Amendement de Mme Ménard · art. 9

Proposition de loi Culture et patrimoine Initiative parlementaire
52 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 26 voix franchi.
Très serré
Participation 9 %

Amendement n° 53 · ART. 9, déposé par Mme Ménard.

L'essentiel : Les signes diacritiques des langues régionales, comme le tilde breton et basque ou l’accent aigu catalan, sont désormais autorisés dans les actes d’état civil, l’auteure invoquant la vivacité des patrimoines régionaux.

Texte exact de l'amendement

Rétablir cet article dans la rédaction suivante : « L’article 34 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Les signes diacritiques des langues régionales sont autorisés dans les actes d’état civil. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Il s’agit de permettre aux signes diacritiques employés dans les langues régionales, comme le « le tilde, utilisé en breton et en basque, ou encore l’accent aigu sur le « i », le « o » ou le « u », utilisé en catalan » d’être autorisés dans les actes d’état civil ». Il en va de la liberté et de la vivacité des patrimoines régionaux.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 30 décembre 2019 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 13 février 2020 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 10 décembre 2020 1re lecture Sénat Modifié
  4. 20 mai 2021 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte de loi vise à renforcer la protection et la promotion des langues régionales en les intégrant davantage dans le patrimoine culturel immatériel. Il prévoit des dispositions pour favoriser l’enseignement bilingue français-langue régionale dans les établissements scolaires, ainsi que des mesures visant à soutenir la diffusion et la connaissance de ces langues. Des modifications sont apportées au code de l’éducation pour permettre aux établissements privés d’obtenir des locaux et des subventions d’investissement, sous certaines conditions. Enfin, il précise le rôle des collectivités territoriales et de l’État dans la promotion des langues régionales.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC20LT46MODEM299LREM27UDI104LR19NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise000
Gauche démocrate et républicaine100
Socialistes et apparentés100
Libertés et Territoires1100
Mouvement Démocrate et apparentés300
La République en Marche2240
UDI, Agir et Indépendants200
Les Républicains500
Non inscrit100

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 53 en séance (Protection patrimoniale et promotion des langues régionales), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Emmanuelle Ménard NI
« Cet amendement tend à rétablir cet article dans sa rédaction initiale afin d’autoriser l’emploi des signes diacritiques employés dans les langues régionales dans les actes d’état civil. Il en va de la liberté et de la vivacité des patrimoines régionaux. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Protection patrimoniale et promotion des langues régionales), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Paul Molac (rapporteur de la commission des affaires culturelles et de l’éducation)
« Un petit rappel historique : on ne peut pas dire que, dans notre histoire, les relations entre l’État et les langues régionales aient été fluides. Les choses se sont même très singulièrement gâtées à partir de la Révolution française. »
M. Jean-Michel Blanquer (ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse)
« Nous l’avons bien compris, la proposition de M. Molac vise à promouvoir les langues régionales, et c’est pourquoi certains de ses aspects portent sur le patrimoine, et d’autres sur l’état civil ou l’éducation. »
M. Bertrand Pancher UDI
« Monsieur le ministre, nous avons plus apprécié la fin de votre intervention que son début. Je n’ai pourtant pas senti dans les propos de notre collègue Molac une agressivité particulière. »
M. Bastien Lachaud FI
« Avant d’en venir aux objectifs de ce texte, examinons ce qui existe déjà pour protéger le patrimoine important que constituent les langues et cultures régionales en France. »
Mme Stéphanie Atger LREM
« Ia ora na ! Les langues régionales sont chères à beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens. Leur protection, leur reconnaissance, leur diffusion constituent un élément majeur de notre culture nationale. »
M. Marc Le Fur LR
« Je me réjouis que grâce à l’initiative de Paul Molac, nous ayons l’occasion d’évoquer la belle et grande question des langues régionales. Cette occasion se présente une ou deux fois dans une législature ; ne la laissons pas passer ! »
Mme Josette Manin SOC
« Le texte relatif à la protection patrimoniale des langues régionales définissait et proposait au départ trois domaines de référence : le patrimoine, avec la reconnaissance de l’intérêt patrimonial majeur des différentes langues, l’objectif étant qu’elles puissent bénéficier de politiques de conserva… »
Mme Béatrice Descamps UDI
« L’ouverture à d’autres langues et cultures, qu’elles soient régionales ou étrangères, s’inscrit toujours dans une démarche positive et ne remet pas en cause le français comme langue de la République – statut consacré par l’article 2 de la Constitution. »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Emmanuel Macron l’avait déclaré en juin 2018 : « Les langues régionales jouent leur rôle dans l’enracinement qui fait la force des régions. Nous allons pérenniser leur enseignement. » Coup d’arrêt au jacobinisme et promotion de la décentralisation ? Fin du lissage linguistique ? »

Pour aller plus loin

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