Amendement de Mme Colombier (RN) · art. 35

68 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 75 voix non atteint. 7 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 27 %

Amendement n° II-2706 · ART. 35, déposé par Mme Colombier RN +87 cosignataires.

L'essentiel : Mme Colombier entendait affecter 20 millions d’euros au soutien de la défense pour accélérer le recrutement au Service de santé des armées et rendre ses rémunérations plus attractives face au secteur médical civil.

Texte exact de l'amendement

Amendement de crédits. Mouvements par programme : Environnement et prospective de la politique de défense : -20 000 000 € ; Soutien de la politique de la défense : +20 000 000 €. Solde net pour la mission : 0 €.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le présent amendement vise à accélérer la remontée en puissance des effectifs du Service de Santé des Armées. Si la LPM prévoit une augmentation de 460 ETP d’ici 2030, le niveau des années 2015‑2016 est loin d’être atteint alors que le SSA a subi une dizaine d’année d’arbitrages budgétaires en sa défaveur. Pourtant, tant le rapport de la Cour des comptes de juin 2023 que le rapport d’information du Sénat N° 936 alertent sur la pénurie de ressources humaines qui pourraient coûter cher dans l’hypothèse d’un conflit de haute intensité dans lequel la France serait engagée, d’autant que, comme les autres services des Armées, le SSA subit le manque d’attractivité et de fidélisation. Aussi, même si la LPM 2024‑2030 vise le recrutement de 460 ETP à l’horizon 2030, il est nécessaire d’accélérer le recrutement et d’accroître l’attractivité du SSA. Aussi, il convient de renflouer l’enveloppe consacrée aux ressources humaines du SSA (titre 2 du programme 212 « Soutien de la politique de La Défense »). Cette augmentation vise tant à retrouver un niveau d’effectifs semblables à celui de 2016 qu’à offrir, par la politique de la rémunération une concurrence sérieuse au secteur médial civil qui attire bien souvent les vocations. Aussi, pour des besoins de recevabilité, cet amendement vise à abonder de 20 Millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, dont 20 Millions…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 27 septembre 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 12 décembre 2023 1re lecture Sénat Modifié
  3. 12 décembre 2023 Commission mixte paritaire Accord
  4. 18 décembre 2023 Nouvelle lecture Assemblée Adopté
  5. 19 décembre 2023 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  6. 21 décembre 2023 Lecture définitive Assemblée Adopté
  7. 28 décembre 2023 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances ajoute des bornes intermédiaires au barème de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, en distinguant les revenus supérieurs à 500 000 euros et inférieurs ou égaux à 750 000 euros, puis ceux dépassant 1 000 000 d'euros. Il élargit les risques couverts par la provision prévue à l'article 39 quinquies G du code général des impôts, en y ajoutant notamment les risques spatiaux et les risques liés aux attentats ou au terrorisme. Il abroge les I et I bis de l'article 125-0 A du même code ainsi que le 9° bis de son article 157. Il demande également au Comité consultatif du secteur financier de remettre au Parlement, avant le 31 décembre 2025, une évaluation des produits d'épargne disponibles pour les mineurs. Le texte est dépourvu d'exposé des motifs et l'extrait disponible ne porte que sur quelques articles, plusieurs autres étant déjà adoptés dans les mêmes termes par les deux assemblées.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC21LIOT51DEM170RE30HOR62LR88RN4NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale002
Gauche démocrate et républicaine - NUPES020
Écologiste - NUPES030
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)000
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires011
Démocrate (MoDem et Indépendants)0150
Renaissance0600
Horizons et apparentés070
Les Républicains0174
Rassemblement National4300
Non inscrit000
Mises au point de vote 2

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 2706 en séance (Projet de loi de finances pour 2024), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Caroline Colombier RN
« Même si le budget prévoit une augmentation de 460 équivalents temps plein (ETP) pour le service de santé des armées, le niveau des années 2015-2016 est loin d’être atteint alors que ce service a subi jusqu’à présent des arbitrages budgétaires en sa défaveur. Il est nécessaire d’accélérer le recrutement et d’accroître l’attractivité du SSA. L’amendement vise donc à augmenter les crédits alloués aux personnels du SSA afin de retrouver les effectifs de 2016, mais également d’offrir de meilleures rémunérations. Cela mettrait un terme à toute concurrence avec le secteur médical civil qui, malheureusement, attire bien souvent plus de vocations. »
M. Emeric Salmon (rapporteur spécial)
« Cet amendement a été rejeté par la commission des finances mais, à titre personnel, je suis favorable à l’idée d’augmenter les ressources du SSA. Durant la précédente LPM, le service de santé des armées a perdu 8 % de ses effectifs, soit 1 600 personnes. La remontée est trop lente, alors que le SSA joue un rôle essentiel. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de finances pour 2024), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Christophe Plassard (rapporteur spécial de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« L’année 2024 sera la première année d’application de la loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2024 à 2030. Les crédits de paiement (CP) de la mission Défense s’élèveront à 56,8 milliards d’euros – 47,2 milliards hors pensions. »
M. Emeric Salmon (rapporteur spécial de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Les crédits prévus par le projet de loi de finances (PLF) pour 2024 pour la mission Défense sont conformes à la trajectoire fixée par la loi de programmation militaire pour les années 2024 à 2030 que nous avons adoptée en juillet dernier. »
M. Bryan Masson (rapporteur spécial de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« En préambule et au nom de la représentation nationale dans son ensemble, j’aurai une pensée pour Léon Gautier, qui nous a quittés le 3 juillet dernier, à la veille de son 101 e anniversaire. »
M. Alexis Jolly (rapporteur pour avis de la commission des affaires étrangères)
« Le monde traverse sa période la plus troublée depuis la fin de la guerre froide. Les tensions entre les grands blocs d’influence sont vives, les conflits régionaux entre nations renaissent et la fin de l’histoire, promise, est finalement remise à plus tard. »
M. Yannick Chenevard (rapporteur pour avis de la commission de la défense nationale et des forces armées)
« En 1411, l’amiral chinois Zheng He commande 28 000 marins : il navigue à bord d’un navire cinq fois plus gros que la caravelle de Christophe Colomb, construite quelques décennies plus tard. En 1434, la Chine interdit la navigation hauturière, brûle tous ses vaisseaux et se replie sur elle-même. »
Mme Valérie Bazin-Malgras (rapporteure pour avis de la commission de la défense nationale et des forces armées)
« Alors que l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre est devenu le 1 er janvier 2023 l’Office national des combattants et victimes de guerre (ONACVG), notre degré d’ambition et d’exigence envers ceux à qui nous devons tout doit rester inchangé. »
M. Fabien Roussel GDR
« Personne ne peut s’affranchir du contexte international qui entoure l’examen du budget de la défense pour 2024. La guerre en Ukraine, la guerre en Palestine et en Israël, les tensions au Sahel, la compétition dans la zone indo-pacifique nous obligent à adopter la plus grande vigilance et surtout à m… »
Mme Geneviève Darrieussecq DEM
« Sans surprise, je salue, au nom du groupe Démocrate, le budget pour 2024, dans lequel, à nouveau, les engagements sont tenus – et ce n’est pas rien. Le budget de la défense, qui s’élevait à 32,6 milliards d’euros en 2017, atteint, en 2024, 47,2 milliards, soit pratiquement 15 milliards de plus ! »

Pour aller plus loin

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