Amendement de M. Vannier (LFI-NUPES) · art. 35

67 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 23 voix non atteint. 1 abstention.
Majoritaire
Participation 8 %

Amendement n° II-1120 · ART. 35, déposé par M. Vannier LFI-NUPES +74 cosignataires.

L'essentiel : Cet amendement de repli voulait créer un fonds de 100 millions d’euros pour aider les petites communes rurales et ultramarines à financer le transport scolaire, en prélevant cette somme sur l’enseignement privé.

Texte exact de l'amendement

Amendement de crédits. Mouvements par programme : Enseignement privé du premier et du second degrés : -100 000 000 € ; Fonds de soutien aux collectivités pour maintenir le transport scolaire : +100 000 000 €. Solde net pour la mission : 0 €.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Par cet amendement de repli, nous proposons de créer un fonds de soutien aux petites communes des territoires ruraux et ultramarins afin de les aider à financer les coûts supplémentaires qui pèsent sur le transport scolaire en raison de l’augmentation des coûts de l’énergie et des difficultés de recrutement des chauffeurs. Le prix de l’essence a augmenté de 21 % de plus qu’en 2021 et se vend 5,6 % plus cher que l’an dernier. Dans ces conditions, les collectivités locales doivent assumer des coûts en augmentation pour assurer le service public de transport scolaire. Les petites communes des territoires ruraux et ultramarins sont à la fois celles dans lesquelles le service public de transport est le plus indispensable et pour lesquelles les augmentations de coûts sont les plus difficiles à aborder. Selon l’union des transports publics, il manquait en France environ 8 000 chauffeurs pour les bus et les cars scolaires à la rentrée 2022. Ce chiffre ne s’est pas amélioré depuis. Pire, il a empiré. A la rentrée scolaire 2023, un élu prend lui-même le volant pour assurer le service. Les collectivités territoriales doivent pouvoir augmenter les rémunérations de leurs chauffeurs afin d’en faciliter le recrutement et soutenir les élus qui disent se sentir seuls face à cette situation. Pour assurer le maintien du transport scolaire, qui rend possible la scolarisation de tous les enfants q…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 27 septembre 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 12 décembre 2023 1re lecture Sénat Modifié
  3. 12 décembre 2023 Commission mixte paritaire Accord
  4. 18 décembre 2023 Nouvelle lecture Assemblée Adopté
  5. 19 décembre 2023 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  6. 21 décembre 2023 Lecture définitive Assemblée Adopté
  7. 28 décembre 2023 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances ajoute des bornes intermédiaires au barème de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, en distinguant les revenus supérieurs à 500 000 euros et inférieurs ou égaux à 750 000 euros, puis ceux dépassant 1 000 000 d'euros. Il élargit les risques couverts par la provision prévue à l'article 39 quinquies G du code général des impôts, en y ajoutant notamment les risques spatiaux et les risques liés aux attentats ou au terrorisme. Il abroge les I et I bis de l'article 125-0 A du même code ainsi que le 9° bis de son article 157. Il demande également au Comité consultatif du secteur financier de remettre au Parlement, avant le 31 décembre 2025, une évaluation des produits d'épargne disponibles pour les mineurs. Le texte est dépourvu d'exposé des motifs et l'extrait disponible ne porte que sur quelques articles, plusieurs autres étant déjà adoptés dans les mêmes termes par les deux assemblées.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC21LIOT51DEM170RE30HOR62LR88RN4NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale900
Gauche démocrate et républicaine - NUPES000
Écologiste - NUPES300
Socialistes et apparentés100
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires001
Démocrate (MoDem et Indépendants)040
Renaissance0200
Horizons et apparentés030
Les Républicains100
Rassemblement National030
Non inscrit000

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 1120 en séance (Projet de loi de finances pour 2024), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Sarah Legrain LFI
« Cet amendement de repli tend à créer un fonds de soutien pour aider les petites communes des territoires ruraux et ultramarins à faire face à l’augmentation du coût du transport scolaire. En effet, l’inflation a entraîné une augmentation du prix de l’essence qui a pu atteindre 21 % par rapport à 2021. »
M. Alexandre Portier LR
« Je soutiens cet amendement : non seulement l’inflation a augmenté le coût du transport scolaire à leur charge, mais les fermetures de classes ont en outre obligé les petites communes à organiser davantage de transports scolaires. Pour les petites communes, c’est donc la double peine. »
M. Jean-René Cazeneuve (rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Cet amendement dénote une profonde méconnaissance du fonctionnement des collectivités territoriales, très attachées à la libre administration et à leur autonomie financière. »
M. Jean-René Cazeneuve (rapporteur général)
« Chaque fois que vous proposez de faire supporter à l’État des dépenses qui relèvent des compétences des collectivités territoriales, vous procédez en réalité à une recentralisation à laquelle elles sont opposées. […] En outre, ces dépenses viennent aggraver le déficit de l’État, et donc augmenter les intérêts de la dette qui lui permet de se financer, alors que les collectivités territoriales ont de la trésorerie et une capacité d’autofinancement positive. Respectez les compétences des collectivités territoriales ! »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue