Proposition de loi relative à l'interdiction des violences éducatives ordinaires

94 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 27 voix franchi. 2 abstentions.
Quasi unanime
Participation 9 %

Le parcours du texte

  1. 17 octobre 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 29 novembre 2018 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 2 juillet 2019 1re lecture Sénat Adopté

Ce que change ce texte

Le texte vise à interdire les violences éducatives ordinaires. Il s'agit d'une proposition de loi qui traite des pratiques de violence dans le cadre de l'éducation.

  • Autorité parentale sans violenceInsère après le deuxième alinéa de l’article 371-1 du code civil un alinéa : « L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques. » art. 1er
  • Formation à la préventionAjoute, au deuxième alinéa de l’article L. 421-14 du code de l’action sociale et des familles, après le mot « secourisme », les mots « à la prévention des violences éducatives ordinaires ». art. 1er bis
  • Rapport au ParlementDemande au Gouvernement, avant le 1er septembre 2019, un rapport dressant l’état des lieux des violences éducatives en France et évaluant les besoins et moyens nécessaires au renforcement de la sensibilisation, de l’accompagnement et du soutien à la parentalité ainsi que de la formation des professionnels concernés. art. 2

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 29 novembre 2018 : 51 voix pour, 1 contre, 2 abstentions. Sept groupes ont voté pour et un s’est abstenu.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC16LT46MODEM309LREM28UDI104LR12NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise300
Gauche démocrate et républicaine100
Socialistes et apparentés100
Libertés et Territoires301
Mouvement Démocrate et apparentés1600
La République en Marche2600
UDI, Agir et Indépendants100
Les Républicains001
Non inscrit010

Les avis, pour et contre

Violences éducatives ordinaires : le texte visait à interdire les violences physiques ou psychologiques exercées par les adultes envers les enfants dans le cadre de l’éducation. Le scrutin, en première lecture, a été adopté le 29 novembre 2018. 51 députés se sont prononcés pour, 1 contre et 2 abstentions. Les groupes LAREM et MODEM se sont alignés sur le vote pour. Le sujet soulève des débats sur la définition des violences et les limites de l’éducation.

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Les avis des experts indépendants

Dretzke et al. ↗ Sujet connexe

Les programmes de soutien à la parentalité (accompagnement et formation des parents) sont un traitement efficace des troubles du comportement chez l'enfant : ils les réduisent significativement, par rapport à l'absence de programme.

revue systématique d'essais contrôlés randomisés, 2009

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 5 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Interdiction des violences éducatives ordinaires), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Agnès Buzyn (ministre des solidarités et de la santé)
« Madame la rapporteure, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie d’appeler mon attention sur ce sujet, auquel nous sommes tous très sensibles, puisqu’il concerne la façon dont nous éduquons les enfants de notre pays. »
Mme Élodie Jacquier-Laforge MODEM
« Je tiens tout d’abord à saluer la qualité du travail de notre rapporteure. Il n’est jamais facile de transformer les mentalités et de faire évoluer notre société. »
Mme Michèle Victory NG
« La violence sur les enfants, qu’elle se manifeste par des gestes, des attitudes ou des paroles, continue à faire beaucoup trop de victimes. Nous le savons, et Mme la ministre vient de nous rappeler quelques chiffres insupportables. »
M. Thierry Benoit LC
« Ce texte porte sur un sujet très sensible et délicat. Madame la ministre, madame la rapporteure, je m’exprimerai avec ma franchise habituelle, sans vous dissimuler ma pensée. Je regrette la manière dont le texte a été présenté au grand public. »
M. Bastien Lachaud FI
« Je voudrais commencer mon propos en soulignant combien je suis heureux et fier de pouvoir, aujourd’hui, défendre une proposition de loi qui émane d’un groupe de la majorité et que j’ai cosignée. Son objet est très important : il exige de nous que nous dépassions les clivages partisans. »

Le décryptage du créateur du site avis personnel

Une analyse signée du créateur du site, ouvertement engagée : à distinguer des positions et des travaux neutres ci-dessus. Ce n'est pas la position du site.

Le passage en commission

19 amendements examinés en commission, dont 2 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commission : Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Lois. 19 amendements y ont été déposés, dont 2 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 2 adoptions qui est arrivé en séance, où 39 amendements de plus ont été discutés.

2 adoptés6 rejetés8 tombés3 retirés

Qui dépose, et qui fait adopter

  • FI aucun sur 5 0 %
  • GDR aucun sur 2 0 %
  • SOC aucun sur 1 0 %
  • DEM 2 sur 4 50 %
  • NI aucun sur 7 0 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.

Pour situer : sur les 380 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 149 amendements et 33 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

3 articles

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 1414 ↗

Les 3 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient).

  • Article 1er Impose que l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques. 2310 com. / 13 séance

    Impose que l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques.

    23 amendements déposés sur cet article : 10 en commission, dont 1 adopté, puis 13 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 1er bis Inscrit la prévention des violences éducatives ordinaires, aux côtés du secourisme, dans la formation des assistants maternels.

    Inscrit la prévention des violences éducatives ordinaires, aux côtés du secourisme, dans la formation des assistants maternels.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 2 Impose au Gouvernement de remettre au Parlement, avant le 1er septembre 2019, un rapport sur les violences éducatives et les besoins en soutien parental et formation des professionnels. 94 com. / 5 séance

    Impose au Gouvernement de remettre au Parlement, avant le 1er septembre 2019, un rapport sur les violences éducatives et les besoins en soutien parental et formation des professionnels.

    9 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 1 adopté, puis 5 en séance.

    lire le texte officiel ↗

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue