Amendement de M. Orphelin · art. 14 SEXIES A

71 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 29 voix franchi. 22 abstentions.
Quasi unanime
Participation 14 %

Amendement n° 766 · ART. 14 SEXIES A, déposé par M. Orphelin +38 cosignataires.

L'essentiel : La création du fonds d’indemnisation prévu par cet article doit désormais intervenir avant le 1er janvier 2020, une précision de calendrier que son auteur présente comme destinée à clarifier la mise en œuvre du dispositif.

Texte exact de l'amendement

À l’alinéa 2, après le mot : « création », insérer les mots : « , avant le 1 er janvier 2020, ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Amendement de précision visant à clarifier le calendrier de mise en œuvre du fonds d’indemnisation.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 1er février 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 2 juillet 2018 1re lecture Sénat Modifié
  3. 11 juillet 2018 Commission mixte paritaire Accord
  4. 14 septembre 2018 Nouvelle lecture Assemblée Adopté
  5. 25 septembre 2018 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  6. 25 octobre 2018 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi réécrit les règles de contractualisation entre producteurs agricoles et acheteurs dans le code rural et de la pêche maritime, en remplaçant l'article relatif aux contrats de vente de produits agricoles par plusieurs articles nouveaux. Il porte à 75 000 euros par an le plafond de l'amende administrative sanctionnant les manquements à ces règles et confie leur constatation à des agents énumérés par décret en Conseil d'État. Il modifie les clauses types que les organisations interprofessionnelles peuvent définir, notamment sur la détermination des prix, les calendriers de livraison, la durée des contrats et le principe d'un prix plancher, ainsi que la clause de renégociation que le code de commerce impose à certains contrats de vente, et étend certaines dispositions à Saint-Pierre-et-Miquelon. Il comporte également des habilitations à légiférer par ordonnance sur les dispositions du code rural relatives à la coopération agricole. L'extrait disponible s'arrête aux premiers articles et ne couvre pas le volet du texte consacré à l'alimentation.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR30SOC46MODEM312LREM31UDI103LR21NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise006
Gauche démocrate et républicaine003
Socialistes et apparentés009
Mouvement Démocrate et apparentés300
La République en Marche4611
UDI, Agir et Indépendants201
Les Républicains400
Non inscrit102
Mises au point de vote 2

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 766 en séance (Équilibre dans le secteur agricole et alimentaire), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Barbara Pompili LREM
« J’irai vite : chers collègues, nous sommes tous regardés par nos électeurs. […] J’ai déposé cet amendement afin que nous actions que ce fonds sera créé d’ici au 1 er janvier 2020. Je peux vous dire que j’engage ma responsabilité et que, collectivement, nous engageons celle de la majorité afin que ce fonds soit réellement créé. Je serai vraiment très heureuse que nous nous retrouvions tous ensemble à sabrer le champagne – bio, évidemment !– lorsqu’il aura été mis en place : nous célébrerons en effet alors une victoire collective. Quand nous nous engageons, nous ne le faisons pas à la légère. Nous sommes nombreux ici à nous battre depuis longtemps sur la question des produits phytosanitaires. »
M. Olivier Faure SOC
« J’aimerais comprendre cet avis de sagesse du ministre. Si effectivement le Gouvernement s’engage à faire en sorte qu’en 2020 ce fonds soit créé, pourquoi se limiter à un avis de sagesse ? Le ministre devrait être favorable à cet amendement et le soutenir, et dire qu’il n’y a pas de doute possible sur le fait que ce fonds sera créé en 2020. Que veut dire cet avis de sagesse ? Cela veut dire qu’il s’en lave les mains : je ne suis pas d’accord et je ne comprends pas cette position. Je souhaiterais que le ministre s’exprime à ce sujet. »
M. Stéphane Travert (ministre)
« Après quatre-vingt deux heures de débats en commission, soixante-dix sept heures dans l’hémicycle ici en première lecture, à peu près autant au Sénat, et après que nous siégeons ici sans discontinuer depuis mercredi soir pour l’examen du texte en nouvelle lecture, bienvenue dans le débat, monsieur Faure ! »
M. André Chassaigne GDR
« Une question qui me semble de bon sens : tel que l’alinéa 2 de cet article 14 sexies A est rédigé, le rapport porte sur « [...] le financement et les modalités de la création avant le 1 er janvier 2020 [...] » dudit fonds. Si ce rapport aboutit à la conclusion qu’il est impossible de mettre en place le financement et de fixer les modalités de fonctionnement avant cette date, que se passera-t-il ? »
M. François Ruffin FI
« Vous dites, madame Pompili : « je m’engage ». Je suis convaincu que vous êtes habitée, sur ce sujet-là, par des convictions fortes. Je suis cependant désolé de le dire : que vaut l’engagement d’une députée, fût-elle présidente de la commission du développement durable de notre assemblée ? Comme garantie, cela ne me suffit pas. Madame Pompili, vous n’êtes pas – ce que vous pouvez, comme nous, regretter – présidente de votre groupe. Cet engagement, s’il n’est pas inscrit dans un texte de loi, ne vaut pas grand-chose. Sur les prix agricoles et les revenus des paysans, on est arrivé à des trucs, certes complètement vaseux – c’est une usine à gaz, on n’y comprend rien ! Mais, bon, d’accord ! »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Équilibre dans le secteur agricole et alimentaire), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. François-Michel Lambert LT
« Cet amendement est dans la continuité de ce que mes collègues de tous bords ont exprimé hier soir : la nécessité de lier alimentation et santé. »
M. Jean-Baptiste Moreau (rapporteur de la commission des affaires économiques)
« J’aurai une position assez ferme puisque nous avons déjà eu de longues discussions sur cet article, tant en commission du développement durable qu’au sein de la commission des affaires économiques, puis dans l’hémicycle, en première lecture, à l’issue desquelles il a été complètement réécrit. »
M. Stéphane Travert (ministre de l’agriculture et de l’alimentation)
« J’en profite pour saluer les députés matinaux au moment où nous reprenons nos travaux. Je connais votre engagement, monsieur le député, ainsi que vos travaux, notamment le travail que vous avez mené au cours de la législature précédente sur l’économie circulaire, mais il nous faut trouver des compro… »
M. André Chassaigne GDR
« Monsieur le ministre, vous avez précisé à raison que le décret devra traduire cet article dans la dentelle. Alors même que je trouvais satisfaisante sa rédaction actuelle, issue notamment de la dernière réunion de la commission des affaires économiques, après l’avoir relue, j’y ai décelé des risques… »
M. Jérôme Nury LR
« Même si nous partageons la volonté que nos enfants mangent mieux dans les cantines scolaires, nous avons déjà longuement évoqué depuis le début de l’examen de cet article les contraintes que ces objectifs de 50 % de production locale et 20 % issus de l’agriculture biologique feront peser sur le sect… »
M. François Ruffin FI
« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement : avec cet amendement, nous souhaitons réintroduire la notion toute bête, toute simple, de « circuit court », qui parle à tout le monde. »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Les collectivités locales rencontrent parfois des difficultés à acheter des produits locaux, c’est vrai, mais restons positifs et volontaristes. Le sans-OGM existe, les produits agricoles non traités avec des pesticides ou des engrais chimiques également : ce sont de bonnes nouvelles. »
M. Thierry Benoit LC
« Je rejoins André Chassaigne, qui a brillamment défendu son amendement n o 800. Monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, madame Maillart-Méhaignerie, je suis sacrément inquiet et préoccupé. Il est impossible qu’un élu ou un homme politique ait rédigé l’alinéa 3. »
M. Dominique Potier SOC
« Nous sommes peu intervenus sur ces sujets, car nous avions exposé notre ligne lors de la discussion générale. J’évoquerai ici deux ou trois points. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue