’article 1 er du présent texte. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue