Amendement de M. Coquerel (FI) · art. 5

85 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 33 voix non atteint.
Majoritaire
Participation 11 %

Amendement n° 416 · ART. 5, déposé par M. Coquerel FI +16 cosignataires.

Objet : Si l’extension des aides au entreprises de moins de 50 salariés et la hausse du montant sont positives, les critères d’attribution des aides du fonds de solidarité sont problématiques et vont fragiliser de nombreuses ent

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Si l’extension des aides au entreprises de moins de 50 salariés et la hausse du montant sont positives, les critères d’attribution des aides du fonds de solidarité sont problématiques et vont fragiliser de nombreuses entreprises en difficulté. Ainsi, un indépendant enregistrant une baisse de CA de 40 % sur un CA habituel de 1200 € ne percevrait que 720 € de revenu d’activité et ne serait pas indemnisé. En revanche, un indépendant enregistrant une perte de CA de 50 % sur un revenu habituel de 3000 € percevrait un revenu de 1500 € et pourrait être indemnisé. Ainsi, conditionner l’octroi de l’aide à 50 % de CA, indépendamment du niveau de revenu expose particulièrement les indépendants les plus précaires. Un système par tranches permettrait de remédier à cette limite, et d’indemniser les pertes de CA inférieures à 50 %, qui peuvent fragiliser les entreprises au plus faible revenu d’activité. Par cet amendement, nous proposons donc l’instauration d’un système par tranches, qui permettrait de remédier à cette limite selon les modalités suivantes : - Pour les entreprises et indépendants éligibles à l’aide actuellement plafonnée à 10 000 euros : Une aide plafonnée à 3 000 € pour une perte de chiffre d’affaire comprise entre 10 % et 30 %. Une aide plafonnée à 5 000 € pour une perte de chiffre d’affaire comprise entre 30 % et 50 %. Une aide plafonnée à 10 000 € pour les entreprises qui…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 4 novembre 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 10 novembre 2020 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 16 novembre 2020 1re lecture Sénat Modifié
  4. 24 novembre 2020 Commission mixte paritaire Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances rectificative institue une dotation, prélevée sur les recettes de l’État, destinée à compenser aux communes et à leurs groupements les dépenses supplémentaires liées à la crise sanitaire en 2020. Il supprime, au titre de 2020, le plafonnement de la compensation du versement mobilité et écarte un prélèvement lorsque la commune et l’établissement public de coopération intercommunale ont fait évoluer leurs recettes dans le cadre prévu par la loi de finances pour 2020. Il maintient l’avantage fiscal attaché aux souscriptions réalisées en 2019 ouvrant droit à la réduction d’impôt sur le revenu au titre des investissements dans les petites et moyennes entreprises, malgré le non-respect d’une condition, et traite le cas de l’aide exceptionnelle à l’entretien des équidés créée par le décret du 17 juin 2020 pour les centres équestres et poneys clubs recevant du public. En dernier lieu, il rétablit l’article 209 C du code général des impôts, qui répute l’existence d’un établissement stable pour l’impôt sur les sociétés dès lors qu’une entreprise exerce son activité par l’intermédiaire d’une présence numérique significative.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR30SOC18LT56DEM271LREM20AGIR18UDI105LR25NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise200
Gauche démocrate et républicaine000
Socialistes et apparentés300
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés020
La République en Marche0450
Agir ensemble060
UDI et Indépendants000
Les Républicains420
Non inscrit100

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 416 en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2020 (suite)), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Éric Coquerel FI
« J’ai demandé un scrutin public sur cet amendement car j’aimerais essayer de vous convaincre de son utilité. Il vise à créer un programme « Renforcement du fonds de solidarité ». Je l’ai dit tout à l’heure : quand la baisse de chiffre d’affaires pendant la crise sanitaire des entreprises ou des indépendants n’atteint pas 50 %, ils n’ont pas accès au fonds de solidarité. De ce fait, certaines personnes qui gagnent peu ou qui vivent dans la précarité risquent de ne pouvoir bénéficier d’aucune aide. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 7 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2020), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Bruno Le Maire (ministre de l’économie, des finances et de la relance)
« Je suis très heureux de vous présenter, avec le ministre délégué chargé des comptes publics Olivier Dussopt, ce quatrième projet de loi de finances rectificative – PLFR. »
M. Olivier Dussopt (ministre délégué chargé des comptes publics)
« Avec Bruno Le Maire, nous vous présentons donc le quatrième projet de loi de finances rectificative pour l’année 2020. Il a deux caractéristiques : la première, c’est que c’est un projet de loi de fin de gestion et que, conformément au principe auquel nous nous tenons depuis 2018, il ne comporte don… »
M. Laurent Saint-Martin (rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2021, j’avais évoqué non pas une courbe en V, non pas une courbe en U, non pas une courbe en racine carrée, mais une courbe en K. »
M. Éric Woerth (président de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Je ne sais pas si Noël sera traditionnel cette année, mais ce PLFR ne l’est pas : d’abord par son ampleur – 20 milliards d’euros –, et ensuite parce qu’en général, un collectif budgétaire est un outil de fin de gestion. »
M. Éric Coquerel FI
« En mars dernier, à la France insoumise, comme beaucoup de gens dans le pays, nous étions déjà inquiets. Nous le sommes toujours ; nous le sommes de plus en plus. »
M. Jean-Louis Bricout NG
« Le groupe Socialistes et apparentés soutiendra cette motion de rejet préalable, même si cette procédure lui paraît quelque peu en décalage avec l’urgence de la situation et la nécessité de débattre du texte, que nous espérons améliorer. »
M. Christophe Jerretie MODEM
« Nous sommes réunis pour le traditionnel examen du collectif budgétaire de fin d’année ; mais le mot « traditionnel » n’est certainement pas le bon si l’on en juge par le contenu du texte. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue