Amendement de Mme Panot (FI) · art. 33

85 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 17 voix non atteint. 1 abstention.
Net
Participation 6 %

Amendement n° 879 · ART. 33, déposé par Mme Panot FI +16 cosignataires.

L'essentiel : Cet amendement de repli voulait réserver aux fonctionnaires les postes à responsabilité territoriale de l’Office national des forêts (technicien, responsable d’unité, directeur d’agence), pour préserver leur pleine assermentation selon son autrice.

Texte exact de l'amendement

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : « Les dispositions du précédent alinéa ne sont pas applicables au recrutement des agents de l’Office national des forêts qui exercent des responsabilités territoriales, à savoir technicien forestier territorial, responsable d’unité territoriale, directeur d’agence territoriale et directeur territorial. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Il s'agit d'un amendement de repli, en cas de refus de la majorité de supprimer l'article 33 et ses méfaits, déposé à la demande de l'intersyndicale, L’Office National des Forêts emploie 4 700 fonctionnaires dont 900 personnels administratifs et 3 800 personnels techniques. Parmi les 3 800 personnels techniques, 2 900 occupent des postes à responsabilité territoriale. Ces personnels de terrain sont au contact quotidien avec différents publics. Il peut s'agir de professionnels intervenant en forêt, de chasseurs, de citoyens, de communes forestières par l'intermédiaire des élus locaux ou encore d'autres forces de police (gendarmerie, ONCFS..). Pour assurer pleinement leur mission, ces personnels ont impérativement besoin de conserver la pleine assermentation afin de faire appliquer les lois en toute indépendance. L’amendement proposé vise à recruter exclusivement des fonctionnaires sur ces postes à responsabilité territoriale afin de pouvoir maintenir le plus haut niveau d’assermentation et donc une application optimale des textes législatifs et réglementaires visant à protéger les forêts. Comme nous le précise l'intersyndicale : "cette proposition se situe très en deçà de nos revendications en la matière. Nous sommes conduits à la formuler en ces termes pour tenter de pérenniser au quotidien et en tous lieux l’application attendue des missions de police confiées à l’ONF.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 5 février 2020 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 5 mars 2020 1re lecture Sénat Adopté
  3. 27 octobre 2020 Commission mixte paritaire Adopté
  4. 28 octobre 2020 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  5. 3 décembre 2020 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte abroge plusieurs dispositions législatives : l'article 25 de la loi du 2 juillet 1935 sur les marchés du lait et des produits résineux, l'article 72 de la loi du 15 juin 2000 renforçant la protection de la présomption d'innocence et les droits des victimes, ainsi que les articles 28 et 37 de la loi du 3 août 2018 relative à la présence des parlementaires dans certains organismes extérieurs au Parlement. Il supprime également la fin du second alinéa de l'article L. 112-16 du code rural et de la pêche maritime. Il modifie enfin les articles 1510 et 1511 du code général des impôts, qui portent sur les tarifs d'évaluation et sur la commission départementale prévue à l'article 1651. L'extrait disponible s'arrête aux premiers articles du texte.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR15EDS30SOC16LT56DEM271LREM19AGIR17UDI104LR12NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise200
Gauche démocrate et républicaine200
Écologie Démocratie Solidarité000
Socialistes et apparentés000
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés040
La République en Marche0230
Agir ensemble020
UDI et Indépendants000
Les Républicains000
Non inscrit001

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 879 en séance (Accélération et simplification de l’action publique), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Mathilde Panot FI
« Nous avons déposé cet amendement à la demande de l’intersyndicale ONF, mais un peu à contrecœur car il est de repli. Il vise à limiter les dégâts que vous êtes en train de faire en examinant cet article à une vitesse expresse. Il tend à s’assurer que l’Office ne recrutera dans les postes à responsabilité territoriale – à savoir : technicien forestier territorial, responsable d’unité territoriale, directeur d’agence territoriale et directeur territorial – que des personnels fonctionnaires pleinement commissionnés et assermentés. »
M. Guillaume Kasbarian (rapporteur)
« Vous souhaitez limiter le recrutement d’agents privés, mais ce sont précisément les gardes forestiers qui doivent pouvoir exercer une mission de police, et ils seront assermentés à cet effet. À titre d’illustration, je reprendrai l’exemple, déjà donné en commission spéciale, des agents privés de la RATP auxquels ont été confiées des missions de police. Cela ne pose pas de problème particulier. Par ailleurs, sur le fond, j’ai déjà exposé mes remarques. Avis défavorable. »
M. Julien Denormandie (ministre)
« Mes arguments au sujet de cet amendement rejoignent tout à fait ceux de M. le rapporteur. Le débat est intéressant mais il mériterait d’être prolongé, madame Panot. Vous affirmez que la forêt n’a pas besoin de faire l’objet de plantations, et je vois ce que vous vous voulez dire – par là, j’entends bien, vous ne plaidez pas pour l’inaction ou l’absence d’agents de l’ONF. Reste qu’il existe une grande différence d’approche entre nous car je considère pour ma part que la forêt se cultive, se jardine, comme dit M. Lassalle. C’est une différence de vision entre nous, que j’accepte, et qui explique nombre de nos divergences. »
Mme Mathilde Panot FI
« Ce n’est absolument pas le cas, monsieur le ministre. Je vous l’avais déjà dit en commission spéciale, mais sans doute n’êtes-vous pas assez attentif à ce que nous disons ou écrivons. Le fait de récolter du bois ou l’idée que la forêt doive être gérée ne nous pose aucun problème. Ce que nous demandons, c’est qu’il n’y ait pas une forêt qui avance, comme vous le disiez, en provoquant une malforestation. Quoi qu’il en soit, je laisserai ce sujet de côté car il fait dériver notre débat, alors même que nous parlons des hommes et des femmes qui travaillent aujourd’hui dans les forêts publiques et constituent notre service public forestier. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 7 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Accélération et simplification de l’action publique), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Thibault Bazin LR
« Je sais que vous faites l’objet d’une certaine pression pour que nos débats progressent rapidement et que nous terminions l’examen du texte aujourd’hui – c’est aussi mon souhait –, mais je pensais avoir l’occasion de présenter l’amendement visant à rétablir l’article 34 bis E lors de la reprise de l… »
M. Guillaume Kasbarian (rapporteur de la commission spéciale)
« L’article 35 concerne la prolongation de protocoles qui existaient antérieurement et que le CNOM n’avait pas à autoriser. Il n’y a donc pas de raison de prévoir une intervention du CNOM pour leur prolongation. Avis défavorable. »
Mme Agnès Pannier-Runacher (ministre déléguée chargée de l’industrie)
« L’Ordre des médecins a déjà été consulté sur les protocoles d’envergure régionale. Vous voulez répéter cette consultation pour les protocoles de niveau national, mais elle a déjà eu lieu. Votre amendement porte sur une mesure transitoire, qui a déjà fait l’objet d’une consultation de l’Ordre. »
Mme Patricia Lemoine AGIR
« Il a été rédigé par ma collègue Agnès Firmin Le Bodo et vise à adapter les dispositions relatives à l’activité des praticiens des établissements de santé privés à but non lucratif participant au service public, pour que leur activité soit conforme aux dispositions prévues à l’article L. »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Par cet amendement, nous proposons que le consentement du patient ou de son représentant légal soit expressément demandé avant l’intégration du dossier médical partagé à l’espace numérique de santé. »
M. Philippe Bolo MODEM
« Cet amendement de mon collègue Cyrille Isaac-Sibille vise à intégrer au DMP les données collectées par les médecins scolaires, à la suite de la recommandation figurant dans son rapport sur le dossier médical partagé et les données de santé. »
Mme Mathilde Panot FI
« Les dispositions de l’article 16 de la loi « fourre-tout » du 17 juin 2020 ont été dénoncées par plusieurs associations, dont la CIMADE – Comité inter-mouvements auprès des évacués. Elles autorisent à remplacer des récépissés par des documents provisoires produits en ligne. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue