L'essentiel

Amendement n° II-1856, ART. 35, déposé par Mme Bassire et 11 cosignataires

Dix-sept millions d’euros sont réaffectés à l’accès au droit et à la justice, afin selon son auteure de porter à 42 euros l’unité de valeur de l’aide juridictionnelle dans les outre-mer et en Nouvelle-Calédonie.

Texte exact de l'amendement

Amendement de crédits. Mouvements par programme : Accès au droit et à la justice : +17 000 000 € ; Conduite et pilotage de la politique de la justice : -17 000 000 €. Solde net pour la mission : 0 €.

Exposé des motifs

Cet amendement de repli vise à revaloriser le montant de l’unité de valeur (UV) de l’aide juridictionnelle à 42 euros dans les collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie. En tant qu’acteurs clés de notre démocratie, les avocats sont pleinement engagés dans la défense de l’ensemble des justiciables, quel que soit leurs revenus. Cette défense s’organise notamment grâce à l’aide juridictionnelle qui permet à toute personne, dépourvue de ressources suffisantes, d’accéder à un juge et de bénéficier d’une défense de qualité. Cependant, tous les rapports, parlementaires ou d’une mission ad hoc, en dernier lieu le rapport de la mission Perben du 2 juillet 2020, ont conclu que le budget de l’aide juridictionnelle, qui reste dans la moyenne basse européenne, est aujourd’hui insuffisant pour couvrir l’ensemble des besoins. Par ailleurs, les avocats travaillent en majorité à perte lorsqu’ils sont rétribués au titre de l’aide juridictionnelle puisque l’indemnisation versée ne couvre pas l’ensemble des frais afférents. Alors que l’inflation est en augmentation pour l’année 2023, les auteurs de cet amendement proposent la revalorisation immédiate en Outre-Mer du montant de l’unité de valeur (UV) de l’aide juridictionnelle à 42€, actuellement à 36€, comprenant la recommandation du rapport Perben qui préconisait une UV à 40€ et le rattrapag…

Comment chaque groupe a voté

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GroupeRépartitionPour, contre, abstention
11 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
2 pour, 0 contre, 0 abst.
0 pour, 0 contre, 0 abst.
1 pour, 0 contre, 0 abst.
0 pour, 5 contre, 0 abst.
0 pour, 24 contre, 1 abst.
2 pour, 2 contre, 0 abst.
0 pour, 2 contre, 0 abst.
17 pour, 0 contre, 0 abst.
1 pour, 0 contre, 0 abst.

Comprendre les votes

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte (l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances ajoute des bornes intermédiaires au barème de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, en distinguant les revenus supérieurs à 500 000 euros et inférieurs ou égaux à 750 000 euros, puis ceux dépassant 1 000 000 d'euros. Il élargit les risques couverts par la provision prévue à l'article 39 quinquies G du code général des impôts, en y ajoutant notamment les risques spatiaux et les risques liés aux attentats ou au terrorisme. Il abroge les I et I bis de l'article 125-0 A du même code ainsi que le 9° bis de son article 157. Il demande également au Comité consultatif du secteur financier de remettre au Parlement, avant le 31 décembre 2025, une évaluation des produits d'épargne disponibles pour les mineurs. Le texte est dépourvu d'exposé des motifs et l'extrait disponible ne porte que sur quelques articles, plusieurs autres étant déjà adoptés dans les mêmes termes par les deux assemblées.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 1856 en séance (Projet de loi de finances pour 2024), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Paul Molac LIOT
« Il s’agit d’un amendement de repli, dont j’ai déjà exposé la motivation lors de la discussion liminaire : de nombreux avocats ne couvrent pas leurs frais avec l’aide juridictionnelle. »
M. Jérémie Iordanoff ECOS
« Il y a un consensus pour dire que, quelle que soit la situation dans les pays voisins, l’aide juridictionnelle doit être augmentée. Or l’augmentation proposée ne tient même pas compte de l’inflation. […] Cet amendement, très raisonnable dans les moyens qu’il met en œuvre, me semble un minimum. »

Pour aller plus loin

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