Amendement de M. Jean-Louis Bricout · après art. unique

Proposition de loi Fiscalité Initiative parlementaire
74 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 39 voix non atteint.
Majoritaire
Participation 13 %

Amendement n° 20 · APRÈS ART. UNIQUE, déposé par M. Jean-Louis Bricout +28 cosignataires.

L'essentiel : Cet amendement réclamait, deux ans après l’entrée en vigueur de la réforme du courtage en assurance, un rapport du Gouvernement évaluant ses effets sur le secteur et l’action des associations professionnelles et du régulateur.

Texte exact de l'amendement

Dans un délai de deux ans à compter de la date d’entrée en vigueur prévue au III de l’article 1 er , le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un bilan exhaustif des actions de l’organisme qui tient le registre mentionné à l’article L. 512‑1 du code des assurances, de l’autorité prévue à l’article L. 612‑1 du code monétaire et financier, ainsi que des associations professionnelles prévues aux articles L. 513‑3 du code des assurances et L. 519‑11 du code monétaire et financier. Ce rapport évalue notamment les effets de la présente loi sur le secteur, eu égard à ses objectifs.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Dans le précédent amendement, les députés Socialistes et apparentés ont présenté les craintes de dérives suite à cette réforme : mauvais schéma d'incitations pour les associations professionnelles qui seront à la fois juge et partie lors de la prise d'une décision de sanction, risques de distorsions de concurrence entre les courtiers membres des instances représentatives et les autres qui seront soumis à leurs votes, risques de voir certaines associations protéger leurs membres contre les contrôles de l'ACPR, etcaetera. Peut-être que ces craintes sont infondées, ou peut-être pas, seule une évaluation à posteriori des effets de la réforme pourra le dire. N'attendons pas que des scandales émergent et mettons en place les moyens de s'assurer qu'aucune dérive n'a découlé de l'adoption de cette loi, par le présent amendement d'évaluation.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 14 janvier 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 27 janvier 2021 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 16 février 2021 1re lecture Sénat Modifié
  4. 1er avril 2021 Commission mixte paritaire Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte propose de modifier le code des assurances en ajoutant des règles spécifiques pour certaines catégories d'intermédiaires, notamment en matière de courtage d'assurance et de services bancaires ou de paiement. Il introduit sept articles nouveaux (L. 513-3 à L. 513-9) qui définissent des obligations et des conditions d'exercice pour ces professionnels. L'objectif est d'assurer une régulation du marché et de renforcer la protection des consommateurs, en clarifiant les responsabilités des acteurs économiques.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC17LT58DEM269LREM21AGIR19UDI105LR24NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise100
Gauche démocrate et républicaine200
Socialistes et apparentés400
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés040
La République en Marche0520
Agir ensemble300
UDI et Indépendants100
Les Républicains800
Non inscrit100

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 20 en séance (Réforme du courtage), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Gérard Leseul SOC
« Plutôt que de renforcer des structures existantes, vous nous avez proposé un montage gigogne – et ce, sans procéder à une étude d’impact, ce que nous regrettons vivement. »
Mme Valéria Faure-Muntian (rapporteure)
« Je ne suis pas, sur le principe, opposée au fait d’évaluer l’application d’un texte deux ans après son entrée en vigueur. […] Je veux néanmoins apaiser vos craintes : je me suis inspirée, pour proposer cette réforme, de celle qui s’applique aux CIF depuis plusieurs années et qui a fait ses preuves en matière d’assainissement du secteur et d’accompagnement des professionnels. En l’occurrence, votre demande me gêne – j’en suis vraiment désolée –, car elle englobe pêle-mêle l’ORIAS, l’ACPR et les associations professionnelles, ce qui posera une réelle difficulté pour assurer la qualité et l’exhaustivité du rapport requis. J’émets donc, à regret, un avis défavorable à l’amendement. »
Mme Olivia Grégoire (secrétaire d’État)
« La parlementaire que j’étais il y a encore quelques semaines – puisque voilà seulement six mois que je suis secrétaire d’État – juge évidemment qu’il s’agit là d’un amendement intéressant. Soyons clairs : je souscris à l’évaluation de cette proposition de loi. […] Toutefois, comme la rapporteure l’a souligné, il pourrait se révéler complexe de mêler dans le même document un travail sur l’ORIAS et sur l’ACPR. Pour vous connaître un peu, je sais que vous vous saisissez de votre rôle d’évaluation de la loi sans forcément attendre, et c’est bien heureux, l’autorisation du Gouvernement ou les rapports qu’il peut produire. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Réforme du courtage), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Valéria Faure-Muntian (rapporteure de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Le texte que je présente est le fruit d’un travail entamé avec le Gouvernement dès 2018. En effet, des dispositions analogues avaient été introduites dans le projet de loi devenu la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite loi PACTE, mais le Conseil cons… »
Mme Olivia Grégoire (secrétaire d’État chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable)
« La proposition de loi que nous examinons est une réforme attendue, comme vous venez de le rappeler, madame la rapporteure, depuis au moins un an et demi par les courtiers comme par les consommateurs. »
M. Éric Woerth (président de la commission des finances)
« Je ne suis pas sûr qu’elle soit attendue par quelqu’un. Évidemment, nous sommes tous d’accord sur l’objectif : assurer un meilleur contrôle de ces métiers sensibles afin de protéger les consommateurs. Mais on pourrait y parvenir plus simplement. »
M. Michel Zumkeller LC
« Pour commencer, je voudrais dire que je partage tout à fait ce qu’a excellemment dit le président Woerth ; mon propos risque de comporter quelques redites dans mon propos, mais les choses méritent sans doute d’être répétées. »
M. Ugo Bernalicis FI
« Même s’il pourrait y en avoir une palanquée, je vais éviter les jeux de mots sur l’assurance en allant tout de suite au fond du sujet. Faut-il, oui ou non, mieux contrôler le secteur du courtage en assurance, les courtiers et les intermédiaires ? Assurément. »
M. Jean-Paul Dufrègne GDR
« La présente proposition de loi vise à réguler et structurer les activités de courtage en assurance et en opérations de banque et services de paiement. »
M. Jean-Noël Barrot MODEM
« Je voudrais tout d’abord vous remercier, madame la rapporteure, pour votre travail, engagé depuis plusieurs mois déjà, avec l’ensemble des parties prenantes de ce secteur, sur un sujet complexe. »
M. Jean-Louis Bricout NG
« La proposition que nous examinons vise à instaurer un cadre de régulation pour les intermédiaires en courtage d’assurance et ceux en courtage en opérations de banque et en services de paiement, en les obligeant à adhérer à des associations représentatives agréées par l’ACPR, pour un coût estimé à qu… »
Mme Lise Magnier UDI
« Nous examinons ce soir la proposition de loi relative à la réforme du courtage de l’assurance et du courtage en opérations de banque et en services de paiement. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue