L'essentiel

Amendement n° I-2448, APRÈS ART. 3, déposé par M. Bex LFI-NFP et 70 cosignataires

Le plan d’épargne « avenir climat » aurait perdu ses avantages fiscaux, ses plus-values devenant imposables comme les autres, le groupe LFI y voyant au mieux un affichage, au pire un cadeau fiscal aux plus aisés.

Texte exact de l'amendement

I. – Le code général des impôts est ainsi modifié : 1° Le I du 4 ter de l’article 150‑0 A est abrogé ; 2° Le 24° de l’article 157 est abrogé. II. – Les plus-values réalisées dans le cadre du plan d’épargne avenir climat sont soumises à l’impôt sur le revenu selon les règles classiques de taxation des plus-values mobilières.

Exposé des motifs

Par cet amendement, le groupe LFI - NFP propose de supprimer les avantages fiscaux du plan d'épargne Avenir Climat, prévu dans le projet de loi Industrie Verte et mit en oeuvre par le PLF 2024. Celui-ci visait à financer des projets liés à la transition écologique, notamment dans des secteurs comme l'hydrogène décarboné ou l'énergie renouvelable. Cependant, lors des débats sur la loi Industrie Verte, notre groupe parlementaire avait exprimé d'importantes réserves sur le Plan d'Epargne Avenir Climat, qui apparaît au mieux comme un artifice de communication que nous ne pouvons cautionner à l'heure de l'urgence climatique et environnementale, et au pire comme un nouveau cadeau fiscal aux plus riches. - Cibler l’épargne des mineurs restreint le montant des encours mobilisables du fait de la faible capacité d’épargne de cette catégorie d’âge de la population ; - Il n'existe aucune garantie sur la bonne allocation des encours au profit de la transition écologique, en particulier sur le fait que l’argent épargné au nom de “l’avenir climat” ne finance ou non des entreprises qui développent de nouvelles capacités de production et de transport d’énergies fossiles ; - Subventionner et offrir des avantages fiscaux et sociaux à cette population présente le risque de provoquer un phénomène anti-redistributif de l’argent public dans la mesure où les souscripteurs de ce plan d’épargne seront…

Comment chaque groupe a voté

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GroupeRépartitionPour, contre, abstention
46 pour, 0 contre, 0 abst.
3 pour, 0 contre, 0 abst.
21 pour, 0 contre, 0 abst.
37 pour, 0 contre, 0 abst.
0 pour, 2 contre, 0 abst.
0 pour, 11 contre, 0 abst.
0 pour, 24 contre, 0 abst.
0 pour, 4 contre, 0 abst.
0 pour, 7 contre, 0 abst.
0 pour, 4 contre, 0 abst.
0 pour, 66 contre, 0 abst.
0 pour, 0 contre, 1 abst.

Comprendre les votes

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte (L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances autorise la perception des ressources de l’État et des impositions affectées à d’autres personnes morales pendant l’année 2025. Il indexe le barème de l’impôt sur le revenu et porte de 6 674 euros à 6 807 euros le montant mentionné à l’article 196 B du code général des impôts. Il étend le champ des indemnités de rupture exonérées d’impôt sur le revenu et aménage, pour les contribuables non domiciliés en France, le calcul du taux applicable à leurs revenus mondiaux en tenant compte des prestations compensatoires. Il ouvre la réduction d’impôt majorée au titre des dons aux organismes sans but lucratif qui mènent des actions concrètes en faveur des victimes de violence domestique et leur proposent un accompagnement, et retient ces versements dans la limite de 1 000 euros à compter de l’imposition des revenus de l’année 2024. Il étend en outre cette réduction d’impôt aux dons et versements, y compris l’abandon exprès de revenus ou de produits, effectués par des contribuables non domiciliés en France, et complète les informations à déclarer pour le crédit d’impôt au titre des services à la personne.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 2448 en séance (Projet de loi de finances pour 2025), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Christophe Bex LFI
« Nous proposons de supprimer les avantages fiscaux du plan d’épargne avenir climat. D’abord, ce dispositif cible l’épargne des mineurs, ce qui limite les montants mobilisés. Par nature, la capacité d’épargne des jeunes est faible ; ce plan d’épargne ne peut donc pas répondre efficacement aux besoins de financement massif de la transition écologique, estimés à près de 80 milliards d’euros par an par M. Jean Pisani-Ferry et Mme Selma Mahfouz dans leur rapport de 2023. En outre, il n’existe aucune garantie que l’argent épargné finance exclusivement les projets verts. »
M. Charles de Courson (rapporteur général)
« N’allez pas trop vite ! Le ministre nous le confirmera sans doute, le plan d’épargne avenir climat n’est pas encore commercialisé. […] Ne taxons pas des plus-values qui n’existent pas ! (M. Mathieu Lefèvre s’exclame.) La commission n’a pas examiné cet amendement. Avis défavorable. »
M. Jean-René Cazeneuve EPR
« Cette disposition, votée l’an dernier, n’est toujours pas appliquée. Comment pouvez-vous nous dire, les yeux dans les yeux, que le dispositif n’est pas efficace ou que la cible n’est pas la bonne ? Franchement ! Soit vous mentez,… […] …soit vous êtes incompétent ! Comment tenir des propos aussi définitifs sur un dispositif qui n’est toujours pas entré en vigueur ? »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Pour aller plus loin

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