garantir une meilleure impartialité et indépendance des membres du Conseil constitutionnel

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 20 avril 2023. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Bertrand PancherLIOT · avec 13 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Projet ou proposition de loi constitutionnelle

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte modifie les règles de nomination des membres du Conseil constitutionnel afin de renforcer son impartialité et son indépendance. Il limite le nombre de membres ayant exercé un mandat politique ou une fonction exécutive nationale dans les dix années précédant leur nomination. Il précise également les conditions de nomination des membres, en veillant à ce que la majorité d’entre eux ne soit pas perçue comme étant à la fois juge et partie. Ces dispositions visent à améliorer la transparence et la crédibilité du Conseil dans l’exercice de son rôle de contrôle de la constitutionnalité des lois.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 20 avril 2023
Identifiant : PIONANR5L16B1107
Dossier législatif : DLR5L16N47630

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 20 avril 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Le rôle du Conseil constitutionnel a profondément évolué ces dernières décennies notamment avec l’instauration, dès 2010, suite à la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, des questions prioritaire s de constitutionnalité (QPC) qui donnent aux Sages un rôle de contrôle de la constitutionnalité des lois « a posteriori ». Dès lors, un tel rôle impose plus que jamais, aux yeux de nos concitoyens mais aussi des législateurs que nous sommes, dans u n souci de parfaite transparence démocratique, que la majorité des Sages, d’une part, ne puisse être soupçonnée d’être à la fois juge et partie, et d ’autre part nécessite qu’elle soit reconnue pour sa parfaite capacité d’exp ertise juridique. Ceci nous permettrait aussi de nous aligner sur ce qui se fait dans la majorité des démocraties. L’actualité récente, avec la décision du Conseil constitutionnel sur le Projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 portant réforme des retraites, profondément entachée par un soupçon chez nombre de nos concitoyens d’un manque d’indépendance du Conseil constitutionnel, nous semble devoir accélérer cette remise à plat nécessaire de la nomination des Sages. Cette proposition de loi constitutionnelle ambitionne dès lors d’instaurer les évolutions suivantes : – Les nominations des membres par le Président de la République seront soumises à l’approbation des commissions permanentes compétentes de chaque Assemblée par l’addition des suffrages exprim…

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er L’article 56 de la Constitution est ainsi modifié : 1° Le premier alinéa est ainsi modifié : a) L’avant-dernière phrase est remplacée par quatre phrase ainsi rédigées : « Les nominations effectuées par le Président de la République sont soumises à l’avis des commissions permanentes compétentes de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination que lorsque l’addition des votes positifs dans chaque commission représente la majorité des deux tiers des suffrages exprimés au sein des deux commissions. » b) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Le Président de chaque assemblée ne peut procéder à une nomination que lorsque les votes positifs dans la commission permanente compétente de l’Assemblée concernée représentent la majorité des deux tiers des suffrages exprimés. » ; 2° Le deuxième alinéa est supprimé ; 3° La première phrase du dernier alinéa est ainsi rédigée : « L e président est un membre du Conseil constitutionnel élu par ses pairs ».…
  • Article 2 L’article 57 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Parmi ses neufs membres, seuls trois sont autorisés à avoir exercé, durant les dix années précédant leur nomination, un mandat poli tique ou une fonction exécutive à l’échelle nationale. Les six autres membres sont nommés en regard de leurs qualifications juridiques. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin