Amendement de M. Dufrègne · avant art. 1

87 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 31 voix non atteint. 1 abstention.
NetClivage gauche-droite
Participation 11 %

Amendement n° 110 · AVANT ART. 1, déposé par M. Dufrègne +14 cosignataires.

L'essentiel : Amendement de repli de M. Dufrègne, ce texte proposait de relever plus modestement les taux de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, de 3 % à 4 % et de 4 % à 5 %.

Texte exact de l'amendement

Le 1 du I de l’article 223 sexies du code général des impôts est ainsi modifié : 1° Au début de l'avant-dernier alinéa, le taux : « 3 % » est remplacé par le taux : « 4 % » ; 2° Au début du dernier alinéa, le taux : « 4 % » est remplacé par le taux : « 5 % ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement de repli propose de renforcer la contribution exceptionnelle des hauts revenus en portant les deux taux de 3% et 4% à 4% et 5%.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 3 novembre 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 10 novembre 2021 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 17 novembre 2021 1re lecture Sénat Modifié
  4. 22 novembre 2021 Commission mixte paritaire Accord
  5. 24 novembre 2021 Nouvelle lecture Sénat Rejeté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances rectificative ajuste, pour 2021, les ressources et les charges du budget de l’État à partir des évaluations révisées annexées, et ouvre au titre du budget général des autorisations d’engagement supplémentaires de 11 500 355 691 euros et des crédits de paiement supplémentaires de 8 796 104 838 euros. Il exclut de la base d’imposition prévue à l’article 267 du code général des impôts l’ensemble des taxes et contributions dues au titre de la consommation finale d’électricité. Il rend éligibles au plan d’épargne en actions destiné au financement des petites et moyennes entreprises les actions de sociétés de capital-risque régies par la loi du 11 juillet 1985. Il modifie les modalités de calcul issues de l’article 16 de la loi de finances pour 2020 en matière de fiscalité locale. Il ramène également de 43 400 026 109 euros à 43 225 349 565 euros un montant fixé par l’article 78 de la loi de finances pour 2021 et en ajuste le tableau de répartition.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI15GDR29SOC18LT57DEM268LREM22AGIR19UDI103LR22NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise100
Gauche démocrate et républicaine200
Socialistes et apparentés300
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés050
La République en Marche0420
Agir ensemble020
UDI et Indépendants000
Les Républicains141
Non inscrit000

Ce qui s'est dit lors de cette discussion

Le compte rendu a ouvert une seule discussion pour cet amendement et l'amendement no 109 : les propos ci-dessous portent sur l'ensemble, et peuvent nommer un autre de ces numéros que celui de ce vote. Ils sont repris tels quels du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où ils ont été prononcés.

M. Jean-Paul Dufrègne GDR
« Je ne vois aucun inconvénient, quant à moi, à ce que M. Cédric O… […] …siège sur les bancs du Gouvernement, à la condition toutefois qu’il émette un avis favorable sur mes amendements ! Si, monsieur le secrétaire d’État, vous n’êtes pas plus généreux que M. Dussopt, vous pouvez repartir ! (Mêmes mouvements.) Je vais défendre deux amendements : un gros et un petit. […] Ils concernent la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), dont le taux est actuellement de 3 % pour les contribuables célibataires percevant entre 250 000 et 500 000 euros et de 4 % pour les contribuables en couple touchant entre 500 00… […] Je vous ai tout expliqué. J’en appelle maintenant à votre conscience ! »
M. Laurent Saint-Martin (rapporteur général)
« Ces amendements reviennent régulièrement. Je vais m’y arrêter quelques instants. Depuis que j’occupe la fonction de rapporteur général,… […] …j’insiste auprès de vous sur le fait que la fiscalité sur les revenus n’est pas uniquement une affaire de taux, mais aussi une affaire de dynamique d’assiette. La flat tax l’illustre parfaitement. Malgré la réduction du taux, ce prélèvement fiscal a rapporté davantage à l’État français grâce à l’élargissement de la base imposable résultant de la plus grande attractivité de la France – enfin ! – notamment en matière d’investissements et de dividendes. La fiscalité sur les revenus n’échappe pas à ce phénomène. »
M. Cédric O (secrétaire d’État)
« Je crains d’être très décevant, qu’il s’agisse du gros ou du petit amendement, car je suis du même avis que M. le rapporteur général sur la question de la fiscalité, même si je le formulerai de manière moins brillante. Permettez-moi de revenir quelques instants sur la comparaison qui est souvent faite, d’un côté de cet hémicycle, entre la France et les États-Unis. Je vous l’avoue, cette comparaison ne cesse de m’étonner ! On fait comme si la nouvelle administration américaine portait l’étendard du socialisme triomphant ,… […] …mais quand bien même le président Biden doublerait ou triplerait l’effort en matière de taxation des revenus – il pourrait, comme Jean-Paul Dufrègne, faire un coup de… »
Mme Christine Pires Beaune SOC
« Je soutiens évidemment les amendements de Jean-Paul Dufrègne. Monsieur le rapporteur général, la crise exceptionnelle que nous vivons justifierait, à elle seule, que les promesses du début de quinquennat soient remises en cause. Vous ne cessez d’affirmer, à juste titre, que cette crise est exceptionnelle. […] À crise exceptionnelle, mesures exceptionnelles ! La contribution exceptionnelle, quoique modérée, proposée par les amendements pourrait s’expliquer aisément du fait de la crise. Vous n’avez certes pas augmenté l’IR – vous l’avez même diminué –, mais cet impôt est le seul impôt progressif qui nous reste après la suppression de l’ISF par la majorité. »
M. Jean-Paul Dufrègne GDR
« Je veux rebondir… […] …sur vos propos, monsieur le rapporteur général. L’important, dites-vous, est la base d’imposition. Quand celle-ci augmente, les ressources de l’État augmentent aussi. Vous avez pris, pour appuyer votre démonstration, l’exemple de la flat tax , mais vous oubliez de préciser que certains dirigeants d’entreprise qui, auparavant, touchaient un salaire se rémunèrent désormais en dividendes… […] …pour bénéficier du PFU de 30 % qui leur est appliqué. Vous affirmez, par ailleurs, qu’une augmentation de 1 % du taux de la CEHR s’apparenterait à une confiscation. Mais qui confisque réellement aux autres, monsieur le rapporteur général ? »
M. Éric Coquerel FI
« Je remarque une chose : vous ne voulez pas confisquer aux plus aisés de nos concitoyens ; en revanche, confisquer aux chômeurs ne vous pose pas de problème. Bien sûr ! Il y a pour vous un invariant auquel il ne faut pas toucher : les cadeaux fiscaux, notamment ceux qui sont faits aux plus riches. Et il y a un autre invariant, qui consiste à l’inverse à prendre toujours aux mêmes, notamment aux plus déshérités de nos concitoyens. Ensuite, monsieur le rapporteur général, votre discours peut paraître très serein et très certain de lui-même, mais arrêtez d’expliquer que la flat tax a des incidences sur l’investissement. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2021), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Olivier Dussopt (ministre délégué chargé des comptes publics)
« Ce second projet de loi de finances rectificative – PLFR – pour 2021, dit « de fin de gestion », confirme le bien-fondé de la stratégie du Gouvernement en faveur du soutien à l’économie et aux publics les plus touchés par la crise. »
M. Laurent Saint-Martin (rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Le projet de loi de finances rectificative de fin de gestion que nous soumet le Gouvernement permet de prendre en compte pour l’exercice budgétaire 2021, d’abord le relèvement de la prévision de croissance pour cette année de 6 % à 6,25 %. »
M. Éric Woerth (président de la commission des finances)
« Ce qui interroge le plus, ce sont les 150 milliards de dépenses courantes supplémentaires. J’inclus dans ce chiffre les crédits d’investissement de France 2030, ou encore le contrat d’engagement Jeunes. »
M. Alain Bruneel GDR
« Ce collectif budgétaire de fin de gestion, traditionnel, vient clôturer l’année 2021, marquée d’un point de vue budgétaire à la fois par le prolongement des mesures de soutien massives permettant de faire face au maintien des restrictions durant la première moitié de l’année et par le fameux plan de… »
M. Christophe Jerretie MODEM
« Sans surprise, nous sommes contre la motion de rejet, pour trois raisons. Vous vous opposez à notre politique économique en général et surtout à ce que vous appelez notre vision de l’offre naïve. »
M. Jean-Louis Bricout NG
« …car on sait bien qu’elle ne sera pas adoptée, même si nous ne souhaitons pas reporter l’entrée en vigueur de mesures qui, pour certains de nos concitoyens, sont des mesures de survie. Néanmoins, nous restons persuadés qu’il est possible de faire mieux dans le respect des équilibres budgétaires. »
Mme Lise Magnier UDI
« Je ne me permettrais pas de paraphraser le ministre délégué, qui dit les choses bien plus clairement et simplement que nous, mais je suis tout de même très étonnée ; je citerai deux des mesures que nous ne pourrions pas mettre en œuvre si nous n’adoptions pas ce PLFR. »
M. Éric Coquerel FI
« Hier soir, j’ai entendu trente minutes de boniments du candidat Macron. Le candidat Macron n’aime pas les pauvres, donc il a décrété qu’il n’y en avait plus. »

Pour aller plus loin

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