Amendement de M. Martineau (DEM) · après art. 1er

53 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 57 voix non atteint. 7 abstentions.
Disputé
Participation 21 %

Amendement n° 63 · APRÈS ART. PREMIER, déposé par M. Martineau DEM.

L'essentiel : Cet amendement voulait que l’application des prix planchers fixés par une filière agricole soit définie dans le cadre des accords interprofessionnels de cette filière.

Texte exact de l'amendement

L’article L. 632‑2‑1 du code rural et de la pêche maritime est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Lorsqu’une filière membre d’une interprofession détermine un prix minimal d’achat des produits agricoles lors de conférence de filière conformément à l’article L. 631‑27‑1 du présent code, l’application de ce prix doit être définie dans le cadre d’accords interprofessionnels. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le présent amendement entend demander à ce que l'application des prix planchers soit définie dans les accords interprofessionnels de la filière.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 20 février 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 4 avril 2024 1re lecture Assemblée Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte propose de créer un fonds dédié à la transition agroécologique des exploitations agricoles, de modifier le code rural pour intégrer un médiateur des relations commerciales, et d’introduire une contribution supplémentaire de 10 % sur les bénéfices de certaines industries agroalimentaires. Il vise à améliorer les revenus des agriculteurs, en réponse à une situation où une part significative d’entre eux vit sous le seuil de pauvreté et où le revenu net de la branche agricole a connu une baisse notable sur plusieurs décennies. Les mesures concrètes incluent également des actions pour stabiliser les revenus agricoles et soutenir la transition vers des pratiques agricoles durables.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR21EcoS31SOC22LIOT50DEM169RE31HOR61LR88RN7NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0320
Gauche démocrate et républicaine - NUPES050
Écologiste - NUPES0181
Socialistes et apparentés060
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires100
Démocrate (MoDem et Indépendants)1100
Renaissance3310
Horizons et apparentés300
Les Républicains000
Rassemblement National006
Non inscrit110

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 63 en séance (Garantir un revenu digne aux agriculteurs et accompagner la transition agricole), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Éric Martineau DEM
« Je veux rassurer certains : c’est le dernier amendement que je soutiendrai. Il vise à renvoyer à des accords interprofessionnels la négociation des prix planchers. Je tiens à remercier Mme la rapporteure de nous avoir permis de débattre de cette question. Je regrette toutefois que cette proposition de loi n’offre pas à elle seule la solution, mais je suis persuadé qu’avec les collègues attachés à cet enjeu nous pourrons, dans le futur, parvenir à des avancées. C’est un agriculteur qui s’exprime ici, et il tient à vous dire que les agriculteurs sont très sensibles aux enjeux écologiques. »
Mme Marie Pochon (rapporteure)
« Monsieur Martineau, vous n’avez pas vraiment défendu votre amendement, mais je dois vous indiquer que, comme la conférence publique de filière réunit déjà les différentes professions qui s’y rattachent, il serait superfétatoire de prévoir dans un cadre différent une réunion des mêmes acteurs portant sur le même sujet. Avis défavorable. »
Mme Agnès Pannier-Runacher (ministre déléguée)
« Votre amendement vise à confier aux organisations interprofessionnelles l’application du prix minimal défini par les conférences publiques de filière. Ce faisant, il montre à nouveau l’absence de cohérence entre, d’une part, le droit en vigueur, qui donne un rôle prépondérant aux organisations interprofessionnelles, notamment dans l’élaboration d’indicateurs de coûts de production, de contrats-types, éventuellement étendus à l’ensemble de la filière concernée, et, d’autre part, le dispositif de fixation des prix minimaux sous l’égide de la conférence publique de filière, adopté à l’article 1 er . […] Demande de retrait ou, à défaut, avis défavorable. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Garantir un revenu digne aux agriculteurs et accompagner la transition agricole), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Grégoire de Fournas RN
« Je serai bref – nous ne voulons pas entraver l’examen de ce texte. L’amendement n o 20 vise à préciser la notion de « prix abusivement bas » car, en introduisant dans le code de commerce l’adverbe « notamment », la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentai… »
Mme Marie Pochon (rapporteure de la commission des affaires économiques)
« Ces amendements ne sont pas opérationnels. Comme nous vous l’avons indiqué lors des débats en commission, vous ne justifiez pas du choix d’un taux de marge de 10 % pour définir le prix de cession abusivement bas. »
Mme Agnès Pannier-Runacher (ministre déléguée à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire)
« Je partage l’avis de Mme la rapporteure. Ces amendements ne sont pas opérationnels. En ce qui concerne les indicateurs de référence, je rappelle qu’ils doivent être publiés dans les filières soumises à la loi Egalim 1 ; or toutes ne l’ont pas souhaité. »
M. Charles Sitzenstuhl RE
« Nous sommes opposés à ces amendements – ce qui ne vous étonnera pas. Si je comprends l’objectif de l’amendement n o 20, qui est louable, il soulève de nombreuses questions techniques : ce dispositif répond-il aux besoins et aux attentes des agriculteurs – disposer d’un meilleur revenu ? »
M. Dominique Potier SOC
« Nous n’aurions sans doute pas rédigé cet amendement de la même manière que notre collègue Marie Pochon, mais je veux en défendre l’esprit, à défaut de la lettre. »
M. Éric Martineau DEM
« Je veux rassurer certains : c’est le dernier amendement que je soutiendrai. Il vise à renvoyer à des accords interprofessionnels la négociation des prix planchers. Je tiens à remercier Mme la rapporteure de nous avoir permis de débattre de cette question. »
Mme Manon Meunier LFI
« En novembre dernier, lors de la niche du groupe LFI-NUPES, le Gouvernement s’est opposé à l’instauration de prix planchers que nous avions proposée dans l’un de nos textes. »
M. Marcellin Nadeau GDR
« J’espère que ma question ne sera pas mise à profit par la ministre et les membres de la majorité pour jouer la montre. Elle concerne les outre-mer, dont nous avons peu parlé jusqu’à présent. »
M. David Taupiac LIOT
« Le rappel au règlement se fera après. Tout d’abord, je voudrais remercier le groupe Écologistes, en particulier Marie Pochon, pour avoir lancé ce débat sur les prix planchers et donc sur le revenu des agriculteurs, débat qui est pleinement d’actualité. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue