Sous-amendement de Mme Rilhac · art. unique

scrutin public ordinaire Europe / affaires étrangères
54 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 65 voix franchi. 2 abstentions.
Très serré
Participation 23 %

Sous-amendement n° 44 · ART. UNIQUE, déposé par Mme Rilhac.

L'essentiel : Ce sous-amendement retire de cet appel la conditionnalité d’accès aux programmes spatiaux européens et lui substitue un simple rappel des enjeux de durabilité et d’impact environnemental des activités spatiales.

Texte exact de l'amendement

I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots : « obligation d’ ». II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, substituer aux mots : « et à conditionner la participation d’acteurs intra-européens et extra-européens aux programmes spatiaux de l’Union européenne à son respect » les mots : « afin d’apporter une réponse efficace aux enjeux de durabilité et d’impact environnemental des activités spatiales ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Ce sous-amendement propose de remplacer la conditionnalité de participation aux programmes spatiaux de l’Union européenne par un rappel des enjeux de durabilité. Il semble en effet peu adapté d’instaurer une conditionnalité d’accès aux programmes en fonction du respect de la future réglementation pour plusieurs raisons. Premièrement, les solutions développées pour le compte de l’Union européenne respecteront de facto sa règlementation, puisque ces satellites seront immatriculés au sein de l’Union. Deuxièmement, cela veut dire que l’on priverait potentiellement nos programmes d’entreprises extra-européennes pour qui les règles sont différentes si elles n’adressent pas le marché européen. Lorsque l’on connait le niveau de coopération entre les acteurs que ce soit privé ou public, notamment avec des pays comme les États-Unis, cette obligation semble faire porter un risque trop important et aléatoire sur nos programmes. Aussi, le présent sous-amendement propose de remplacer cette partie de l’alinéa pour rappeler les enjeux de durabilité et d’impact des activités spatiales en appelant à généraliser l’analyse du cycle de vie des objets.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 5 décembre 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 5 mars 2024 Assemblée Adopté

Le texte

Ce scrutin porte sur un amendement, un article isolé ou un point de procédure. Le résumé d'enjeu d'ensemble n'est pas encore disponible pour ce texte.

Voir le dossier législatif ↗ pour le contexte.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR22EcoS31SOC22LIOT50DEM169RE30HOR62LRdivisé88RN6NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0210
Gauche démocrate et républicaine - NUPES020
Écologiste - NUPES020
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)500
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires120
Démocrate (MoDem et Indépendants)600
Renaissance5100
Horizons et apparentés700
Les Républicains022
Rassemblement National0290
Non inscrit100

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 44 en séance (Loi européenne sur l’espace), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Cécile Rilhac (rapporteure)
« Il s’agit de substituer à la condition mise à la participation aux programmes spatiaux de l’Union européenne un rappel des enjeux liés à la durabilité. Il semble en effet peu adapté d’instaurer une condition d’accès aux programmes en fonction du respect de la future réglementation, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, les solutions développées pour le compte de l’Union européenne respecteront de facto sa réglementation puisque ces satellites seront immatriculés au sein de l’Union. Deuxièmement, cela veut dire que l’on priverait potentiellement nos programmes d’entreprises extra-européennes pour lesquelles les règles sont différentes si elles ne s’adressent pas au marché européen. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 11 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Loi européenne sur l’espace), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Cécile Rilhac (rapporteure de la commission des affaires économiques et de la commission des affaires européennes)
« Pour la première fois sous la seizième législature, nous abordons la question de l’espace et de ses enjeux. La proposition de résolution européenne qui vous est soumise offre l’occasion d’exprimer la voix de la France auprès de l’Union européenne en vue de faire avancer les négociations et d’aboutir… »
Mme Chrysoula Zacharopoulou (secrétaire d’État chargée du développement et des partenariats internationaux)
« L’espace est devenu crucial pour nos sociétés, nos concitoyens et nos économies. Il s’agit d’un lieu d’exploration, de communication, de coopération et de croissance, mais aussi, de plus en plus, de compétition. »
M. David Amiel RE
« Avant toute chose, je tiens à remercier Cécile Rilhac de nous avoir permis de débattre d’un sujet capital et trop rarement abordé par le Parlement. Nous n’avons plus le droit de fermer les yeux : concernant l’accès et l’usage de l’espace, les équilibres historiques sont en train de voler en éclats. »
M. Aurélien Lopez-Liguori RN
« « Tout est venu à l’Europe et tout en est venu. Ou presque tout », écrivait Paul Valéry. Il disait vrai : nous sommes les héritiers d’une histoire dont nous pouvons nous enorgueillir. »
M. Bastien Lachaud LFI
« L’espace devient accessible : des centaines de satellites artificiels sont mis en orbite chaque année. De façon paradoxale, il devient également invisible depuis la Terre. L’infini s’est rapproché, mais le fracas des hommes s’y propage. »
Mme Sylvie Bonnet LR
« La proposition de résolution européenne relative à l’adoption d’une loi européenne sur l’espace vise à encourager l’Union européenne à se doter d’un cadre juridique afin de réglementer les activités spatiales de manière cohérente entre les États membres. »
Mme Louise Morel DEM
« Une astronaute américaine, Christa McAuliffe, a déclaré : « L’espace est pour tout le monde. Il n’est pas réservé à quelques personnes en sciences ou en mathématiques, ou à un groupe restreint d’astronautes. C’est notre nouvelle frontière et c’est l’affaire de tous de connaître l’espace. »
Mme Isabelle Santiago SOC
« En 2023, l’Agence spatiale européenne recensait près de 36 500 objets spatiaux de plus de 10 centimètres en orbite, dont 17 000 satellites mis en orbite depuis les années soixante. »
Mme Félicie Gérard HOR
« La proposition de résolution part d’un constat : l’Europe est une grande puissance spatiale. Elle l’a prouvé à de nombreuses reprises, avec le succès du programme de lanceurs européens Ariane, les satellites du système de positionnement Galileo ou encore le programme d’observation de la Terre Copern… »
M. Jean-Paul Lecoq GDR
« La présente proposition de résolution européenne est une initiative bienvenue. Dans un contexte marqué par le retard d’Ariane 6, les problèmes rencontrés par le lanceur Vega et la fin des lancements de Soyouz au centre spatial guyanais (CSG) de Kourou, l’Europe spatiale est à la croisée des chemins.… »
M. David Taupiac LIOT
« La France est le champion européen du spatial. Une partie importante des emplois, des chercheurs et des entreprises du secteur spatial de l’Union européenne sont en effet français, ce dont nous nous réjouissons. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue