Amendement de M. Saint-Martin · art. 5

99 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 36 voix franchi.
Quasi unanime
Participation 12 %

Amendement n° 2170 (Rect) · ART. 5, déposé par M. Saint-Martin.

L'essentiel : Île-de-France Mobilités bénéficie du mécanisme de compensation des pertes de versement mobilité, avec un acompte de 425 millions d’euros versé en 2020, selon la nouvelle rédaction de l’article 5.

Texte exact de l'amendement

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 44 : « VII. – Les dispositions du VI du présent article sont applicables à l’établissement public mentionné à l’article L. 2531‑4 du code général des collectivités territoriales au titre du versement destiné au financement des services de mobilité prévu à l’article L. 2531‑2 du même code. Cette dotation fait l’objet d’un acompte versé en 2020 de 425 000 000 euros, pour lequel les dispositions du V du présent article sont applicables. » II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant : « IX. – La perte de recettes pour l’État résultant du VII est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

L’article 5 de ce troisième projet de loi de finances rectificative pour 2020 prévoit la mise en place d’un prélèvement sur les recettes de l’État pour accompagner financièrement les collectivités territoriales et leurs groupements, et notamment les autorités organisatrices de la mobilité (AOM), qui font face en 2020 à des pertes de versement mobilité par rapport à la moyenne entre 2017 et 2019. Le présent amendement étend le bénéfice de ce dispositif à l’établissement public Île-de-France Mobilité (IDFM), autorité organisatrice des transports de la région d’Île-de-France et établissement public sui generis .

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 10 juin 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 19 juillet 2020 1re lecture Sénat Modifié
  3. 21 juillet 2020 Commission mixte paritaire Accord
  4. 23 juillet 2020 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances rectificative ajuste, pour 2020, les ressources et les charges du budget de l’État à partir des évaluations révisées annexées, ainsi que la trésorerie et le plafond d’autorisation des emplois, dans un contexte où la prévision de solde public pour 2020 est ramenée à - 11,4 % du produit intérieur brut, contre - 2,2 % en loi de finances initiale, - 3,9 % puis - 9,1 % dans les deux précédentes lois de finances rectificatives. Il annule des redevances d’occupation du domaine public de l’État et de ses établissements publics et permet le remboursement anticipé des créances de report en arrière des déficits. Il institue un dégrèvement exceptionnel de cotisation foncière des entreprises au titre de 2020 pour les petites et moyennes entreprises du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, du sport, de la culture, du transport aérien et de l’événementiel, et autorise un déblocage exceptionnel de l’épargne retraite des travailleurs non salariés en difficulté. Il crée un prélèvement sur les recettes de l’État au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre confrontés à des pertes de recettes fiscales et domaniales, compense les pertes fiscales des régions d’outre-mer et met en place des avances remboursables pour les départements au titre des droits de mutation à titre onéreux.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR17EDS28SOC18LT46MODEM281LREM17AGIR19UDI104LR12NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise000
Gauche démocrate et républicaine000
Écologie Démocratie Solidarité000
Socialistes et apparentés400
Libertés et Territoires100
Mouvement Démocrate et apparentés700
La République en Marche4810
Agir ensemble100
UDI et Indépendants000
Les Républicains800
Non inscrit000
Mises au point de vote 1

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 2170 en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2020), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Laurent Saint-Martin (rapporteur général)
« Je serai bref, car je l’ai défendu tout à l’heure : cet amendement, voté en commission, prévoit la prise en charge par l’État des pertes liées au versement mobilité d’Île-de-France mobilités, avec un acompte de 425 millions d’euros. »
M. Gilles Carrez LR
« Je regrette que cette compensation n’intègre pas l’évolution des taux. Par ailleurs, comment fonctionnera ce dispositif d’un point de vue comptable ? L’article 5 prévoit un prélèvement sur recettes de 500 millions d’euros. Or l’amendement de M. le rapporteur général mentionne un acompte de 425 millions. Sera-t-il traité par un prélèvement sur recettes distinct, ou les 425 millions seront-ils ajoutés aux 500 millions déjà prévus pour l’ensemble du territoire ? »
Mme Nathalie Elimas MODEM
« La crise du covid-19 a massivement affecté le financement d’Île-de-France mobilités, conjuguant une baisse des recettes des voyageurs due à la chute brutale du trafic pendant le confinement et le déconfinement, à des pertes dans le versement mobilité. Au total, il manque près de 2,6 milliards. En conséquence, IDFM risque de se trouver en cessation de paiement ou dans l’impossibilité, dès ce mois, de verser la rémunération de ses opérateurs de transport. L’État, comme il l’a fait pour les secteurs aéronautique et automobile, doit aider le secteur ferroviaire à surmonter cette crise d’une violence inouïe. »
M. Olivier Dussopt (secrétaire d’État)
« Le prélèvement sur recettes sera augmenté de 425 millions d’euros, monsieur Carrez. Cette somme sera donc ajoutée à celle qui était prévue initialement. Nous le ferons dans le tableau d’équilibre. »
Mme Brigitte Kuster LR
« Comme Gilles Carrez, je m’interroge sur les modalités et l’échelonnement du versement. En tant que députée de Paris, francilienne par définition, je salue la gestion de crise qu’a effectuée la présidente du conseil régional d’Île-de-France, Mme Valérie Pécresse. Elle a défendu haut et fort les intérêts des usagers, et je remercie le Gouvernement d’être au rendez-vous pour aider Île-de-France mobilités, qui méritait une compensation de l’État. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2020), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Lise Magnier UDI
« En fin de séance du matin, nous avons salué unanimement cet article 3, grâce auquel les collectivités pourront octroyer un dégrèvement de CFE – cotisation foncière des entreprises – à certaines entreprises implantées sur leur territoire. »
M. Laurent Saint-Martin (rapporteur général)
« Il faut tout de même que l’impact de la mesure soit significatif pour les entreprises. À ce titre, une exonération de deux tiers me semble préférable. Je rappelle à mon tour que l’État rembourse la moitié du dégrèvement, soit un tiers de CFE. »
M. Olivier Dussopt (secrétaire d’État)
« Même avis. J’ajoute que l’introduction de quotités différentes aggraverait les difficultés que j’ai évoquées en fin de matinée. Je suggère donc à Mme Magnier de retirer l’amendement. À défaut, j’émettrai un avis défavorable. »
Mme Typhanie Degois LREM
« Je propose, dans un souci d’égalité, de permettre aux collectivités territoriales d’octroyer un dégrèvement de CFE à toutes les entreprises qui y sont implantées, même si ces dernières n’appartiennent pas aux secteurs visés dans le projet de loi. »
Mme Véronique Louwagie LR
« Il s’agit d’étendre au-delà de l’année 2020 le bénéfice du dispositif d’aide fiscale dont pourraient bénéficier les PME. Un amendement en ce sens, que j’avais déposé en commission, n’était pas satisfaisant, car il obligeait la collectivité à délibérer pour les deux années, sans lui offrir la possibi… »
Mme Christine Pires Beaune SOC
« Il s’agit d’un amendement identique que j’ai déposé après avoir entendu Joël Giraud défendre le sien en commission. J’ai étudié le nombre d’entreprises susceptibles d’être intéressées dans ma circonscription ; il apparaît qu’elles ne se comptent pas sur les doigts d’une main. »
M. Jean-Paul Mattei MODEM
« L’amendement n o 424 de notre collègue Giraud me semble sécuriser juridiquement et fiscalement l’article 3. Le critère est que l’activité affectée représente 30 % du chiffre d’affaires. »
Mme Patricia Lemoine AGIR
« Notre collègue Jean-Paul Mattei vient de dire exactement ce que j’avais l’intention de rappeler. L’amendement de Joël Giraud est un très bon amendement. Chacune de nos circonscriptions offre des exemples de pluriactivité. »
Mme Frédérique Dumas LREM
« Il est institué, à l’intention des communes et des EPCI, un prélèvement sur recettes pour pallier les effets de la crise sanitaire, mais les départements n’y ont pas droit, alors qu’ils ont également subi les conséquences de la crise du fait de l’augmentation des dépenses du revenu de solidarité act… »

Pour aller plus loin

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