Amendement de M. Lachaud (FI) · art. 35

74 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 94 voix non atteint. 4 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 33 %

Amendement n° II-4015 · ART. 35, déposé par M. Lachaud LFI-NUPES +74 cosignataires.

L'essentiel : Les députés du groupe LFI-NUPES proposaient de transférer 230 millions d’euros vers un nouveau programme dédié aux contributions de la France à l’OTAN, pour rendre cette dépense plus lisible dans le budget, selon eux.

Texte exact de l'amendement

Amendement de crédits. Mouvements par programme : Préparation et emploi des forces : -230 000 000 € ; Contributions internationales - OTAN : +230 000 000 €. Solde net pour la mission : 0 €.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Par cet amendement, les députés du groupe LFI-NUPES souhaitent créer un programme « Contributions internationales – OTAN », similaire à l’action 105.04 du programme « Action extérieure de l’État », en ponctionnant 180 000 000 € en AE et CP à l’action 178.01 « Planification des moyens et conduite des opérations » et 50 000 000 € en AE et CP à l’action 178.06 « Surcoût lié aux opérations extérieures » du programme 178 « Préparation et emploi des forces ». Le rapport de la Cour des comptes sur « La participation française à l’OTAN : une contribution croissante » relève que « la seule analyse des documents budgétaires publiés ne permet pas de comprendre en détail l’évolution de la contribution du ministère des Armées aux budgets de l’OTAN, car les dépenses sont présentées au titre de plusieurs actions sans être détaillées ». Il constate également que « cette situation contraste avec celle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères qui regroupe sa contribution au sein d’une seule action du programme 105 et présente un niveau de détail permettant de suivre son évolution ». À ce titre, il recommande d’ « améliorer l’information budgétaire sur la contribution financière du ministère des armées au budget de l’OTAN, en détaillant les éléments constituant la contribution et en présentant son évolution prévisible ». Le financement de l’OTAN par le ministère des Armées apparait en…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 27 septembre 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 12 décembre 2023 1re lecture Sénat Modifié
  3. 12 décembre 2023 Commission mixte paritaire Accord
  4. 18 décembre 2023 Nouvelle lecture Assemblée Adopté
  5. 19 décembre 2023 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  6. 21 décembre 2023 Lecture définitive Assemblée Adopté
  7. 28 décembre 2023 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances ajoute des bornes intermédiaires au barème de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, en distinguant les revenus supérieurs à 500 000 euros et inférieurs ou égaux à 750 000 euros, puis ceux dépassant 1 000 000 d'euros. Il élargit les risques couverts par la provision prévue à l'article 39 quinquies G du code général des impôts, en y ajoutant notamment les risques spatiaux et les risques liés aux attentats ou au terrorisme. Il abroge les I et I bis de l'article 125-0 A du même code ainsi que le 9° bis de son article 157. Il demande également au Comité consultatif du secteur financier de remettre au Parlement, avant le 31 décembre 2025, une évaluation des produits d'épargne disponibles pour les mineurs. Le texte est dépourvu d'exposé des motifs et l'extrait disponible ne porte que sur quelques articles, plusieurs autres étant déjà adoptés dans les mêmes termes par les deux assemblées.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC21LIOT51DEM170RE30HOR62LR88RN4NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale3200
Gauche démocrate et républicaine - NUPES200
Écologiste - NUPES400
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)700
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires102
Démocrate (MoDem et Indépendants)0130
Renaissance0580
Horizons et apparentés090
Les Républicains0192
Rassemblement National0420
Non inscrit000

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 4015 en séance (Projet de loi de finances pour 2024), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Bastien Lachaud (rapporteur pour avis)
« Cet amendement devrait faire l’unanimité au sein de cette assemblée :… […] …son adoption n’entraînerait aucune dépense. Dans un rapport sur la participation de la France à l’Otan, la Cour des comptes s’étonne de la difficulté d’établir le montant de notre contribution. Je propose donc d’accroître la sincérité du budget en créant une nouvelle ligne budgétaire ad hoc , « Otan – contributions internationales ». Aujourd’hui, les sommes en jeu avoisinent les 230 millions. Elles pourraient atteindre 830 millions en 2030. Ce n’est pas neutre. Les principes de bonne gestion budgétaire exigent de présenter clairement ce que nous coûte l’Alliance atlantique. »
M. Christophe Plassard (rapporteur spécial)
« Vous parlez d’un manque de transparence et d’information. Dans l’exposé des motifs de votre amendement, vous citez le rapport de la Cour des comptes sur la participation française à l’Otan : les rapporteurs y relèvent que « la seule analyse des documents budgétaires publiés ne permet pas de comprendre en détail l’évolution de la contribution du ministère des armées aux budgets de l’Otan, car les dépenses sont présentées au titre de plusieurs actions sans être détaillées ». »
M. Sébastien Lecornu (ministre)
« Le député Lachaud a raison sur un point : il faut faire preuve de transparence. Il ne doit pas y avoir de crédits cachés dans les contributions françaises au sein de l’Alliance atlantique et des autres organisations multilatérales dont la France est membre. En l’occurrence, s’agissant de l’Otan, c’est le budget du ministère des armées qui est sollicité. Je précise donc, pour le Journal officiel et la mémoire des débats, que la contribution de la France à l’Otan en 2024 atteindra 158 millions, s’agissant du budget de fonctionnement, et 144 millions pour ce qui est du budget d’investissement. »
M. Jean-Louis Thiériot LR
« Nous assistons ce soir à un miracle : la France insoumise s’intéresse aux comptes, à la bonne gestion et veut savoir où va l’argent des Français. C’est évidemment crucial, et nous croyons à la conversion ! Mais quand il s’agit de l’Otan, mesurons-nous ce qu’une telle alliance nous fait économiser ? Nous nous réjouissons de ce rapport, qui sera évidemment très intéressant – mais il faudra prendre en considération ce que l’Otan nous permet d’accomplir. […] Si nous ne faisions pas partie de l’Alliance atlantique, ce n’est pas 2 % de notre PIB que nous devrions consacrer à la défense, mais 3 ou 4 % : heureusement que nous ne sommes pas seuls ! »
M. Aurélien Saintoul LFI
« Je vous remercie, monsieur le ministre, de reconnaître que nous avons besoin de transparence – mais vous ne prenez pas l’engagement d’indiquer clairement la part de la contribution française à l’Otan dans les documents budgétaires. Si vous nous proposez une autre solution que la création d’une ligne budgétaire, nous retirerons de bonne grâce cet amendement. Mais affirmer que nous ne disposerons d’informations complètes et transparentes que ponctuellement, en amont des élections européennes, ce n’est pas suffisant. »
M. Sébastien Lecornu (ministre des armées)
« Monsieur Saintoul, je croyais que cela figurait dans les bleus budgétaires. Si cela n’était pas suffisamment clair jusqu’à présent, je m’engage à ce que cela le devienne dans les différents documents transmis au Parlement. (M. Bastien Lachaud, rapporteur pour avis, s’exclame.) Monsieur Lachaud, les engagements que j’ai pris pendant l’examen de la LPM ont tous été respectés. Monsieur Saintoul, vous avez l’œil moqueur, mais je prends cet engagement-là ! Pourquoi créer dans le budget un programme spécifique ? On pourrait tout aussi bien consacrer un programme aux crédits du service de santé des armées, un autre au groupe aéronaval ! »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 10 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de finances pour 2024), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Christophe Plassard (rapporteur spécial de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« L’année 2024 sera la première année d’application de la loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2024 à 2030. Les crédits de paiement (CP) de la mission Défense s’élèveront à 56,8 milliards d’euros – 47,2 milliards hors pensions. »
M. Emeric Salmon (rapporteur spécial de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Les crédits prévus par le projet de loi de finances (PLF) pour 2024 pour la mission Défense sont conformes à la trajectoire fixée par la loi de programmation militaire pour les années 2024 à 2030 que nous avons adoptée en juillet dernier. »
M. Bryan Masson (rapporteur spécial de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« En préambule et au nom de la représentation nationale dans son ensemble, j’aurai une pensée pour Léon Gautier, qui nous a quittés le 3 juillet dernier, à la veille de son 101 e anniversaire. »
M. Alexis Jolly (rapporteur pour avis de la commission des affaires étrangères)
« Le monde traverse sa période la plus troublée depuis la fin de la guerre froide. Les tensions entre les grands blocs d’influence sont vives, les conflits régionaux entre nations renaissent et la fin de l’histoire, promise, est finalement remise à plus tard. »
M. Bastien Lachaud (rapporteur pour avis de la commission de la défense nationale et des forces armées)
« Plus de 1 000 hommes ont été déployés pour renforcer le flanc est de l’Otan, en Roumanie pour la mission Aigle et en Estonie pour la mission Lynx. Quand le Parlement en a-t-il été informé officiellement ? Quand le Parlement a-t-il autorisé ces interventions au-delà de quatre mois ? Jamais ! »
M. Yannick Chenevard (rapporteur pour avis de la commission de la défense nationale et des forces armées)
« En 1411, l’amiral chinois Zheng He commande 28 000 marins : il navigue à bord d’un navire cinq fois plus gros que la caravelle de Christophe Colomb, construite quelques décennies plus tard. En 1434, la Chine interdit la navigation hauturière, brûle tous ses vaisseaux et se replie sur elle-même. »
Mme Valérie Bazin-Malgras (rapporteure pour avis de la commission de la défense nationale et des forces armées)
« Alors que l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre est devenu le 1 er janvier 2023 l’Office national des combattants et victimes de guerre (ONACVG), notre degré d’ambition et d’exigence envers ceux à qui nous devons tout doit rester inchangé. »
M. Fabien Roussel GDR
« Personne ne peut s’affranchir du contexte international qui entoure l’examen du budget de la défense pour 2024. La guerre en Ukraine, la guerre en Palestine et en Israël, les tensions au Sahel, la compétition dans la zone indo-pacifique nous obligent à adopter la plus grande vigilance et surtout à m… »
Mme Geneviève Darrieussecq DEM
« Sans surprise, je salue, au nom du groupe Démocrate, le budget pour 2024, dans lequel, à nouveau, les engagements sont tenus – et ce n’est pas rien. Le budget de la défense, qui s’élevait à 32,6 milliards d’euros en 2017, atteint, en 2024, 47,2 milliards, soit pratiquement 15 milliards de plus ! »
Mme Anna Pic SOC
« La Cour des comptes l’a dit : un plan massif de rénovation des hôpitaux militaires est nécessaire. Pour le financer, l’amendement n o 3856 déposé par le groupe Socialistes reprend – cela ne vous aura pas échappé – un amendement adopté la semaine dernière en commission de la défense, puis en commissi… »

Pour aller plus loin

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