Amendement de M. Jean-Philippe Tanguy (RN) · après art. 10

68 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 162 voix non atteint. 19 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droiteBloc fracturé
Participation 59 %

Amendement n° 632 · APRÈS ART. 10, déposé par M. Jean-Philippe Tanguy RN +88 cosignataires.

L'essentiel : Les ressources en hydrocarbures exploitables en France auraient été recensées par un rapport pesant, pour chacune, l’opportunité économique et écologique de leur exploitation face aux importations.

Texte exact de l'amendement

Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1 er octobre 2022, un rapport exposant les ressources en hydrocarbures exploitables en France dans des délais raisonnables. Ce rapport fait aussi le point, pour chacune des ressources identifiées, sur l’opportunité économique et écologique de leur exploitation en comparaison du maintien d’importations massives.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Depuis des décennies, les ressources en hydrocarbures propres à la France, aussi bien en métropole que dans les Outre-mers, n'ont pas été estimées correctement pour des raisons idéologiques, empêchant tout véritable débat sur leur exploitation. En effet, si sortir des énergies polluantes est un objectif partagé, rendre volontairement dépendant la France des importations massives d'hydrocarbures pendant la période de transition en est une autre. Le présent amendement demande un rapport sur l'état réel des ressources françaises et l'opportunité de leur exploitation rapide.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 7 juillet 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 26 juillet 2022 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 2 août 2022 1re lecture Sénat Modifié
  4. 3 août 2022 Commission mixte paritaire Accord
  5. 4 août 2022 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  6. 12 août 2022 Conseil constitutionnel Conforme avec réserve

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce projet de loi de finances rectificative pour 2022 supprime la contribution à l'audiovisuel public et réforme le financement de l'audiovisuel public. Il reporte d'un an la suppression du tarif réduit de l'accise sur le gazole non routier et généralise la facturation électronique dans les transactions entre assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée, avec la transmission des données de transaction. Il ratifie le décret du 1er avril 2022 instituant une redevance pour les examens écrits permettant d'obtenir la capacité professionnelle exigée pour l'exercice des professions du transport. Il ouvre au titre du budget général 53 834 655 319 € d'autorisations d'engagement et 47 586 599 815 € de crédits de paiement supplémentaires, ainsi que 20 826 554 € sur les budgets annexes et 14 009 772 443 € d'autorisations d'engagement sur les comptes d'affectation spéciale.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC16LIOT48DEM172RE30HOR62LRdivisé89RN9NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0320
Gauche démocrate et républicaine - NUPES141
Écologiste - NUPES0131
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)0180
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires007
Démocrate (MoDem et Indépendants)0300
Renaissance0990
Horizons et apparentés0210
Les Républicains91410
Rassemblement National7900
Non inscrit110

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 632 en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2022 (suite)), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Jean-Philippe Tanguy RN
« La sortie des énergies fossiles est souhaitable et nous la soutenons à moyen terme. Pour l’heure, néanmoins, la France est très lourdement dépendante des importations d’hydrocarbures, notamment en provenance de régimes autoritaires que nous finançons par ce biais, ce qui est très grave. L’amendement vise donc à obtenir un rapport sur un point très précis : voilà des années que, pour des raisons idéologiques, nous ignorons les ressources en hydrocarbures que recèlent nos sols. Il importe de les connaître, non pas pour les exploiter à long terme, mais pour remplacer transitoirement des importations qui nous coûtent plusieurs dizaines de milliards d’euros par an par des productions nationales. »
M. Jean-René Cazeneuve (rapporteur général)
« Il est défavorable. D’abord, votre amendement est hors sujet, si vous me permettez l’expression, au regard de l’objectif du présent texte. En outre, le Parlement a adopté en 2017 l’interdiction de la recherche d’hydrocarbures en France à l’horizon 2040. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 7 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de finances rectificative pour 2022), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Véronique Louwagie LR
« Il propose de rétablir, jusqu’au 31 décembre 2023, le crédit d’impôt en faveur des travaux de rénovation des bâtiments à usage tertiaire des PME (petites et moyennes entreprises), qui a pris fin le 31 décembre 2021. »
Mme Marie-Christine Dalloz LR
« Pour encourager les entreprises agricoles à s’engager dans la certification haute valeur environnementale (HVE), la loi de finances pour 2021 a institué un crédit d’impôt de 2 500 euros pour celles qui, au cours de l’année 2022, se verraient délivrer une certification environnementale de troisième n… »
M. Grégoire de Fournas RN
« La certification haute valeur environnementale permet aux exploitations conventionnelles ou en agriculture biologique de valider leurs efforts en matière environnementale, notamment ceux portant sur la réduction des intrants et le respect de la biodiversité. »
M. Jean-René Cazeneuve (rapporteur général)
« Je partage votre objectif de développer une agriculture plus vertueuse, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons augmenté le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique. Cependant, le bénéfice environnemental des exploitations labellisées HVE est très discuté. »
M. Bruno Le Maire (ministre)
« Même avis. Je comprends votre proposition, madame Louwagie, mais cette mesure très dérogatoire était vraiment liée à la crise que nous traversions. »
Mme Eva Sas ECOS
« Cet amendement vise à soumettre les aides publiques aux grandes entreprises aux conditions suivantes : publication d’un bilan carbone renforcé, trajectoire de diminution de l’empreinte carbone, plan d’investissement qui rende ces engagements concrets. »
M. Hendrik Davi LFI
« Comme ceux qui le précèdent et le suivent, cet amendement vise à soumettre les aides publiques aux grandes entreprises à des engagements climatiques contraignants. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue